{"id":19682,"date":"2015-03-19T00:00:00","date_gmt":"2015-03-18T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15235\/02.jpg"},"modified":"2015-03-19T00:00:00","modified_gmt":"2015-03-18T22:00:00","slug":"19682","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/03\/19\/19682\/","title":{"rendered":"Alan Parsons &#8211; Veteran&rsquo;s Night"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Grande source d\u2019inspiration pour beaucoup (reconnue ou non), Homme de l\u2019ombre g\u00e9nial, m\u00e9lodiste avachi pour ses d\u00e9tracteurs\u2026 Ce qui est s\u00fbr, c\u2019est que cette soir\u00e9e avait des allures d\u2019hommage \u00e0 un acteur phare des ann\u00e9es soixante-dix qui trouve finalement aussi un h\u00e9ritage dans les ann\u00e9es quatre-vingt. Non, Alan Parsons, ce n\u2019est pas qu\u2019un tube, c\u2019est toute une histoire. <\/strong><br \/><br \/> Il faut bien avouer que les vieilles gloires n\u2019ont pas toujours de beaux restes. Le souvenir encore vivace d\u2019une performance soporifique de Yes au Radio City Music Hall a laiss\u00e9 des traces et rend un peu m\u00e9fiant sur les possibilit\u00e9s de s\u2019extasier encore devant nos h\u00e9ros des ann\u00e9es soixante-dix. Mais, comme il faut toujours garder espoir, donnons donc sa chance \u00e0 Alan Parsons, qui offrait son l\u00e9gendaire livret ce soir-l\u00e0 aux fans (une frange plut\u00f4t \u00e2g\u00e9e de <em>rockers \/ easy riders<\/em>) au sein de la New York Society for Ethical Culture. Une salle finalement assez \u00e9trange, en forme d\u2019\u00e9glise, d\u00e9cor parfaitement adapt\u00e9 au recueillement mais ne rendant pas vraiment justice au son d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale. C\u2019est le premier b\u00e9mol que l\u2019on \u00e9met d\u00e8s que les premi\u00e8res notes de \u00ab\u00a0Luciferama\u00a0\u00bb retentissent. Cela manque de puissance et le son se perd au balcon tandis que l\u2019orchestre ne jouit pas non plus d\u2019une fantastique immersion.<br \/><br \/> La \u00ab mise en sc\u00e8ne \u00bb rend honneur au grand Alan, juch\u00e9 sur son podium et son tapis tel une Majest\u00e9 au profil d\u2019Elvis tout de m\u00eame ab\u00eem\u00e9, mais manifestement heureux d\u2019\u00eatre l\u00e0 et entour\u00e9 de sa pl\u00e9iade de chanteurs et musiciens. Ce soir, il n\u2019y aura pas de premi\u00e8re partie et on est bien content car le bonhomme poss\u00e8de un r\u00e9pertoire suffisamment large pour pouvoir se passer de mise en bouche. L\u2019acoustique douteuse se prolonge sur les deux premiers titres et ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de \u00ab\u00a0Don\u2019t Answer Me\u00a0\u00bb, le troisi\u00e8me de la soir\u00e9e, que l\u2019on souffle et se dit que cela va un peu mieux (sans doute aussi le fait que l\u2019on s\u2019habitue en admettant qu\u2019Alan ne sera pas ici son propre ing\u00e9nieur du son\u2026). Il se d\u00e9gage \u00e9galement quelque chose de profond\u00e9ment touchant quand Alan Parsons chante ses propres titres. On retrouve alors la fragilit\u00e9 et la douceur de ses compositions, en miroir de sa voix fluette et pourtant agr\u00e9able. Il est aussi \u00e9tonnant de voir parfois beaucoup de musiciens sur sc\u00e8ne alors m\u00eame que le son n\u2019est pas si fantastique ou puissant : cela fait finalement beaucoup pour pas grand-chose. Mais il est vrai que tout le monde y va de sa patte (y compris le chant o\u00f9 chacun est impliqu\u00e9, avec mention sp\u00e9ciale au bassiste qui \u00e9volue dans un registre Peter Gabriel convaincant).