{"id":20402,"date":"2017-08-03T00:00:00","date_gmt":"2017-08-02T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/16389\/Chelsea Wolfe.JPG"},"modified":"2017-08-03T00:00:00","modified_gmt":"2017-08-02T22:00:00","slug":"20402","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2017\/08\/03\/20402\/","title":{"rendered":"Hellfest &#8211; Fournaise m\u00e9tallique"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Il n\u2019est m\u00eame plus besoin de pr\u00e9senter l\u2019orgie m\u00e9tal fran\u00e7aise, paradoxalement paradis de toutes les femmes, hommes et m\u00eame enfants v\u00eatus de noir. 180 000 personnes, 350 000 litres de bi\u00e8re et une pl\u00e9thore de groupes r\u00e9partis sur cinq sc\u00e8nes distinctes et offrant un h\u00e9t\u00e9roclisme finalement inh\u00e9rent au genre.<\/strong><br \/><br \/> Depuis quelques ann\u00e9es maintenant, les fans de musiques progressives savent qu\u2019ils trouveront leur eucharistie au sein de la Valley, initialement refuge du <em>sludge<\/em> et <em>stoner<\/em> mais en r\u00e9alit\u00e9 bien plus que cela. Ce qui marque cette \u00e9dition c\u2019est d\u2019ailleurs la pr\u00e9sence de plus en plus notable de musiques hybrides qui rendent le festival tr\u00e8s l\u00e9gitime dans nos colonnes. Certains groupes ont certes une affiliation marqu\u00e9e avec telle cat\u00e9gorie m\u00e9tal mais les fronti\u00e8res se brouillent &#8230; et en r\u00e9alit\u00e9 ont souvent \u00e9t\u00e9 poreuses quand il s\u2019agit de complexit\u00e9 sonore. Prenons le cas Coroner. Le trio suisse offre tellement de technique au sein de son thrash metal qu\u2019il semble peu probable de se consacrer \u00e0 une pure s\u00e9ance de <em>headbanging<\/em> et l\u2019\u00e9coute assidue devient reine. Particuli\u00e8rement puissante, la bande zurichoise fait parfois croire avec brio que Slayer fait du jazz.<br \/><br \/> Au rang des nouveaux couteaux du m\u00e9tal progressif, le festival frappe fort d\u00e8s le premier jour. Textures dispute le d\u00e9but d\u2019apr\u00e8s-midi &#8211; ou le soleil se veut d\u00e9j\u00e0 carnassier &#8211; \u00e0 Animals as Leaders. Tr\u00e8s acclam\u00e9 sur album, le groupe instrumental am\u00e9ricain perd de son efficacit\u00e9 sur sc\u00e8ne. Le show est statique (peut-on parler de show ?) et la red\u00e9couverte des titres un peu moins confortable que dans l\u2019intimit\u00e9 de son salon ou son casque audio. Les Hollandais de Textures, en revanche, en mode diesel, donnent de plus en plus d\u2019\u00e9paisseur \u00e0 leurs apparitions sc\u00e9niques, notamment gr\u00e2ce au charisme du chanteur Dani\u00ebl. Il serait difficile de passer sous silence les h\u00e9ros du FM progressif Queensryche, tant la vigueur de l\u2019ensemble fait oublier les errements de la version Geoff Tate. Il faut dire que Todd La Torre r\u00e9ussit haut la main \u00e0 mimer les envol\u00e9es de l\u2019\u00e9poque. Trop court mais vraiment trop bon, notamment le classique et vitamin\u00e9 \u00ab\u00a0Empire\u00a0\u00bb.