{"id":19696,"date":"2015-06-02T00:00:00","date_gmt":"2015-06-01T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/__MACOSX"},"modified":"2015-06-02T00:00:00","modified_gmt":"2015-06-01T22:00:00","slug":"19696","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/06\/02\/19696\/","title":{"rendered":"Steven Wilson &#8211; Un. Concert. M\u00e9morable."},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le 25 mars, le public prog de France et de Navarre avait rendez-vous \u00e0 l\u2019Olympia pour la grand\u2019messe wilsonienne suite \u00e0 la sortie de <em>Hand. Cannot. Erase.<\/em>. Ce fut dans une salle comble que Steven et ses complices ont d\u00e9fendu le nouvel album devant une audience d\u2019<em>aficionados<\/em>.<br \/><\/strong><br \/> <strong>1\u00e8re partie<br \/><\/strong><br \/> Assez traditionnellement, le concert commence par un court-m\u00e9trage de Lasse Hoil, devant une salle religieusement silencieuse. Adam Holzmann lance ensuite les premi\u00e8res notes de \u201c\u00a0First Regret\u00a0\u201d tandis que ses camarades entrent en sc\u00e8ne \u2013 mention sp\u00e9ciale au t-shirt \u00ab\u00a0En voiture Simone\u00a0\u00bb de Marco Minneman, qui d\u00e9clenche les gloussements plus ou moins discrets du public. La soir\u00e9e d\u00e9marre plut\u00f4t logiquement avec des morceaux du nouvel album : \u201c\u00a03 Years Older, Hand. Cannot. Erase., Perfect Life\u00a0\u201d  et \u201c\u00a0Routine\u00a0\u201d  s\u2019encha\u00eenent impeccablement, le tout accompagn\u00e9 de clips vid\u00e9o ultra l\u00e9ch\u00e9s, notamment sur l\u2019\u00e9mouvant \u201c\u00a0Routine\u00a0\u201d  (on vous en dit plus pendant \u00ab\u00a0L\u2019Entracte\u00a0\u00bb), et accompagn\u00e9 de <em>samples<\/em> pour les voix f\u00e9minines. Le son est tr\u00e8s bon, Wilson et ses acolytes sont en grande forme et les plaisanteries fusent entre les morceaux. Steven Wilson lui-m\u00eame prend \u00e0 partie l\u2019audience pour lui rappeler que m\u00eame si elle est assise, Olympia oblige, c\u2019est un concert de rock et pas un quartet de jazz, <em>God dammit<\/em>, il s\u2019agirait de remuer tout \u00e7a ! Le public ne manquera pas de s\u2019ex\u00e9cuter avec de plus en plus d\u2019enthousiasme \u00e0 mesure que la soir\u00e9e avance, <em>standing ovation<\/em> apr\u00e8s <em>standing ovation<\/em>. <br \/> <br \/> L\u2019encha\u00eenement de <em>Hand. Cannot. Erase.<\/em> est coup\u00e9 par un surprenant \u201c\u00a0Index\u00a0\u201d, dont l\u2019introduction diff\u00e8re totalement de celle de l\u2019album mais instille une atmosph\u00e8re tout aussi angoissante et malsaine. <em>Hand. Cannot. Erase.<\/em> reprend ensuite avec \u201c\u00a0Home Invasion\u00a0\u201d puis \u201c\u00a0Regret #9\u00a0\u201d, au cours duquel Guthrie Govan d\u00e9livre un de ces solos dont lui seul a le secret et qui laisse l\u2019auditoire pantelant. Celui-ci a d\u2019ailleurs \u00e0 peine le temps de s\u2019en remettre que d\u00e9barque la deuxi\u00e8me surprise de la soir\u00e9e : le set encha\u00eene sur \u201c\u00a0Lazarus\u00a0\u201d, un morceau de Porcupine Tree, qui a toujours divis\u00e9 les fans du maestro \u2013 pop un peu insipide pour les uns, ballade \u00e9mouvante pour les autres.  Cette premi\u00e8re partie du concert s\u2019ach\u00e8ve sur \u201c\u00a0\u201dHarmony Korine\u00a0\u201d, avant l\u2019entracte impos\u00e9e par l\u2019Olympia, qui, si elle a le m\u00e9rite de permettre de d\u00e9tendre ses gambettes engourdies, coupe de fa\u00e7on abrupte un set remarquable en plein \u00e9lan. Wilson lui-m\u00eame ne manque pas de r\u00e2ler devant cette pause malvenue. <br \/> <br \/> <strong>Entracte<br \/><\/strong><br \/> Profitons de cet entracte pour parler un peu de la sc\u00e9nographie. Comme toujours, papa Steven ne l\u00e9sine pas sur les effets visuels. Il a encore une fois engag\u00e9 ses collaborateurs habituels (Lasse Hoile, Jess Cope) et quelques nouveaux pour illustrer l&rsquo;histoire de son nouvel album. Le travail est tel qu&rsquo;on en vient parfois \u00e0 se demander si l&rsquo;on n\u2019assiste pas \u00e0 un cin\u00e9-concert, tant la partie image est travaill\u00e9e \u2013 et le r\u00e9sultat incroyablement cal\u00e9 ! Tout au long