<br \/><br \/> En discutant pendant l\u2019entracte, tout le monde s\u2019accorde cependant pour dire qu\u2019il faudrait  euthanasier le batteur qui ne fait preuve d\u2019aucune nuance et n\u2019a pas compris qu\u2019il ne jouait pas au Madison Square Garden ou dans un groupe de black m\u00e9tal (les cymbales c\u2019est bien, trop les taper, \u00e7a craint). Pour revenir aux voix, ce qui fait aussi la beaut\u00e9 des compositions du Project, ce sont les ch\u0153urs qui souvent ici fonctionnent bien (\u00ab\u00a0Prime time\u00a0\u00bb), m\u00eame si le groove manque terriblement sur certains morceaux dont c\u2019est la quintessence (\u00ab\u00a0The System of Dr. Tarr and Professor Fether\u00a0\u00bb). Le chanteur principal (ce n\u2019est pas Alan) fait le boulot et parfois m\u00eame plus, \u00e0 l\u2019image de cette \u00ab\u00a0Sagrada Familia\u00a0\u00bb o\u00f9 l\u2019on pense \u00e0 Brendan Perry, la voix masculine de Dead Can Dance. Mais ce que l\u2019on retient aussi de la soir\u00e9e et des vingt-trois titres propos\u00e9s, c\u2019est une madeleine qui a certes perdu de sa superbe mais montre \u00e0 chaque carrefour m\u00e9lodique comment elle fut l\u2019inspiratrice de diff\u00e9rents courants et en particulier du FM des ann\u00e9es quatre-vingt, popularis\u00e9 par Asia et compagnie. Ou encore certaines plages \u00e9lectroniques \u00e0 base de synth\u00e9tiseurs typiques de musiques, de films ou de chansons trop nombreuses pour les citer ici. Des ballades bien coulantes viennent \u00e9tayer la d\u00e9monstration (\u00ab\u00a0Limelight\u00a0\u00bb joli, \u00ab\u00a0Do you leave it all\u00a0\u00bb, nouveaut\u00e9 toute douce mais un peu plate). Un certain type de jeu de claviers r\u00e9tro (\u00ab\u00a0In the real world\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Games People Play\u00a0\u00bb) transportent chez Journey.<br \/><br \/> Et lorsque le presque Rushien \u00ab\u00a0What Goes Up\u00a0\u00bb d\u00e9livre un plaisir pur, on se dit que non, Alan Parsons, ce n\u2019est pas que \u00ab\u00a0Eye in the sky\u00a0\u00bb qui passe sur RTL2, c\u2019est aussi un grand monsieur qui fut producteur (de Pink Floyd, excusez), compositeur, chanteur, clavi\u00e9riste, guitariste, fl\u00fbtiste\u2026 N\u2019en jetez plus, l\u2019Homme vieillissant poss\u00e8de ce talent. Pas s\u00fbr qu\u2019il soit totalement \u00ab\u00a0old and wise\u00a0\u00bb, pas s\u00fbr non plus que le partenaire de toujours Eric Woolfson ne manque pas \u00e0 l\u2019\u00e9quation\u2026 C\u2019est d\u2019ailleurs \u00e0 ce dernier que l\u2019on pense beaucoup pendant le concert. Le duo ne sera plus, alors il reste un v\u00e9t\u00e9ran et son arm\u00e9e pour jouer les survivants. In\u00e9gal dans le jeu, mais le patrimoine fantastique, lui, est bien l\u00e0 ! <br \/><br \/><\/p>\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15235\/04.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19684\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15235\/04.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19684\" class=\"wp-image-19684\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15235\/03.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19685\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15235\/03.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19685\" class=\"wp-image-19685\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15235\/01.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19686\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15235\/01.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19686\" class=\"wp-image-19686\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15235\/02.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19687\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/15235\/02.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19687\" class=\"wp-image-19687\"\/><\/figure><\/li><\/figure><\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":39,"featured_media":19683,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19682"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19682"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19682\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19683"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19682"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=19682"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=19682"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}