{"id":19449,"date":"2013-11-20T00:00:00","date_gmt":"2013-11-19T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14639\/FISH04.jpg"},"modified":"2013-11-20T00:00:00","modified_gmt":"2013-11-19T22:00:00","slug":"19449","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2013\/11\/20\/19449\/","title":{"rendered":"Fish &#038; PyT &#8211; Petit poisson redevenu grand"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>\u00ab\u00a0Chez Paulette\u00a0\u00bb ! Un nom qui ne fait pas forc\u00e9ment r\u00eaver. Celui d\u2019un pub, cr\u00e9\u00e9 par ladite Paulette, perdu dans un petit village de la banlieue de Toul. Mais c\u2019est surtout le nom d\u2019un haut lieu de la musique rock qui au fil de plus de quarante ans d\u2019existence a accueilli un nombre impressionnant d\u2019artistes de premier plan comme John Lee Hooker, Calvin Russel, Canned Heat, Jean-Louis Aubert, Les T\u00eates Raides et une myriade d\u2019autres qu\u2019il serait vain de vouloir \u00e9num\u00e9rer. En cette soir\u00e9e du 2 novembre, on ne compte pas moins de trois vedettes \u00e0 l&rsquo;affiche. PyT, alias Pierre-Yves Theurillat et ex Galaad, qui vient d\u00e9fendre en acoustique les couleurs de son superbe <a href=\"chroniques\/item\/14372-carnet-d%E2%80%99un-visage-de-pluie\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Carnet d\u2019un visage de pluie<\/em><\/a>. Fish, qui r\u00e9alise avec <em>Feast of Consequences<\/em> un grand retour, inesp\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s quelques ann\u00e9es difficiles. Pour sa seule date en province (il jouera au Divan du Monde le surlendemain), il fait salle comble et s\u2019il tourne aujourd\u2019hui plus volontiers en Allemagne ou en Pologne, l\u2019imposant Ecossais conserve toujours un petit mais fid\u00e8le public en France. La troisi\u00e8me star de la soir\u00e9e s\u2019appelle <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/pages\/ARPEGIA\/208819609185294\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Arpegia<\/em><\/a>, l\u2019association lorraine qui a r\u00e9ussi le tour de force de r\u00e9unir ces deux merveilleux artistes le m\u00eame soir, devant cinq cent personnes. <\/strong><br \/><br \/> A peine avons-nous le temps de tremper nos l\u00e8vres dans la mousse d&rsquo;une bonne bi\u00e8re, apr\u00e8s le long p\u00e9riple qui nous a men\u00e9s dans ce coin peu fr\u00e9quent\u00e9, que le spectacle commence, avec une ponctualit\u00e9 \u00e0 laquelle nous ne sommes plus gu\u00e8re habitu\u00e9s en France. Entour\u00e9 de trois acolytes (S\u00e9bastien Froidevaux, son fr\u00e8re St\u00e9phane et Laurent Petermann), PyT entame son crochet acoustique par l&rsquo;un des titres phares de son disque, \u00ab\u00a0Comme c&rsquo;est beau\u00a0\u00bb. Theurillat est \u00e9mu, intimid\u00e9 peut-\u00eatre par la foule, mais sa voix ne tremble pas, et malgr\u00e9 sa faible marge de man\u0153uvre, il prend le temps de parler avec le public, de raconter quelques anecdotes.  Les spectateurs ne s&rsquo;y trompent pas et applaudissent chaleureusement. On en soup\u00e7onne m\u00eame certains d&rsquo;avoir fait sp\u00e9cialement le d\u00e9placement pour cette premi\u00e8re partie&#8230; PyT parcourt son disque en alternant les chansons en fran\u00e7ais et en anglais, \u00e9paul\u00e9 aux ch\u0153urs par S\u00e9bastien Froidevaux dont la guitare sait \u00eatre \u00e9conome tout en restant  indispensable et efficace : la marque des grands musiciens.  En d\u00e9pit de la bri\u00e8vet\u00e9 impos\u00e9e de la performance, le chanteur gratifie l\u2019auditoire chanceux d&rsquo;un in\u00e9dit &#8211; \u00ab\u00a0Mercy\u00a0\u00bb &#8211; et, cerise sur le g\u00e2teau, le spectacle se termine sur une version remani\u00e9e de \u00ab\u00a0L&rsquo;\u00e9pistolier\u00a0\u00bb, titre d\u2019ouverture du quasi l\u00e9gendaire <a href=\"component\/k2\/item\/984\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Vae Victis<\/em><\/a> de Galaad. Les connaisseurs \u2013 et il y en a ! &#8211; appr\u00e9cient le clin d\u2019\u0153il. En une demi-heure, les Suisses auront servi un joli concentr\u00e9 de m\u00e9lodies et d&rsquo;\u00e9motion. Une belle exposition pour un groupe qui m\u00e9riterait, bien plus que de nombreux autres, d&rsquo;\u00eatre sous les feux de la rampe. <br \/><br \/> Une autre bi\u00e8re passe dans le gosier, quelques mots sont \u00e9chang\u00e9s avec Theurillat (dont le stand conna\u00eet un succ\u00e8s m\u00e9rit\u00e9), et soudain r\u00e9sonnent les premi\u00e8res notes de \u00ab\u00a0Perfume River\u00a0\u00bb. Le public est conquis d&rsquo;avance et se presse contre la sc\u00e8ne. Le colosse \u00e9cossais appara\u00eet sous l&rsquo;ovation. Le d\u00e9cor est sobre et seules des images illustrant les chansons sont projet\u00e9es sur grand \u00e9cran en arri\u00e8re-plan, fondues parfois aux images du concert.  