{"id":19555,"date":"2014-06-11T00:00:00","date_gmt":"2014-06-10T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14895\/IMG_4010.jpg"},"modified":"2014-06-11T00:00:00","modified_gmt":"2014-06-10T22:00:00","slug":"19555","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/06\/11\/19555\/","title":{"rendered":"We insist! + Poil &#8211; Une soir\u00e9e autour du Poil"},"content":{"rendered":"\n<p><strong> C\u2019est dans la modeste mais accueillante salle du FGO Barbara que se sont concentr\u00e9s les fans de deux des formations progressives fran\u00e7aises les plus int\u00e9ressantes de ces derni\u00e8res ann\u00e9es : We insist! et Poil. Ces deux noms suffisant \u00e0 assurer la promotion de ce combo dingo, la soir\u00e9e laissait pr\u00e9sager un festival de notes et d\u2019\u00e9motions jointes : Chromatique est all\u00e9 s\u2019assurer pour vous que cet \u00e9v\u00e8nement fut bien \u00e0 la hauteur de ses attentes.<\/strong><br \/><br \/> Paris, quartier de la Goutte d\u2019or, un jeudi soir juste avant le cr\u00e9puscule. C\u2019est dans cette ambiance d\u00e9contract\u00e9e et l\u00e9g\u00e8rement estivale que se remplit tardivement cette belle salle,  d\u2019une assistance pourtant encore \u00e9parse peu avant que le premier set ne commence. C\u2019est \u00e0 <strong>We insist!<\/strong>, formation comptant d\u00e9j\u00e0 presque vingt ans au compteur, qu\u2019en incombe la t\u00e2che afin de nous pr\u00e9senter son sixi\u00e8me album \u00e9ponyme. R\u00e9duit au <em>power trio<\/em> depuis quelques ann\u00e9es, Etienne Gaillochet (batterie\/chant), Eric Martin (guitare) et Julien Allanic (basse\/guitare) ont redynamis\u00e9 le groupe qui d\u00e9voile ici sa face la plus rock et efficace, mettant en avant des sonorit\u00e9s \u00e9nergiques comme rarement ils en avaient d\u00e9livr\u00e9es jusqu\u2019alors.<br \/><br \/> R\u00e9solument tourn\u00e9s vers le math-rock et les riffs \u00e9ventr\u00e9s, les musiciens d\u00e9laissent quelque peu leurs racines atmosph\u00e9riques et post-rock pour mettre \u00e0 l\u2019honneur des morceaux plus concis mais au contenu toujours exigeant. Peu de r\u00e9pit est donc laiss\u00e9 au public gr\u00e2ce \u00e0 cette musique sans concession (mais non d\u00e9pourvue de m\u00e9lodies pour autant), mis \u00e0 part certains passages planants ou encore ce morceau chant\u00e9 sans batterie. Malgr\u00e9 toutes ces qualit\u00e9s intrins\u00e8ques, les titres finissent par s\u2019encha\u00eener avec m\u00e9canique, et il faudra alors surtout attendre la deuxi\u00e8me partie du set pour se rendre compte de l\u2019\u00e9nergie d\u00e9vorante de ces g\u00e9n\u00e9reux divertisseurs qui rappelle celle de Fugazi ou Primus. Nous retiendrons surtout une belle performance \u00e0 la hauteur de la qualit\u00e9 du groupe et de sa riche musique surpuissante !<br \/><br \/> En deuxi\u00e8me partie, c\u2019est un bien dr\u00f4le de trio qui prend place sur sc\u00e8ne apr\u00e8s une courte pause. Poil, comme son nom l\u2019indique, va tout simplement d\u00e9shabiller tous les styles et d\u00e9coiffer l\u2019auditoire en bien peu de temps ! Les trois fanfarons arrivent tous habill\u00e9s d\u2019une curieuse mani\u00e8re, \u00e0 savoir de magnifiques tuniques rouges et saillantes d\u2019un go\u00fbt douteux. Compl\u00e8tement d\u00e9lirant visuellement, Poil l\u2019est aussi dans sa musique humoristique autant que technique et c\u2019est bien un cirque qui prend place et conquiert toute l\u2019attention du public. Antoine Arnera (claviers\/chant), Boris Cassone (basse\/guitare\/chant) et Guilhem Meier (batterie\/chant) occupent en effet toute la sc\u00e8ne par leur pr\u00e9sence charismatique. Et du c\u00f4t\u00e9 du public, l\u2019ambiance monte d\u2019un cran instantan\u00e9ment, et ce, d\u00e8s les premi\u00e8res notes.