<br \/><br \/> Toujours de la partie, le tr\u00e8s fun et d\u00e9complex\u00e9 Devin Townsend alias <em>heavy devy<\/em>, est un habitu\u00e9 du festival. Le Canadien pr\u00e9sente beaucoup de pi\u00e8ces de son dernier album, le tout avec une assise et un son sans faille. On voudrait certes un peu plus de mobilit\u00e9 mais le charisme vocal, entre <em>growl<\/em> rageur et s\u00e9quences quasi gospel, fait le travail. Un peu plus tard, place aux a\u00een\u00e9s ! Deep Purple, le hammond rugissant et la guitare bagarreuse, offre un set absolument enchanteur. On savait que leur dernier album \u00e9tait loin de les ringardiser, on a la preuve sur sc\u00e8ne que l\u2019envie et la maestria sont intactes. Une mention sp\u00e9ciale \u00e0 Steve Morse, <em>guitar hero<\/em> rescap\u00e9 d\u2019un temps ancien mais assum\u00e9 fait de cheveux ventil\u00e9s au moment des soli, et Don Airey qui nous gratifie d\u2019une pause instrumentale aux claviers proprement bluffante. Certes, Ian Gillian est un peu mou et pourrait arranger son look, mais la l\u00e9gende est bien vivace. Rob Zombie offrira plus tard un vrai show, jouant un peu la carte du Alice Cooper des ann\u00e9es 90 mais le professionnalisme est l\u00e0. On s\u2019endormira, r\u00eaveur, avec les affres psych\u00e9 de Monster Magnet (sympa) et Electric Wizard (vraiment bien).<br \/><br \/> Deuxi\u00e8me jour, l\u2019herbe des champs n\u2019est depuis longtemps qu\u2019un souvenir et la poussi\u00e8re commence sa domination sur un site remu\u00e9 par <em>pogos<\/em>, <em>circle pits<\/em> et autres <em>wall of death<\/em> (il y a eu du m\u00e9tal viking la veille !). La temp\u00e9rature grimpe elle aussi mais la bonne humeur est toujours au rendez-vous. Apr\u00e8s du doom-mou francais (Monolithe) ou du rock british (Slydigs), c\u2019est Monkey3 qui vient ouvrir le bal d\u2019une musique plus progressiste et qui brasse all\u00e8grement stoner et psych\u00e9d\u00e9lique dans une formule r\u00e9ussie entre zen et puissance. Un des grands succ\u00e8s de la journ\u00e9e. Igorrr, \u00e0 l\u2019heure du d\u00e9jeuner, c\u2019est un peu comme danser du ska dans une \u00e9glise : on donne dans le sp\u00e9cial. Le projet promeut l\u2019histoire de la belle et la b\u00eate sur sc\u00e8ne, entre chant f\u00e9minin lyrique et chant masculin black. Le r\u00e9sultat est une \u00e9lectro mitig\u00e9e, sans doute car l\u2019impulsion m\u00e9tal est uniquement apport\u00e9e par le Dj\u2019ing et la guitare manque (\u00e0 l\u2019inverse d\u2019un groupe comme The Algorithm ou m\u00eame leurs cousins de Pryapisme). Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre r\u00e9gal\u00e9 avec les bons vieux Californiens de Ugly Kid Joe (mention sp\u00e9ciale pour un come-back r\u00e9ussi), il est temps de retrouver un encha\u00eenement glam que nous ne mentionnerons ici que pour la saveur visuelle qu\u2019il procure. Timidement avec les nordiques de Pretty Maids, puis de fa\u00e7on humoristique avec Steel Panther qui, comme \u00e0 son habitude, finit sur sc\u00e8ne avec un quart du public f\u00e9minin compl\u00e8tement d\u00e9cha\u00een\u00e9 et parfois d\u00e9nud\u00e9. Unique ! <br \/><br \/> Mars Red Sky d\u00e9fend les couleurs du psych\u00e9d\u00e9lique francais de belle mani\u00e8re mais c\u2019est Chelsea Wolfe qui provoquera un autre coup de c\u0153ur du festival sur la sc\u00e8ne de la Valley. Comme un Cocteau Twins<em> stoner<\/em>, l\u2019ambiance et les compositions captivent l\u2019auditeur et transforment le gothique en bijou. Tel un personnage \u00e9vad\u00e9 d\u2019un film de Tim Burton, la chanteuse