{"id":1995,"date":"2006-08-28T00:00:00","date_gmt":"2006-08-27T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1995"},"modified":"2006-08-28T00:00:00","modified_gmt":"2006-08-27T22:00:00","slug":"1995","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/08\/28\/1995\/","title":{"rendered":"Derek Sherinian &#8211; Blood Of The Snake"},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s <i>Planet X<\/i> en 1999, <i>Inertia<\/i> en 2001, <i>Black Utopia<\/i> en 2003 et <i>Mythology<\/i> en 2004, Derek Sherinian sort son cinqui\u00e8me album solo en sept ans. Si l\u2019on ajoute \u00e0 ce palmar\u00e8s ses albums avec entre autres Planet X, Platypus, Jughead, Malmsteen ou plus r\u00e9cemment Billy Idol, ce n\u2019est pas moins de vingt-cinq albums auxquels il a particip\u00e9 depuis son d\u00e9part de Dream Theater ! <\/p>\n<p>  Derek a adopt\u00e9 la m\u00eame ligne de conduite pour son nouveau b\u00e9b\u00e9 : les compositions tournent autour des invit\u00e9s prestigieux pour la plupart pr\u00e9sents sur ses pr\u00e9c\u00e9dents disques ainsi que les petits nouveaux : Brian Tichy (batteur du groupe Ball qui a compos\u00e9 la moiti\u00e9 des titres de l\u2019album avec Sherinian), Brad Gillis, Billy Idol et Slash. Les titres sont toujours aussi vari\u00e9s et empruntent \u00e0 des styles aussi diff\u00e9rents que le m\u00e9tal progressif (\u00ab Czar Of Steel \u00bb), le heavy m\u00e9tal qui tache (\u00ab Man With No Name \u00bb), le n\u00e9o-classique moderne (\u00ab Blood Of The Snake \u00bb, \u00ab The Monsoon \u00bb, \u00ab Viking Massacre \u00bb), le jazz rock (\u00ab Phantom Shuffle \u00bb) et le jazz plus traditionnel (\u00ab On The Moon \u00bb). Cette h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 n\u2019effraiera pas l\u2019initi\u00e9 mais pourra rebuter celui qui d\u00e9couvre la musique de Derek. Comme \u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e, il y a du bon \u00e0 prendre dans chaque morceau mais aussi malheureusement quelques longueurs. <\/p>\n<p>  Encore une fois, il ne faut pas s\u2019attendre \u00e0 un album pour clavi\u00e9ristes mais plut\u00f4t pour guitaristes, ce qui ravira les uns mais renforcera l\u2019agacement des autres. Derek semble encore avoir compos\u00e9 son album pour ses invit\u00e9s, comme si ses albums \u00e9taient une cour de r\u00e9cr\u00e9 g\u00e9ante o\u00f9 le petit Derek invitait tous ses amis pour montrer qu\u2019il en a et qu\u2019il les remerciait en les laissant jouer avec ses jouets. En effet, par paresse ou par humilit\u00e9 (au choix !), il laisse ses invit\u00e9s prendre le devant de la sc\u00e8ne, apr\u00e8s leur avoir d\u00e9roul\u00e9 le tapis rouge. Yngwie Malmsteen, par exemple, joue sur trois morceaux \u00e0 tendance n\u00e9o-classique, donc en terrain connu. Et c\u2019est l\u00e0 la performance majeure de cet album : faire jouer Malmsteen sur des morceaux qui, sans \u00eatre extraordinaires, sonnent mieux que du Malmsteen. On se surprend \u00e0 imaginer ce que donnerait un album du su\u00e9dois s\u2019il \u00e9tait aussi bien produit et si les compositions \u00e9taient plus originales. Le seul probl\u00e8me, c\u2019est que la \u00ab shreddite \u00bb a\u00efgue du viking est contagieuse et Sherinian se sent oblig\u00e9 de lui r\u00e9pondre, \u00e0 renforts de doubles croches et autres sextolets pas toujours tr\u00e8s utiles. <\/p>\n<p>  Quant aux autres invit\u00e9s, leurs performances sont in\u00e9gales. Si d\u2019un c\u00f4t\u00e9 Simon Phillips, Tony Franklin et Zack Wylde (qui n\u2019a pas pu s\u2019emp\u00eacher de chanter une chanson tr\u00e8s \u00ab Ozzy-esque \u00bb, comme il l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 fait sur <i>Mythology<\/i>) sont fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames et font du bon boulot pour leur patron, on sent que John Petrucci n\u2019avait pas vraiment envie de se fouler pour son ex-camarade de Dream Theater, ses interventions donnant l\u2019impression d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 un peu b\u00e2cl\u00e9es. Quant \u00e0 l\u2019id\u00e9e de r\u00e9unir les l\u00e9gendaires Billy Idol et Slash sur un m\u00eame morceau, elle e\u00fbt \u00e9t\u00e9 bonne si le morceau en question n\u2019\u00e9tait pas qu\u2019une simple reprise de \u00ab In The Summertime \u00bb de Mungo Jerry (dont le clip est disponible sur le site officiel), amusante certes, mais compl\u00e8tement d\u00e9nu\u00e9e d\u2019int\u00e9r\u00eat. Saluons \u00e0 l\u2019inverse la superbe performance de Brad Gillis sur la ballade instrumentale \u00ab Been There Before \u00bb. Son toucher est pur et sans fioritures et vient contraster avec le caract\u00e8re souvent surfait de la musique de Sherinian. Tr\u00e8s r\u00e9ussi \u00e9galement le pr\u00e9lude arabisant \u00ab Prelude To Battle \u00bb qui ne d\u00e9noterait pas dans le fameux jeu \u00ab Prince Of Persia  \u00bb. A noter enfin la pr\u00e9sence d\u2019un saxophoniste, Brandon Fields, sur les titres les plus jazz, seule vraie nouveaut\u00e9 par rapport aux autres albums solo de Sherinian. <\/p>\n<p>  Un album peu surprenant donc, qui trouvera encore une fois son lot de fans mais aussi son lot de d\u00e9\u00e7us. Pour ceux qui attendaient un v\u00e9ritable album solo centr\u00e9 sur le clavier, \u00e7a ne sera pas pour cette fois.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s Planet X en 1999, Inertia en 2001, Black Utopia en 2003 et Mythology en&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":17,"featured_media":1996,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1995"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/17"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1995"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1995\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1996"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1995"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1995"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1995"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}