{"id":2045,"date":"2007-02-11T00:00:00","date_gmt":"2007-02-10T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2045"},"modified":"2007-02-11T00:00:00","modified_gmt":"2007-02-10T22:00:00","slug":"2045","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/02\/11\/2045\/","title":{"rendered":"Pr\u00f6n Flav\u00fcrdik &#8211; Teaser n\u00b01"},"content":{"rendered":"<p>Un seul morceau de quarante minutes divis\u00e9 en sept parties ! Le chroniqueur de Progressia qui re\u00e7oit  dans sa bo\u00eete aux lettres un objet aussi peu commun que le premier CD autoproduit d\u2019un jeune groupe fran\u00e7ais r\u00e9pondant \u00e0 l\u2019\u00e9trange nom de Pr\u00f6n Flav\u00fcrdik et ne contenant pas la moindre information ni la moindre illustration peut r\u00e9agir de deux fa\u00e7ons radicalement diff\u00e9rentes : soit il se demande pourquoi c\u2019est lui qui a \u00e9t\u00e9 choisi pour faire conna\u00eetre au monde (progressif) cette formation, soit il prend cet envoi myst\u00e9rieux pour un signe du destin. En effet, un disque \u00e0 l\u2019emballage si sobre et au nom de groupe si \u00e9nigmatique ne peut que receler d\u2019int\u00e9ressantes d\u00e9couvertes. L\u2019effort d\u2019ouverture doit rester le souci premier de tout bon critique musical.  <\/p>\n<p>  Afin de bien faire comprendre au lecteur d\u00e9j\u00e0 piqu\u00e9 de curiosit\u00e9 de quoi retourne cette rondelle malicieuse, prenons les choses dans l\u2019ordre. Tout d\u2019abord, l\u2019objet lui-m\u00eame : un disque sans aucune indication gliss\u00e9 dans une pochette cartonn\u00e9e noire du plus bel effet  mais d\u00e9nu\u00e9e de toute information pourtant fort utile au chroniqueur comme le titre de l\u2019album, le nom des pistes, la composition du groupe et l\u2019\u00e9ventuel label charg\u00e9 de v\u00e9hiculer cet ovni. Que nenni ! Le n\u00e9ant intersid\u00e9ral. Le chroniqueur de Progressia ne baissant jamais les bras, il s\u2019agit de pouvoir tout de m\u00eame faire son travail avec rigueur et efficacit\u00e9 tout en veillant \u00e0 respecter les d\u00e9lais. Gr\u00e2ce \u00e0 Internet, Pr\u00f6n Flav\u00fcrdik sort de sa nappe de myst\u00e8re et le chroniqueur commence \u00e0 comprendre \u00e0 qui il a affaire et donc, \u00e0 qui, cher lecteur, vous aurez affaire si vous d\u00e9cidiez, vous aussi, de vous int\u00e9resser \u00e0 cet \u00e9trange olibrius musical.<\/p>\n<p>  Pr\u00f6n Flav\u00fcrdik est un groupe fran\u00e7ais, de Rouen plus pr\u00e9cis\u00e9ment, et qui existe depuis le printemps de l\u2019ann\u00e9e 2004. C\u2019est un trio compos\u00e9 d\u2019un batteur, d\u2019un guitariste et d\u2019un clavi\u00e9riste. Il se r\u00e9clame de formations connues comme King Crimson, Soft Machine, The Doors et Magma mais puise aussi ses influences dans de la mati\u00e8re beaucoup plus obscure et ardue (Steve Reich, John Zorne ou encore Boris). Un curriculum vitae qui laisse augurer des passages instrumentaux bien retors \u00e0 mille lieues de la musique aseptis\u00e9e et consensuelle que l\u2019on peut entendre malheureusement sur nos radios rock. Ce trio peut \u00e9galement \u00e9voluer en quintette si le c\u0153ur lui en dit en s\u2019offrant les services d\u2019un saxophone alto et d\u2019un  saxhorn. Sur le CD autoproduit qui nous a \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9, c\u2019est la formule en trio qui est d\u00e9ploy\u00e9e.<\/p>\n<p>  Finalement, le contenu est-il aussi iconoclaste que le sont le design du disque et le site internet du groupe ? Oui et non. Certes, la musique compl\u00e8tement instrumentale de Pr\u00f6n Flav\u00fcrdik ne s\u2019embarrasse pas de refrains ni de chorus sans pour autant emmener l\u2019auditeur dans un Eden musical. Loin s\u2019en faut, celui-ci aurait plut\u00f4t l\u2019impression de sillonner une semi autoroute de banlieue ostendaise. Extr\u00eamement uniforme, le (trop) long morceau (bien que divis\u00e9 en sept parties) que constitue ce premier effort autoproduit est surtout producteur d\u2019ennui. Un post-rock de facture tr\u00e8s classique (Mogwai, The Evpatoria Report) qui emprunte aussi beaucoup aux th\u00e8mes cin\u00e9matographiques (David Lynch, les fr\u00e8res Cohen) mais qui peine \u00e0 tenir l\u2019auditeur en haleine. Peut-\u00eatre qu\u2019une telle musique se r\u00e9v\u00e9lerait id\u00e9ale en arri\u00e8re-plan de moyens m\u00e9trages mais seule, elle ne se suffit malheureusement pas. Et ce n\u2019est pas faute d\u2019avoir laiss\u00e9 sa chance \u00e0 cet original produit. C\u2019est apr\u00e8s avoir \u00e9cout\u00e9 plus d\u2019une dizaine de fois celui-ci dans les meilleures conditions possibles, avec un mat\u00e9riel qui ferait baver l\u2019audiophile le plus blas\u00e9 que le chroniqueur doit malgr\u00e9 tout constater les limites d\u2019une certaine mani\u00e8re d\u2019entrer dans le moule de cette mouvance post rock. Certes, le groupe admet volontiers qu\u2019il a pour ambition de cr\u00e9er une musique mi-\u00e9crite, mi-improvis\u00e9e qui puiserait autant dans le post rock que dans le psych\u00e9d\u00e9lisme, avec pour but avou\u00e9 de cr\u00e9er des \u00ab&nbsp;climats cin\u00e9matographiques&nbsp;\u00bb. Las, l\u2019auditeur s\u2019ennuie ferme. Peu de relief tout au long de ce voyage musical. Mais ce CD autoproduit n\u2019est peut-\u00eatre que le d\u00e9but d\u2019une aventure qui pourrait s\u2019av\u00e9rer passionnante. Affaire \u00e0 suivre, donc\u2026  <\/p>\n<p>  Et Ostende est une ville pleine de charme qui m\u00e9riterait mieux comme bande-son. Mais le flamand Arno s\u2019en occupe d\u00e9j\u00e0 avec vigueur et brio !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un seul morceau de quarante minutes divis\u00e9 en sept parties ! 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