Fish est un <em>showman<\/em>, et m\u00eame s&rsquo;il se d\u00e9place moins qu&rsquo;auparavant (l&rsquo;\u00e9troitesse de la sc\u00e8ne y est  peut-\u00eatre aussi pour quelque chose!), ne descend plus dans la fosse pour y danser la gigue avec le quidam, il reste un homme de spectacle qui sait jouer avec ses fans, les faire participer et r\u00e9agir, revenant sur ses th\u00e8mes favoris que sont la guerre et autres absurdit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 moderne. Et bien que sa ma\u00eetrise tr\u00e8s sommaire du fran\u00e7ais ne lui permette pas de digresser autant qu\u2019il le souhaiterait, Fish ne serait pas Fish sans quelques diatribes bien plac\u00e9es. \u00ab\u00a0High Wood\u00a0\u00bb qui traite de la premi\u00e8re guerre mondiale ne d\u00e9marre pas avant un la\u00efus sur les soldats morts pour leur pays, de m\u00eame  que \u00ab\u00a0Blind To The Beautiful\u00a0\u00bb, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019une tirade sur l\u2019\u00e9cologie. <br \/><br \/> Ce soir le chanteur est en voix malgr\u00e9 une quinzaine de dates d\u00e9j\u00e0 au compteur du <em>Moveable Feast Tour<\/em>, et il entend le faire savoir. Signe peut-\u00eatre qu&rsquo;il n&rsquo;a plus les m\u00eames facilit\u00e9s vocales que par le pass\u00e9, il ne boira que de l&rsquo;eau (un mot fran\u00e7ais dont il se moquera all\u00e8grement!). Plus atmosph\u00e9rique que ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, son dernier album <em>Feast of Consequences<\/em> est aussi plus mature. On sent que lui et son groupe ont pris le temps de composer, de tester certains titres sur sc\u00e8ne, \u00e0 l\u2019instar du morceau \u00e9ponyme. Pas moins de sept extraits sont pr\u00e9sent\u00e9s ce soir,  mais le concert r\u00e9serve de belles surprises. Parmi celles-ci, on trouve ainsi les excellents \u00ab\u00a0What Colour Is God ?\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Mr 1470\u00a0\u00bb, respectivement extraits des tr\u00e8s sous-estim\u00e9s <em>Suits<\/em> et <em>Sunsets on Empire<\/em>. Marillion est encore largement mis \u00e0 l&rsquo;honneur, en particulier les deux premiers albums, pour le plaisir non dissimul\u00e9 des spectateurs. Et m\u00eame si les parties instrumentales ne sont pas du niveau Rothery\/Kelly, le quatuor qui accompagne Fish ma\u00eetrise parfaitement  son sujet. Discrets et efficaces, Steve Vantsis \u00e0 la basse, Gavin Griffiths \u00e0 la batterie, l&rsquo;ind\u00e9boulonnable Robin Boult \u00e0 la guitare, et le non moins inamovible Foss Paterson aux claviers r\u00e9interpr\u00e8tent \u00e0 leur mani\u00e8re des titres dont certains font d\u00e9sormais partie du patrimoine progressif. Seul b\u00e9mol, Paterson n\u2019est vraiment pas mis en valeur par le mixage et n\u2019est finalement audible que sur les passages planants. <br \/><br \/> Pour recycler efficacement d&rsquo;anciennes compositions et tenter de satisfaire tout le monde, Fish se plie \u00e0 la pratique du <em>medley<\/em>. Cela lui permet de remettre une couche de Marillion et de caser ses premiers disques solos. Le public ne lui tient gu\u00e8re rigueur de la m\u00e9thode utilis\u00e9e, bien au contraire, il participe de plus belle, ravi de voir s\u2019encha\u00eener d\u2019anciens \u00ab\u00a0tubes\u00a0\u00bb. La seconde partie du spectacle sera perturb\u00e9e par quelques probl\u00e8mes de micro et un volume sonore un peu trop \u00e9lev\u00e9 mais, passablement \u00e9nerv\u00e9 par le larsen, le colosse maintiendra  tout de m\u00eame un haut niveau de pr\u00e9sence. On aurait \u00e9videmment aim\u00e9 un petit \u00ab\u00a0Internal Exile\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Lucky\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0The Company\u00a0\u00bb, mais ne boudons pas notre plaisir, retrouver ce bon vieux Derek William Dick en grande forme  efface largement les petits tracas qui auront \u00e9maill\u00e9 le concert. Souhaitons \u00e0 son album la reconnaissance qui le ferait revenir en premi\u00e8re division. Et tirons une fois encore notre chapeau \u00e0 Arpegia, organisateur de cette soir\u00e9e dont personne n\u2019osait r\u00eaver. L\u2019association n\u2019a d\u2019ailleurs pas fini de nous \u00e9tonner puisqu\u2019une autre superbe double affiche Lazuli\/RPWL est pr\u00e9vue pour le printemps 2014 !<\/p>\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14639\/FISH01.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19451\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14639\/FISH01.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19451\" class=\"wp-image-19451\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14639\/PYT01.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19452\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14639\/PYT01.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19452\" class=\"wp-image-19452\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14639\/FISH03.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19453\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14639\/FISH03.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19453\" class=\"wp-image-19453\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14639\/FISH05.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19454\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14639\/FISH05.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19454\" class=\"wp-image-19454\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14639\/FISH02.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19455\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14639\/FISH02.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19455\" class=\"wp-image-19455\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14639\/FISH04.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19456\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14639\/FISH04.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19456\" class=\"wp-image-19456\"\/><\/figure><\/li><\/figure><\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":14,"featured_media":19450,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19449"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19449"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19449\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19450"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19449"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=19449"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=19449"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}