am\u00e9ricaine conquit la fosse. La journ\u00e9e est loin d\u2019\u00eatre finie car ce sont deux performances splendides qui se succ\u00e8dent. Alcest, tout d\u2019abord, m\u00fb par la timidit\u00e9 touchante de St\u00e9phane Paut, distillant un atmosph\u00e9rique divin qui, malgr\u00e9 son c\u00f4t\u00e9 \u00e9th\u00e9r\u00e9, ne fait jamais sombrer son public dans la somnolence. Autre ambiance, autre succ\u00e8s : Pain of Salvation. Si l\u2019histoire du groupe est plus compliqu\u00e9e qu\u2019un \u00e9pisode de Dallas, la bande \u00e0 Daniel, int\u00e9grant \u00e0 nouveau l\u2019historique Johan Hallgren, se paye le luxe d\u2019offrir une setlist enthousiaste et d\u00e9montre par la m\u00eame occasion son vrai retour via un album et des compositions sensationnelles. L\u2019auteur de ces lignes n\u2019a d\u2019ailleurs pas pu s\u2019emp\u00eacher, d\u00e8s le lendemain, de f\u00e9liciter la joyeuse troupe, visiblement heureuse de continuer \u00e0 tra\u00eener dans les parages. Une mention aussi au frenchie Leo Margarit, qui d\u00e9veloppe un tr\u00e8s beau jeu de batterie plus personnel et parvient \u00e0 faire oublier le panache de Johan Langell.<br \/><br \/> Primus offre une virgule sympathique au son ph\u00e9nom\u00e9nal et permet de dynamiser une sc\u00e8ne r\u00e9serv\u00e9e jusqu\u2019ici aux volutes de la m\u00e9lancolie. Pour clore la nuit, c\u2019est Opeth qui s\u2019offre sur la sc\u00e8ne de l\u2019Altar. Si le leader du groupe Mikael \u00c5kerfeldt est plus avare en blagues qu&rsquo;\u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e, il r\u00e9ussit le pari de convertir \u00e0 son nouveau style en live. Les pi\u00e8ces saillantes de <em>Sorceress<\/em> font tr\u00e8s bonne figure et l\u2019ensemble entre sons gras et envol\u00e9es psych\u00e9 r\u00e9ussit \u00e0 cr\u00e9er une sorte d\u2019ambiance mystique qui fait que la sc\u00e8ne de l\u2019autel n\u2019a peut-\u00eatre jamais aussi bien port\u00e9 son nom. La deuxi\u00e8me et dense journ\u00e9e offrira un Kreator surpuissant \u00e0 ceux qui veulent bien l\u2019entendre et nous fait dire que ce sont bien eux les plus grands ma\u00eetres des <em>big four<\/em> allemands mais aussi Deafheaven, <em>black-prog<\/em> sombre et violent dont la prestation sc\u00e9nique tardive est \u00e0 marquer d\u2019une pierre noire.<br \/><br \/> Derni\u00e8re journ\u00e9e d\u2019un festival qui nous aura d\u00e9j\u00e0 offert l\u2019apoth\u00e9ose le jour d\u2019avant. Le dimanche, jour du seigneur dans les enfers, sera donc une journ\u00e9e de butinage et plac\u00e9e (globalement) sous le signe du <em>crossover<\/em>. Northlane est sympathique sans plus, Emptiness offre suffisamment d\u2019exp\u00e9rimental dans son <em>black<\/em> et Vodun intrigue (mais ne convainc pas totalement) avec son stoner m\u00e2tin\u00e9 de <em>soul<\/em> gr\u00e2ce \u00e0 Oya, Aretha Franklin m\u00e9tal. On adore revoir les tr\u00e8s <em>heavy <\/em>Prong sur la Main Stage (un autre sympathique revenant) , malgr\u00e9 un d\u00e9but mollasson. Une faille de taille, celle de Crippled Black Phoenix. On attendait beaucoup de cette \u00e9quipe pl\u00e9thorique et psych\u00e9d\u00e9lique mais le son tr\u00e8s moyen, la s\u00e9lection de titres peu entrainants et la langueur qui se d\u00e9gage de l\u2019ensemble nous