du concert, les notes des instruments sont accompagn\u00e9es par le montage vid\u00e9o, sans le moindre hic&#8230; Roger Waters serait fier. Enfin, s&rsquo;il savait quoi que ce soit \u00e0 propos de Steven Wilson, ce dont on peut douter. <br \/><br \/> Le moment le plus marquant est sans doute le \u201c\u00a0Routine\u00a0,\u201d  du nouvel album ; la vid\u00e9o de Jess Cope, animatrice en stop-motion \u00e0 l&rsquo;ancienne form\u00e9e sur les tournages de Tim Burton (<em>Frankenweenie<\/em>), est \u00e0 la fois sublime et terrifiante. On y d\u00e9couvre le quotidien d&rsquo;une femme qui continue de s&rsquo;adonner \u00e0 ses t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res en essayant d&rsquo;oublier un terrible drame familial, et franchement la voir frotter sa cuisine jusqu&rsquo;\u00e0 saigner, \u00e7a fait un peu mal au ventre. Brrr.<br \/><br \/> <strong>2\u00e8me partie<br \/><\/strong><br \/> C\u2019est apr\u00e8s un bref interlude que le public prend \u00e0 nouveau place dans la salle pour assister \u00e0 la seconde partie de cet \u00e9poustouflant concert. Si l\u2019entracte obligatoire de l\u2019Olympia a un peu cass\u00e9 le rythme de <em>Hand.Cannot.Erase<\/em>, il faut quand m\u00eame avouer que la pause aura permis au public de se ressourcer et d\u2019\u00eatre chaud bouillant (mais toujours assis) pour la suite.<br \/><br \/> Et c\u2019est donc sur \u201c\u00a0Ancestral\u00a0\u201d  que le quintet reprend  son ambiance fantomatique. Une fois de plus, le morceau est millim\u00e9tr\u00e9 comme sur l\u2019album et la seule diff\u00e9rence notable vient des solistes qui s\u2019en donneront \u00e0 c\u0153ur joie pour improviser sur les plages, Guthrie Govan se l\u00e2chant en bouff\u00e9es de <em>shred<\/em>. A partir de ce point, le groupe encha\u00eene toute la fin de l\u2019album. Ce <em>finish<\/em> est d\u2019une pr\u00e9cision sans fin et on note en particulier la beaut\u00e9 de \u201c\u00a0Happy Returns\u00a0\u201d que le public scandera en ch\u0153ur, preuve qu\u2019il est d\u00e9sormais constitu\u00e9 de fans confirm\u00e9s qui connaissent les disques sur le bout des doigts. Une fois l\u2019album termin\u00e9, le groupe reviendra sur sc\u00e8ne pour un rappel (spoil\u00e9 par Wilson) et encha\u00eenera deux surprises et deux \u201c\u00a0moins\u00a0\u201d-surprises. Passons sur les non-surprises (\u201c\u00a0The Watchmaker\u00a0\u201d  et \u201c\u00a0Raven\u00a0\u201d) pour revenir sur les deux autres morceaux.<br \/><br \/> En effet, le public adepte de Porcupine Tree s\u2019\u00e9meut toujours lorsque Wilson l\u00e2che des bribes d\u2019information sur son pr\u00e9c\u00e9dent projet. Et si l\u2019horizon paraissait bien sombre ces derniers temps, il faut tout de m\u00eame avouer que l\u2019Anglais laisse filtrer de plus en plus de choses. Car la premi\u00e8re surprise de ce rappel est bien un fabuleux \u201c\u00a0Sleep Together\u00a0\u201d, morceau qui n\u2019\u00e9tait pas apparu tr\u00e8s longtemps dans les setlists de tourn\u00e9e de Porcupine Tree \u00e0 l\u2019\u00e9poque de <em>Fear of a Blank Planet<\/em>. Et quelle interpr\u00e9tation ! La th\u00e9matique de la solitude et de l\u2019isolement se pr\u00eate extr\u00eamement bien (comme \u201c\u00a0Index\u00a0\u201d) pour figurer sur la setlist de <em>Hand.Cannot.Erase<\/em>. Ce qui en ressort aura procur\u00e9 aux amateurs de l\u2019arbre porc-\u00e9pic un sentiment de retour dans le pass\u00e9 et de joie immense !<br \/><br \/> La seconde surprise c\u2019est l\u2019apparition de \u201c\u00a0Sectarian\u00a0\u201d. Si le morceau figurait encore dans le <em>pool<\/em> jou\u00e9 pendant la tourn\u00e9e du <em>Raven<\/em>, il faut avouer que l\u2019on ne s\u2019attendait plus \u00e0 le voir apparaitre lors de celle-ci. Comble du bonheur, Wilson annonce que c\u2019est un in\u00e9dit de la tourn\u00e9e parisienne (il a depuis lors rejou\u00e9 le morceau au cours d\u2019autres dates, mais effectivement Paris \u00e9tait la premi\u00e8re \u00e0 en b\u00e9n\u00e9ficier !). La soir\u00e9e s\u2019ach\u00e8ve sur un <em>Raven<\/em> toujours aussi efficace, beau et m\u00e9lancolique. Si le concert assis aura pu \u00eatre une petite d\u00e9ception pour certains, admettons que le jeu et le prix en valaient la chandelle ! Wilson est d\u00e9finitivement le ma\u00eetre du prog moderne, et n\u2019est pas pr\u00eat d\u2019\u00eatre d\u00e9tr\u00f4n\u00e9 de sa place de h\u00e9raut !