{"id":2041,"date":"2007-03-06T00:00:00","date_gmt":"2007-03-05T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2041"},"modified":"2007-03-06T00:00:00","modified_gmt":"2007-03-05T22:00:00","slug":"2041","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/03\/06\/2041\/","title":{"rendered":"Neal Morse &#8211; Sola Scriptura"},"content":{"rendered":"<p>Quatri\u00e8me album solo pour le divin Neal Morse (<i>jeu de mot facile de l\u2019auteur<\/i>) depuis son d\u00e9part de Spock\u2019s Beard apr\u00e8s le remarquable <i>Snow<\/i> en 2002. Certes, avant <i>Testimony<\/i> en 2003, Neal Morse, encore dans Spock\u2019s Beard, pouvait d\u00e9j\u00e0 se targuer de deux albums \u00ab pop \u00bb \u00e0 son actif. M\u00eame si ceux-ci \u00e9taient plut\u00f4t bons, on \u00e9tait plus pr\u00e8s des Beatles ou de Crowded House que du progressif d\u00e9brid\u00e9 auquel l\u2019\u00e9quipage de Spock nous avait habitu\u00e9. Il est donc courant de consid\u00e9rer <i>Testimony<\/i> comme le premier v\u00e9ritable album de Neal Morse et <i>Sola Scriptura<\/i> comme le dernier en date. Et l\u00e0 l\u2019auteur omet volontairement de relever la pl\u00e9thorique offre de disques compacts fleurissant sur le site du bonhomme.<\/p>\n<p>  Dire que notre ami est prolifique serait un doux euph\u00e9misme. Hyperactif, boulimique et (parfois) saoulant semblent de meilleurs qualificatifs. On avait d\u00e9j\u00e0 eu l\u2019occasion de remarquer que Neal Morse refaisait du Spock\u2019s Beard sans Spock\u2019s Beard avec la facilit\u00e9 d\u00e9concertante que tous lui conc\u00e8dent. Rien d\u2019\u00e9tonnant \u00e0 cela puisque celui-ci \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 responsable du quatre-vingt-dix pour cent des compositions du groupe. Ses ex-comparses le reconnaissent de bonne gr\u00e2ce et continuent leur route en empruntant des chemins moins tortueux mais non moins int\u00e9ressants (voir le dernier album \u00e9ponyme du groupe).<\/p>\n<p>   D\u2019embl\u00e9e il faut rassurer le fan de Neal Morse : notre ami est \u00e9gal \u00e0 lui-m\u00eame et n\u2019a en rien \u00e9dulcor\u00e9 son propos musical flamboyant. Et c\u2019est une mani\u00e8re politiquement correcte d\u2019avouer qu\u2019il est bien difficile de dire ce que cet album ajoute aux trois autres (NdR : musicalement parlant parce qu\u2019en ce qui concerne les textes, c\u2019est un nouveau pan de l\u2019ex\u00e9g\u00e8se biblique qui nous est ici cont\u00e9e, celui de la R\u00e9forme, d\u2019o\u00f9 le titre de l\u2019album. Pour les chr\u00e9tiens r\u00e9form\u00e9s, seuls comptent les \u00e9crits bibliques). <\/p>\n<p>  Proc\u00e9dons par \u00e9tape puisqu\u2019il s\u2019av\u00e8re peu ais\u00e9 de chroniquer une somme comme <i>Sola Scriptura<\/i>. Tout d\u2019abord, le disque se compose de quatre titres dont deux de plus de vingt-cinq minutes, un de quinze minutes et un (court) titre de (seulement) cinq minutes. Soixante-quinze minutes de musique nouvelle et d\u00e9brid\u00e9e \u00e0 analyser ! Trois morceaux \u00e9piques et grandiloquents dans la grande tradition \u00ab morsienne \u00bb et une balade gentillette quelque peu mal \u00e0 propos (\u00ab Heaven in my Heart \u00bb). Si <i>Testimony<\/i> avait rassur\u00e9 les f\u00e2cheux d\u00e9\u00e7us du divorce, <i>One<\/i> enfonc\u00e9 le clou et<i> ? (The Question Mark)<\/i> parachev\u00e9 de convaincre de l\u2019autonomie de l\u2019ancien capitaine Spock, que dire de <i>Sola Scriptura<\/i> ? Que le bilan est mitig\u00e9. Commen\u00e7ons donc par le positif : au rayon nouveaut\u00e9s il faut saluer le travail remarqu\u00e9 