plonge bient\u00f4t dans une profonde narcolepsie. La foule s\u2019assoie peu \u00e0 peu puis s\u2019ennuie. Beaucoup de bruit pour rien&#8230; Beyond Creation, <em>death<\/em> complexe plut\u00f4t bien fichu, est un autre symbole de ces groupes qui sont \u00e0 la limite de notre scope chez Chromatique mais offrent en tout cas une technicit\u00e9 bienvenue dans un genre parfois convenu. Les Italiens de Ufomammut proposent sans doute le concert de stoner le plus r\u00e9ussi du festival ! C\u00f4t\u00e9 stoner encore, place \u00e0 une l\u00e9gende \u2013 Pentagram, qui r\u00e9ussit son passage au Hellfest, contrairement aux ennuyeux St Vitus, il y a quelques ann\u00e9es, prouvant par la m\u00eame occasion que la cohorte de groupes se disputant la Valley ne serait sans doute rien sans eux.<br \/><br \/> Le monstre sacr\u00e9 du jour c\u2019est, bien s\u00fbr, Blue Oyster Cult, groupe carrefour qui malgr\u00e9 son aspect hard-rock a toujours mis un point d\u2019honneur \u00e0 insuffler quelque chose de progressif, voire carr\u00e9ment extraterrestre dans des compositions traditionnelles. Le plus bel exemple est sans doute ce pont \u00e9lectrique improbable au sein du mid-tempo culte \u00ab\u00a0Don\u2019t fear the reaper\u00a0\u00bb. Le show lui-m\u00eame est plut\u00f4t bon (on a vu mieux) et on s\u2019\u00e9tonne toujours de la vivacit\u00e9 et du naturel avec lequel Eric Bloom d\u00e9livre des parties de guitare absolument exquises. La fin de journ\u00e9e et la soir\u00e9e donneront quelques moments de vrai bonheur, un peu en dehors de la sph\u00e8re progressive, que ce soit via Prophets of rage ou l\u2019on compte trois \u00e0 quatre <em>mosh pits<\/em> se d\u00e9lectant des bons vieux titres de Rage Against The Machine ou m\u00eame Public Enemy et Cypress Hill, dont chaque membre repr\u00e9sente l\u2019histoire. On regarde aussi les d\u00e9sormais tr\u00e8s accessibles Clutch, un concert durant lequel un grand barbu nous dit quand m\u00eame (sans jugement) que c\u2019est du \u00ab\u00a0stoner pour minettes\u00a0\u00bb. Il a sans doute pu se rattraper plus tard avec le <em>space-rock<\/em> de Hawkwind, sympathique, vieillot mais toujours br\u00fblant auquel on pr\u00e9f\u00e8rera les fantastiques Coroner sur le m\u00eame cr\u00e9neau horaire.<br \/><br \/> Les derniers d\u00e9cibels de brutalit\u00e9s s\u2019abattent sur le site avec les vus et revus mais toujours bien bourrus Slayer ou Dillinger Escape Plan qui cl\u00f4t le bal du diable avec son <em>mathcore<\/em> \u00e0 faire headbanger de travers. Il y en a eu pour tout le monde lors de cette kermesse improbable, toujours parfaitement organis\u00e9e et d\u2019hellicieuse.<\/p>\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/16389\/Ambiance 3.JPG\" alt=\"\" data-id=\"20404\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/16389\/Ambiance 3.JPG\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=20404\" class=\"wp-image-20404\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/16389\/R0011713.JPG\" alt=\"\" data-id=\"20405\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/16389\/R0011713.JPG\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=20405\" class=\"wp-image-20405\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img 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