<\/p>\r\n\n<p><br \/> <em>Par Renaud Besse, Maxime Delorme et Elisabeth Parnaudeau<\/em><\/p>\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-5.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19698\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-5.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19698\" class=\"wp-image-19698\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-4.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19699\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-4.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19699\" class=\"wp-image-19699\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-3.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19700\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-3.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19700\" class=\"wp-image-19700\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-1.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19701\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-1.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19701\" class=\"wp-image-19701\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-2.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19702\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-2.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19702\" class=\"wp-image-19702\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/__MACOSX\" alt=\"\" data-id=\"19703\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/__MACOSX\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19703\" class=\"wp-image-19703\"\/><\/figure><\/li><\/figure><\/ul>\n<p><strong>Le 25 mars, le public prog de France et de Navarre avait rendez-vous \u00e0 l\u2019Olympia pour la grand\u2019messe wilsonienne suite \u00e0 la sortie de <em>Hand. Cannot. Erase.<\/em>. Ce fut dans une salle comble que Steven et ses complices ont d\u00e9fendu le nouvel album devant une audience d\u2019<em>aficionados<\/em>.<br \/><\/strong><br \/> <strong>1\u00e8re partie<br \/><\/strong><br \/> Assez traditionnellement, le concert commence par un court-m\u00e9trage de Lasse Hoil, devant une salle religieusement silencieuse. Adam Holzmann lance ensuite les premi\u00e8res notes de \u201c\u00a0First Regret\u00a0\u201d tandis que ses camarades entrent en sc\u00e8ne \u2013 mention sp\u00e9ciale au t-shirt \u00ab\u00a0En voiture Simone\u00a0\u00bb de Marco Minneman, qui d\u00e9clenche les gloussements plus ou moins discrets du public. La soir\u00e9e d\u00e9marre plut\u00f4t logiquement avec des morceaux du nouvel album : \u201c\u00a03 Years Older, Hand. Cannot. Erase., Perfect Life\u00a0\u201d  et \u201c\u00a0Routine\u00a0\u201d  s\u2019encha\u00eenent impeccablement, le tout accompagn\u00e9 de clips vid\u00e9o ultra l\u00e9ch\u00e9s, notamment sur l\u2019\u00e9mouvant \u201c\u00a0Routine\u00a0\u201d  (on vous en dit plus pendant \u00ab\u00a0L\u2019Entracte\u00a0\u00bb), et accompagn\u00e9 de <em>samples<\/em> pour les voix f\u00e9minines. Le son est tr\u00e8s bon, Wilson et ses acolytes sont en grande forme et les plaisanteries fusent entre les morceaux. Steven Wilson lui-m\u00eame prend \u00e0 partie l\u2019audience pour lui rappeler que m\u00eame si elle est assise, Olympia oblige, c\u2019est un concert de rock et pas un quartet de jazz, <em>God dammit<\/em>, il s\u2019agirait de remuer tout \u00e7a ! Le public ne manquera pas de s\u2019ex\u00e9cuter avec de plus en plus d\u2019enthousiasme \u00e0 mesure que la soir\u00e9e avance, <em>standing ovation<\/em> apr\u00e8s <em>standing ovation<\/em>. <br \/> <br \/> L\u2019encha\u00eenement de <em>Hand. Cannot. Erase.<\/em> est coup\u00e9 par un surprenant \u201c\u00a0Index\u00a0\u201d, dont l\u2019introduction diff\u00e8re totalement de celle de l\u2019album mais instille une atmosph\u00e8re tout aussi angoissante et malsaine. <em>Hand. Cannot. Erase.