{"id":2033,"date":"2002-09-04T00:00:00","date_gmt":"2002-09-03T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2033"},"modified":"2002-09-04T00:00:00","modified_gmt":"2002-09-03T22:00:00","slug":"2033","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/09\/04\/2033\/","title":{"rendered":"\u00c4nglag\u00e5rd &#8211; Buried Alive"},"content":{"rendered":"<p>Ce disque est un enregistrement du dernier concert du groupe su\u00e9dois Anglagard, en 1994, disponible depuis 1996. D&rsquo;o\u00f9 la stup\u00e9faction de l&rsquo;ami lecteur : pourquoi chroniquer \u00a0\u00bb Buried Alive \u00a0\u00bb ? Deux r\u00e9ponses \u00e0 cela. La premi\u00e8re, commerciale : faisant partie des best-sellers de Mus\u00e9a, le disque est \u00e0 nouveau disponible \u00e0 bas prix. La seconde, artistique : \u00a0\u00bb Buried Alive \u00a0\u00bb est une des plus belles choses propos\u00e9es par le progressif des ann\u00e9es 90. A sa suite, d&rsquo;autres groupes tels Landberk, Anekdoten ou White Willow reprendront le flambeau scandinave. Enfin, les deux albums studio du groupe, \u00ab\u00a0Hybris\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Epilog\u00a0\u00bb, sont aujourd&rsquo;hui \u00e9puis\u00e9s et ce live est d\u00e9sormais la seule fa\u00e7on de le d\u00e9couvrir. <\/p>\n<p> Faisant la part belle \u00e0 son dernier album, le bien nomm\u00e9 \u00a0\u00bb Epilog \u00ab\u00a0, Anglagaard propose lors du Progfest 1994 une prestation qui assurera sa post\u00e9rit\u00e9. Leur progressif est avant tout emphatique (et en cela proche de la musique classique par l&#8217;emploi de fl\u00fbtes, piano, et claviers) et sombre. C&rsquo;est donc \u00e0 King Crimson que l&rsquo;on se r\u00e9f\u00e8re tout naturellement pour tenter de les comparer bien qu&rsquo;ils aillent peut \u00eatre plus loin que leur anc\u00eatre au moins sur deux points. En premier lieu, ils composent dans un style romantique et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 presque outr\u00e9, \u00e0 force de recours \u00e0 de longs solos de guitares plaintifs et de plages de mellotron. En second lieu, ayant parfaitement assimil\u00e9 les canons du genre, ils jouent une musique rigoureuse, tr\u00e8s recherch\u00e9e, mais sans improvisations excessives ou exp\u00e9rimentations. Un morceau comme \u00a0\u00bb Hostsejd \u00ab\u00a0, dont le milieu encha\u00eene un passage purement classique proche de B\u00e9la Bart\u00f2k, pour embrayer sur des arp\u00e8ges \u00e0 la \u00a0\u00bb Lark&rsquo;s tongue in Aspic \u00ab\u00a0, est symptomatique de ce respect presque dogmatique pour la composition. M\u00eame les passages les plus complexes, les plus \u00a0\u00bb fous \u00ab\u00a0, comme sur \u00a0\u00bb Sista Somrar \u00a0\u00bb semblent paradoxalement ma\u00eetris\u00e9s et pens\u00e9s. Ce qui explique peut \u00eatre l&rsquo;adoration vou\u00e9e \u00e0 ce groupe par la frange  \u00a0\u00bb dure \u00a0\u00bb du mouvement, et la g\u00eane que peut occasionner l&rsquo;\u00e9coute de sons \u00e9tranges, parfois pass\u00e9istes et d&rsquo;une musique si \u00a0\u00bb froide \u00a0\u00bb par l&rsquo;auditeur non averti. <\/p>\n<p> Mais ce dernier passe alors \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;un v\u00e9ritable OVNI musical, un des seuls groupes \u00e0 avoir r\u00e9alis\u00e9 le fantasme de bien des musiciens rocks : composer de v\u00e9ritables pi\u00e8ces, au sens premier du terme. Et bien au-del\u00e0 du rigorisme \u00e9voqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, il y a une inspiration qui confine au sublime, justement par la noirceur des m\u00e9lodies et ces passages calmes d&rsquo;une tristesse absolue (le court \u00a0\u00bb Epilog \u00a0\u00bb vous dira tout en quelques notes). \u00a0\u00bb Kung Bore \u00ab\u00a0, conclusion du disque, reprend tous ces \u00e9l\u00e9ments pour mettre \u00e0 terre les r\u00e9calcitrants et asseoir d\u00e9finitivement la l\u00e9gende apr\u00e8s douze minutes en pleurs. Paix \u00e0 leur \u00e2me.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce disque est un enregistrement du dernier concert du groupe su\u00e9dois Anglagard, en 1994, disponible&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":2034,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2033"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2033"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2033\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2034"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2033"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2033"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2033"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}