{"id":2021,"date":"2003-06-14T00:00:00","date_gmt":"2003-06-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/2021"},"modified":"2003-06-14T00:00:00","modified_gmt":"2003-06-13T22:00:00","slug":"2021","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/06\/14\/2021\/","title":{"rendered":"Djam Karet &#8211; A Night for Baku"},"content":{"rendered":"<p>Fond\u00e9 en 1984, Djam Karet est un groupe instrumental am\u00e9ricain qui sort album apr\u00e8s album (ce <i>A Night for Baku<\/i> n\u2019\u00e9tant ni plus ni moins que son douzi\u00e8me !) et encha\u00eene tourn\u00e9e sur tourn\u00e9e sur le sol nord-am\u00e9ricain dans une indiff\u00e9rence indigne de son rang. <\/p>\n<p> Malgr\u00e9 un certain \u00ab buzz \u00bb autour de ses derni\u00e8res sorties (notamment le <i>Live at the Orion<\/i> et <i>New Dark Age<\/i>) et une r\u00e9putation de b\u00eate de sc\u00e8ne (m\u00e9rit\u00e9e, cf. la chronique du \u00ab Cuneiform Festival \u00bb de New York par Progressia \u00e9dition papier en septembre 2001), le groupe a bien du mal \u00e0 percer. R\u00e9trospectivement, on peut se demander si l\u2019\u00e9cart entre ses productions studios assez calmes et \u00e0 la production pas toujours ad\u00e9quate, et ses furieuses prestations sc\u00e9niques, n\u2019en est pas la cause. Aujourd\u2019hui, le groupe semble parvenir \u00e0 un \u00e9quilibre qui pourrait bien lui ouvrir les portes de la reconnaissance internationale. <\/p>\n<p> \u00c9voluant dans un rock progressif moderne proche \u00e0 la fois du metal et des ambiances \u00e9lectroniques, jamais d\u00e9monstratif mais port\u00e9 sur la guitare, Djam Karet propose en effet son meilleur album \u00e0 ce jour. Tandis que \u00ab Dream Portal \u00bb est une introduction tr\u00e8s m\u00e9lodique qui rappelle un peu Porcupine Tree premi\u00e8re p\u00e9riode, \u00ab Hungry Ghost \u00bb ne fait pas de quartier, sur fond de rythmiques mi-jazz, mi-funk, sur lesquelles Gayle Ellet et Mike Henderson se r\u00e9galent \u00e0 la guitare, entre riffs d\u2019acier et solos plein de feeling pendant dix minutes. L\u2019album est ainsi fait d\u2019alternances entre des morceaux atmosph\u00e9riques, avec un recours important aux claviers (\u00ab Chimera Moon \u00bb, tr\u00e8s planant et o\u00f9 l\u2019influence revendiqu\u00e9e du Floyd est flagrante, ou l\u2019\u00e9tonnant \u00ab Scary Circus \u00bb, jou\u00e9 \u00e0 deux basses), et des titres percutants (\u00ab The Falafel King \u00bb et ses instruments orientaux et le massif \u00ab Ukab Maerd \u00bb dont la seconde partie est remix\u00e9e par le musicien \u00e9lectronique Steve Roach). A l\u2019occasion, les deux tendances se m\u00ealent, comme sur \u00ab Heads of Ni-Oh \u00bb aux claviers totalement progressifs mais entrecoup\u00e9s de solos agressifs. <\/p>\n<p><i>A Night for Baku<\/i> est donc une r\u00e9ussite, de par ses multiples ambiances et le challenge relev\u00e9 de proposer une musique instrumentale qui sonne de mani\u00e8re moderne et \u00e9vite les pi\u00e8ges de la technique \u00e0 outrance. Il manque peut-\u00eatre encore un soup\u00e7on de m\u00e9lodies accrocheuses et de personnalit\u00e9 \u00e0 Djam Karet pour retranscrire sur disque la folie et l\u2019\u00e9nergie qu\u2019il d\u00e9livre sur sc\u00e8ne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fond\u00e9 en 1984, Djam Karet est un groupe instrumental am\u00e9ricain qui sort album apr\u00e8s album&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":2022,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2021"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2021"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2021\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2022"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2021"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2021"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2021"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}