<\/em> reprend ensuite avec \u201c\u00a0Home Invasion\u00a0\u201d puis \u201c\u00a0Regret #9\u00a0\u201d, au cours duquel Guthrie Govan d\u00e9livre un de ces solos dont lui seul a le secret et qui laisse l\u2019auditoire pantelant. Celui-ci a d\u2019ailleurs \u00e0 peine le temps de s\u2019en remettre que d\u00e9barque la deuxi\u00e8me surprise de la soir\u00e9e : le set encha\u00eene sur \u201c\u00a0Lazarus\u00a0\u201d, un morceau de Porcupine Tree, qui a toujours divis\u00e9 les fans du maestro \u2013 pop un peu insipide pour les uns, ballade \u00e9mouvante pour les autres.  Cette premi\u00e8re partie du concert s\u2019ach\u00e8ve sur \u201c\u00a0\u201dHarmony Korine\u00a0\u201d, avant l\u2019entracte impos\u00e9e par l\u2019Olympia, qui, si elle a le m\u00e9rite de permettre de d\u00e9tendre ses gambettes engourdies, coupe de fa\u00e7on abrupte un set remarquable en plein \u00e9lan. Wilson lui-m\u00eame ne manque pas de r\u00e2ler devant cette pause malvenue. <br \/> <br \/> <strong>Entracte<br \/><\/strong><br \/> Profitons de cet entracte pour parler un peu de la sc\u00e9nographie. Comme toujours, papa Steven ne l\u00e9sine pas sur les effets visuels. Il a encore une fois engag\u00e9 ses collaborateurs habituels (Lasse Hoile, Jess Cope) et quelques nouveaux pour illustrer l&rsquo;histoire de son nouvel album. Le travail est tel qu&rsquo;on en vient parfois \u00e0 se demander si l&rsquo;on n\u2019assiste pas \u00e0 un cin\u00e9-concert, tant la partie image est travaill\u00e9e \u2013 et le r\u00e9sultat incroyablement cal\u00e9 ! Tout au long du concert, les notes des instruments sont accompagn\u00e9es par le montage vid\u00e9o, sans le moindre hic&#8230; Roger Waters serait fier. Enfin, s&rsquo;il savait quoi que ce soit \u00e0 propos de Steven Wilson, ce dont on peut douter. <br \/><br \/> Le moment le plus marquant est sans doute le \u201c\u00a0Routine\u00a0,\u201d  du nouvel album ; la vid\u00e9o de Jess Cope, animatrice en stop-motion \u00e0 l&rsquo;ancienne form\u00e9e sur les tournages de Tim Burton (<em>Frankenweenie<\/em>), est \u00e0 la fois sublime et terrifiante. On y d\u00e9couvre le quotidien d&rsquo;une femme qui continue de s&rsquo;adonner \u00e0 ses t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res en essayant d&rsquo;oublier un terrible drame familial, et franchement la voir frotter sa cuisine jusqu&rsquo;\u00e0 saigner, \u00e7a fait un peu mal au ventre. Brrr.<br \/><br \/> <strong>2\u00e8me partie<br \/><\/strong><br \/> C\u2019est apr\u00e8s un bref interlude que le public prend \u00e0 nouveau place dans la salle pour assister \u00e0 la seconde partie de cet \u00e9poustouflant concert. Si l\u2019entracte obligatoire de l\u2019Olympia a un peu cass\u00e9 le rythme de <em>Hand.Cannot.Erase<\/em>, il faut quand m\u00eame avouer que la pause aura permis au public de se ressourcer et d\u2019\u00eatre chaud bouillant (mais toujours assis) pour la suite.<br \/><br \/> Et c\u2019est donc sur \u201c\u00a0Ancestral\u00a0\u201d  que le quintet reprend  son ambiance fantomatique. Une fois de plus, le morceau est millim\u00e9tr\u00e9 comme sur l\u2019album et la seule diff\u00e9rence notable vient des solistes qui s\u2019en donneront \u00e0 c\u0153ur joie pour improviser sur les plages, Guthrie Govan se l\u00e2chant en bouff\u00e9es de <em>shred<\/em>. A partir de ce point, le groupe encha\u00eene toute la fin de l\u2019album. Ce <em>finish<\/em> est d\u2019une pr\u00e9cision sans fin et on note en particulier la beaut\u00e9 de \u201c\u00a0Happy Returns\u00a0\u201d que le public scandera en ch\u0153ur, preuve qu\u2019il est d\u00e9sormais constitu\u00e9 de fans confirm\u00e9s qui connaissent les disques sur le bout des doigts. Une fois l\u2019album termin\u00e9, le groupe reviendra sur sc\u00e8ne pour un rappel (spoil\u00e9 par Wilson) et encha\u00eenera deux surprises et deux \u201c\u00a0moins\u00a0\u201d-surprises. Passons sur les non-surprises (\u201c\u00a0The Watchmaker\u00a0\u201d  et \u201c\u00a0Raven\u00a0\u201d) pour revenir sur les deux autres morceaux.