{"id":1973,"date":"2005-06-16T00:00:00","date_gmt":"2005-06-15T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1973"},"modified":"2005-06-16T00:00:00","modified_gmt":"2005-06-15T22:00:00","slug":"1973","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/06\/16\/1973\/","title":{"rendered":"Compilation &#8211; Drum Nation : Volume Two"},"content":{"rendered":"<p>Chez Magna Carta, la mode est aux compilations. A la s\u00e9rie des <i>Prime Cuts<\/i> de Tony Levin, Terry Bozzio et bient\u00f4t Mike Portnoy \u2013 celui-ci en est d\u2019ailleurs fort insatisfait : aucune autorisation ne lui a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9e ! &#8211;  vient s\u2019ajouter ce <i>Drum Nation : Volume Two<\/i>, le premier volume \u00e9tant paru l\u2019an dernier. Cette fois-ci, le pr\u00e9sident du label Pete Morticelli a fouill\u00e9 dans ses archives pour proposer, selon lui, \u00ab les performances les plus passionnantes des meilleurs batteurs contemporains \u00bb. Ce disque est en effet une compilation de divers morceaux parus chez Magna Carta et r\u00e9unissant la cr\u00e8me des batteurs qui sont pass\u00e9 par l\u2019\u00e9curie: Mike Portnoy, Simon Phillips, Virgil Donati &#8211; son jeu de double grosse caisse sur \u00ab Space Martini \u00bb force l\u2019admiration -, Terry Bozzio ou encore l\u2019in\u00e9narrable Dennis Chambers. <\/p>\n<p>  Un premier constat s\u2019impose : le choix des extraits retenus n\u2019est pas \u00e0 la hauteur de cette affiche prometteuse. Les instrumentaux complexes s\u2019encha\u00eenent et font de cette compilation un m\u00e9lange assez indigeste. Les parties de batterie demeurent bien s\u00fbr de tr\u00e8s haut niveau, mais ne sont pas mises en valeur dans ce magma de technique. Les chansons sont de plus tir\u00e9es de leur contexte et il est difficile de rentrer dans chacune d\u2019entre elles, tant l\u2019encha\u00eenement est artificiel et les morceaux h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes. On passe par exemple du rock progressif exp\u00e9rimental de Rama (sur \u00abMeetings \u00bb et \u00ab Herd Instinct \u00bb) au jazz fusion survitamin\u00e9 de Niacin (\u00ab One Less Worry \u00bb). De m\u00eame, les deux extraits de l\u2019hommage \u00e0 E.L.P. <i>Encores, Legends and Paradox<\/i>, \u00ab Toccata \u00bb et The Barbarian \u00bb, \u00e0 compter par ailleurs parmi les meilleurs moments de cette compilation, n\u2019ont rien en commun avec le style <i>funky<\/i> de The Clinton Administration (\u00ab Cosmic Shop \u00bb et \u00ab Family Affair \u00bb) ou de Oz Noy (\u00ab Steroids \u00bb et \u00ab Cissy Strut \u00bb). En bref, l\u2019accent n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 mis sur l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9, ce qui constitue un obstacle \u00e0 l\u2019accessibilit\u00e9 de ce disque. <\/p>\n<p>  Cette compilation s\u2019adresse-t- elle seulement aux batteurs ? Heureusement non ! La myriade d\u2019excellents musiciens pr\u00e9sents (en vrac : Brett Garsed, Michael Lee Firkins, Mike Keneally pour la guitare, Billy Sheehan, Tony Levin pour la basse ou encore Derek Sherinian, Jens Johansson et Matt Guillory c\u00f4t\u00e9 claviers) redonne un peu d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 ce disque avec quelques d\u00e9monstrations magistrales. <\/p>\n<p>  On peut enfin s\u2019interroger sur l\u2019int\u00e9r\u00eat de cette compilation et sur les motivations d\u2019une telle d\u00e9marche. Arri\u00e8re go\u00fbt de simple sampler tels ceux propos\u00e9s gratuitement par d\u2019autres labels,  on s\u2019interroge sur le but premier : n\u2019est-il que lucratif ? Une page du livret est m\u00eame consacr\u00e9e \u00e0 une publicit\u00e9 pour les disques dont les morceaux sont extraits, dans le genre \u00ab si vous avez aim\u00e9 cette compilation alors achetez les albums suivants&#8230; \u00bb. Pour ceux qui veulent s\u2019offrir une s\u00e9ance de rattrapage et d\u00e9couvrir les soi-disant \u00ab meilleurs moments \u00bb de l\u2019histoire de Magna Carta, ce disque est peut-\u00eatre fait pour vous. Pour les autres, l\u2019achat de <i>Drum Nation : Volume Two<\/i> ne parait pas indispensable.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chez Magna Carta, la mode est aux compilations. 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