du guitariste officiant sur cet album en sus de Neal Morse lui-m\u00eame qui n\u2019est d\u00e9j\u00e0 pas novice en la mati\u00e8re. Un son de guitare bien plus \u00ab hard \u00bb que celui auquel nous avait habitu\u00e9s Mr Morse sur ses albums pr\u00e9c\u00e9dents. Rien que gr\u00e2ce \u00e0 elle, on a l\u2019impression d\u2019entendre un nouveau groupe. Plus proche de Dream Theater que de Spock\u2019s Beard en fait, ce qui indique une \u00e9volution par rapport aux trois disques (jumeaux) pr\u00e9c\u00e9dents. Cet exceptionnel guitariste n\u2019est pas un inconnu. Loin s\u2019en faut, il s\u2019agit du c\u00e9l\u00e8bre Paul Gilbert qui avait jadis offici\u00e9 dans un groupe am\u00e9ricain alors assez connu : Mr Big. Rassurez-vous, le disque de Neal Morse n\u2019a subi aucune influence \u00ab Hair Metal Eighties \u00bb de mauvaise facture ! Les autres musiciens sont les m\u00eames que sur les pr\u00e9c\u00e9dents albums, \u00e0 savoir Mike Portnoy (de Dream Theater) aux f\u00fbts et Randy George \u00e0 la guitare basse. Neal Morse s\u2019occupant du reste avec brio comme \u00e0 son habitude. Autre point positif : un son plus agressif, une ambiance plus sombre et quelques traits de g\u00e9nie nous rappelant les premiers Spock\u2019s Beard (<i>The Light<\/i>, <i>Beware of Darkness<\/i> ou encore <i>The Kindness of Strangers<\/i>). A cet \u00e9gard, le morceau de guitare classique coupl\u00e9 \u00e0 un flamenco fou au milieu de la suite \u00ab The Conflict \u00bb est une r\u00e9ponse au Se\u00f1or Velasquo dans \u00ab The Light \u00bb. Les textes d\u2019ob\u00e9dience chr\u00e9tienne sont int\u00e9ressants et apportent leur lot d\u2019informations historiques. Ce point n\u2019est pas n\u00e9gligeable. Des textes charg\u00e9s de sens soutenus par une musique progressive, voil\u00e0 bien une vraie musique d\u2019intellectuels, non ? (\u00ab rires \u00bb).<\/p>\n<p>  Au rayon des points n\u00e9gatifs, il faut malheureusement admettre que ce disque, bien qu\u2019excellent de bout en bout comme tout ce que touche le g\u00e9nie am\u00e9ricain, n\u2019apporte pas vraiment son lot de touches originales (sous r\u00e9serve des points susmentionn\u00e9s naturellement). Mettre une note d\u2019originalit\u00e9 n\u2019est donc point chose ais\u00e9e car, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, Neal Morse pratique bien une musique originale puisqu\u2019il est le seul \u00e0 cr\u00e9er cette alchimie \u00ab chr\u00e9tiennoprogressive \u00bb qui lui est propre mais, d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, les disques se suivent et\u2026 se ressemblent ! Les fans de Neal Morse (dont votre serviteur fait partie) passeront encore de bien belles soir\u00e9es le casque viss\u00e9 sur les oreilles. Les autres continueront d\u2019ignorer superbement \u00ab ce monsieur qui fait toujours les m\u00eames disques \u00bb. Neal Morse serait-il victime du syndrome Roine Stolt ? <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quatri\u00e8me album solo pour le divin Neal Morse (jeu de mot facile de l\u2019auteur) depuis&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":2042,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2041"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2041"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2041\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2042"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2041"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2041"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2041"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}