<br \/><br \/> En effet, le public adepte de Porcupine Tree s\u2019\u00e9meut toujours lorsque Wilson l\u00e2che des bribes d\u2019information sur son pr\u00e9c\u00e9dent projet. Et si l\u2019horizon paraissait bien sombre ces derniers temps, il faut tout de m\u00eame avouer que l\u2019Anglais laisse filtrer de plus en plus de choses. Car la premi\u00e8re surprise de ce rappel est bien un fabuleux \u201c\u00a0Sleep Together\u00a0\u201d, morceau qui n\u2019\u00e9tait pas apparu tr\u00e8s longtemps dans les setlists de tourn\u00e9e de Porcupine Tree \u00e0 l\u2019\u00e9poque de <em>Fear of a Blank Planet<\/em>. Et quelle interpr\u00e9tation ! La th\u00e9matique de la solitude et de l\u2019isolement se pr\u00eate extr\u00eamement bien (comme \u201c\u00a0Index\u00a0\u201d) pour figurer sur la setlist de <em>Hand.Cannot.Erase<\/em>. Ce qui en ressort aura procur\u00e9 aux amateurs de l\u2019arbre porc-\u00e9pic un sentiment de retour dans le pass\u00e9 et de joie immense !<br \/><br \/> La seconde surprise c\u2019est l\u2019apparition de \u201c\u00a0Sectarian\u00a0\u201d. Si le morceau figurait encore dans le <em>pool<\/em> jou\u00e9 pendant la tourn\u00e9e du <em>Raven<\/em>, il faut avouer que l\u2019on ne s\u2019attendait plus \u00e0 le voir apparaitre lors de celle-ci. Comble du bonheur, Wilson annonce que c\u2019est un in\u00e9dit de la tourn\u00e9e parisienne (il a depuis lors rejou\u00e9 le morceau au cours d\u2019autres dates, mais effectivement Paris \u00e9tait la premi\u00e8re \u00e0 en b\u00e9n\u00e9ficier !). La soir\u00e9e s\u2019ach\u00e8ve sur un <em>Raven<\/em> toujours aussi efficace, beau et m\u00e9lancolique. Si le concert assis aura pu \u00eatre une petite d\u00e9ception pour certains, admettons que le jeu et le prix en valaient la chandelle ! Wilson est d\u00e9finitivement le ma\u00eetre du prog moderne, et n\u2019est pas pr\u00eat d\u2019\u00eatre d\u00e9tr\u00f4n\u00e9 de sa place de h\u00e9raut !<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><br \/> <em>Par Renaud Besse, Maxime Delorme et Elisabeth Parnaudeau<\/em><\/p>\n<!-- wp:gallery {\"ids\":[19698,19699,19700,19701,19702,19703]} --><figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-5.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19698\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-5.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19698\" class=\"wp-image-19698\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-4.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19699\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-4.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19699\" class=\"wp-image-19699\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-3.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19700\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-3.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19700\" class=\"wp-image-19700\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-1.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19701\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-1.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19701\" class=\"wp-image-19701\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-2.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19702\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/150325_SW_Olympia-2.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19702\" class=\"wp-image-19702\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/__MACOSX\" alt=\"\" data-id=\"19703\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15318\/__MACOSX\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19703\" class=\"wp-image-19703\"\/><\/figure><\/li><\/figure><\/ul><!-- \/wp:gallery -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 25 mars, le public prog de France et de Navarre avait rendez-vous \u00e0 l\u2019Olympia&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":32,"featured_media":19697,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19696"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/32"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19696"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19696\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19697"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19696"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=19696"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=19696"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}