<br \/><br \/> Les terres explor\u00e9es sont celles du R.I.O. et du rock progressif en passant par la zeuhl ou le math-rock, augment\u00e9es d\u2019irruptions disco ou rock\u2019n\u2019roll. Bref, un poil bord\u00e9lique ! Leur musique est effectivement ind\u00e9finissable, lac\u00e9r\u00e9e par des rythmes rapides et des m\u00e9lodies complexes qui requi\u00e8rent toute notre attention, orn\u00e9e des riffs hypnotiques et agr\u00e9ment\u00e9e \u00e7a et l\u00e0 d\u2019onomatop\u00e9es, cris ou encore de chants tribaux (louant des sujets tr\u00e8s&#8230; profonds). Cependant \u00e0 deux moments, on peut les entendre vocaliser des harmoniques tr\u00e8s m\u00e9lodieuses et \u00e0 contre-emploi : surprenant et  \u00e9mouvant \u00e0 la fois. Mais ce qui fait la qualit\u00e9 du groupe peut \u00e9galement faire son d\u00e9faut. En effet, tant de richesse sonore impose une concentration trop importante pour les non-m\u00e9lomanes. L\u2019humour de Poil ne peut que les priver d\u2019une partie trop conservatrice du public, et surtout leur <em>maestria<\/em> ne peut que vous blaser par tant de perfection !<br \/><br \/> Cette deuxi\u00e8me partie a ainsi fait monter d\u2019un cran suppl\u00e9mentaire le niveau technique et l\u2019ambiance de la salle. Ca vous a plu, vous en voulez encore? Alors voil\u00e0, Poil a un bon clavier, il est dou\u00e9 et son pr\u00e9nom c\u2019est Antoine&#8230; Ou plut\u00f4t <strong>Gwyn Wurst<\/strong>, pseudonyme avec lequel il squatte \u00e0 lui seul toute la sc\u00e8ne pour cloturer cette soir\u00e9e\u2026 au poil. Celui qui est d\u00e9crit comme un ovni techno\u00efde a profit\u00e9 d\u2019un public surchauff\u00e9 pour d\u00e9livrer une prestation d\u00e9passant tout entendement ! S\u2019il fallait r\u00e9ussir le pari d\u2019\u00eatre encore plus d\u00e9jant\u00e9 que Poil, Antoine gagne manifestement, en substituant l\u2019impeccable rythmique du trio par des bo\u00eetes \u00e0 rythmes gonfl\u00e9es au triphas\u00e9 et au radium !<br \/><br \/> Ce virtuose se distingue par un style unique, hors normes, hypnotique et improvis\u00e9, se rapprochant d\u2019une transe <em>noisy<\/em> qui a balay\u00e9 toute la salle conquise. C\u2019est donc un v\u00e9ritable feu volcanique qui jaillit de ses machines, et qui op\u00e8re telle une drogue sur le public, comme un catalyseur mental et physique. Malheureusement, ce feu ne fut que trop peu longtemps allum\u00e9 pour cause de fermeture de la salle.. N\u00e9anmoins ces quelques vingt minutes auront \u00e9t\u00e9 sans nul doute les plus calorivores !<br \/><br \/> Cette soir\u00e9e aura donc bel et bien fris\u00e9 le g\u00e9nie autant que la folie, ces deux caract\u00e9ristiques se fondant plut\u00f4t bien l\u2019une dans l\u2019autre. Si les n\u00e9ophytes auront \u00e9ventuellement pris une surdose de musique maximaliste qui leur aura fait d\u00e9coller les oreilles comme jamais, la majorit\u00e9 des spectateurs, concentr\u00e9s dans la chaleur et de la salle, et de l\u2019ambiance, en ressortiront \u00e9puis\u00e9s mais heureux.<br \/><br \/><\/p>\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14895\/IMG_3894.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19557\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14895\/IMG_3894.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19557\" class=\"wp-image-19557\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14895\/IMG_4090.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19558\" 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