{"id":19388,"date":"2013-09-09T00:00:00","date_gmt":"2013-09-08T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14572\/Tritonales_22.jpg"},"modified":"2013-09-09T00:00:00","modified_gmt":"2013-09-08T22:00:00","slug":"19388","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2013\/09\/09\/19388\/","title":{"rendered":"Les Tritonales 2013 &#8211; Le Triton court toujours"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Article \u00e9crit en collaboration avec Florent Simon.<\/em><br \/><br \/><strong>La salle mythique du Triton (Les Lilas, 93) cl\u00f4t, pour la onzi\u00e8me ann\u00e9e cons\u00e9cutive, sa saison avec le festival des Tritonales. Moment particulier pour ce lieu unique qui d\u00e9voile une liste d\u2019invit\u00e9s vari\u00e9e et prometteuse, c\u2019est l\u2019occasion d\u2019y d\u00e9couvrir les derniers talents de la sc\u00e8ne parisienne autant que les v\u00e9t\u00e9rans internationaux. Cette ann\u00e9e n\u2019a pas d\u00e9rog\u00e9 \u00e0 la r\u00e8gle de la diversit\u00e9 et de la qualit\u00e9, caract\u00e9ristique de ce lieu si particulier qui inaugure l\u2019ann\u00e9e prochaine une deuxi\u00e8me salle. Retour sur ce voyage musical peu commun.<\/strong><br \/><br \/> Nous d\u00e9marrons cette ann\u00e9e de Tritonales par les l\u00e9gendaires <strong>Shylock<\/strong>, une des rares formations  fran\u00e7aises (si ce n&rsquo;est la seule?) de rock progressif ayant su, durant les ann\u00e9es soixante-dix, se faire remarquer par un label international : CBS. Premier constat : il existait une r\u00e9elle attente envers le groupe ni\u00e7ois, l&rsquo;excitation \u00e9tant ais\u00e9ment palpable parmi l&rsquo;assistance. Second constat : le groupe n&rsquo;est pas ici pour plaisanter. Le set fut en effet d&rsquo;une pr\u00e9cision exemplaire, men\u00e9 tambour battant par le guitariste Fr\u00e9d\u00e9ric L&rsquo;Ep\u00e9e. D&rsquo;une extr\u00eame concentration, le regard ferm\u00e9, il fera preuve d&rsquo;une rigueur  toute jazzistique, contrastant avec l&rsquo;attitude plus rock de la section rythmique.  C&rsquo;est non sans plaisir que nous retrouvons aux c\u00f4t\u00e9s de l&rsquo;\u00e9nergique batteur Andr\u00e9 Fisichella, un Laurent James ayant troqu\u00e9 la six cordes de Lord of Mushrooms pour une Bass Fender du plus bel effet. C\u00f4t\u00e9 musique, le prog instrumental de Shylock fait des merveilles, s&rsquo;articulant autour de nombreux th\u00e8mes puissants et m\u00e9lodiques, pour une rencontre \u00e0 mi-chemin entre les meilleures p\u00e9riodes de King Crimson et Genesis. Au del\u00e0 des titres incontournables de Gialorgues et Ile de Fi\u00e8vre, on aura particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9 le fait d&rsquo;entendre des r\u00e9arrangements du fameux troisi\u00e8me album, celui-ci n&rsquo;ayant pu voir le jour du fait de divergences artistiques avec le label.<br \/><br \/> Poser des mots sur la musique produite par le projet de <strong>Moussay\/Ducret\/Darrifourcq<\/strong> s&rsquo;av\u00e8re \u00eatre un exercice d&rsquo;une grande difficult\u00e9. Leur propension \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rimentation ne nous aura pas \u00e9chapp\u00e9, mais rien n&rsquo;avait filtr\u00e9 quant \u00e0 la teneur de cette collaboration, et c&rsquo;est non sans une certaine curiosit\u00e9 m\u00eal\u00e9e d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 que nous assistons \u00e0 la naissance de cette hydre \u00e0 trois t\u00eates. L&rsquo;exigence, la virtuosit\u00e9 et l&rsquo;exploration de nouvelles contr\u00e9es hostiles sont au programme, et le moins que l&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est que la musique du trio esquive \u00e0 tout prix la moindre facilit\u00e9. Il est ici quasiment impossible de  saisir ne serait-ce qu&rsquo;une bribe de m\u00e9lodie dans ces structures tant\u00f4t tr\u00e8s \u00e9crites, tant\u00f4t th\u00e9\u00e2tres de pure expression solistiques.  Les tonalit\u00e9s, lorsqu&rsquo;elles existent, s&rsquo;entrechoquent brutalement, les ruptures sont permanentes, le tout li\u00e9 par une pr\u00e9cision rythmique effarante, chaque musicien ma\u00eetrisant la moindre parcelle de son instrument \u00e0 la perfection. A l&rsquo;entracte, les premiers rangs de spectateurs non avertis auront d\u00e9sert\u00e9 la salle, ce qui permettra au trio de nous ass\u00e9ner avec ironie les pi\u00e8ces les plus m\u00e9lodiques de la soir\u00e9e, issues majoritairement du r\u00e9pertoire de Sylvain Darrifourcq. <br \/><br \/> Le jeudi 20 juin c\u2019\u00e9tait au tour de <strong>Pearl of swines<\/strong>, formation fran\u00e7aise m\u00e9connue mais talentueuse, de donner rendez-vous \u00e0 un public \u00e9parse. Ce quartet emmen\u00e9 par le bassiste Frederick Galiay est compl\u00e9t\u00e9 par le guitariste Gilles Corodano, le batteur Franck Vaillant et la chanteuse et clavi\u00e9riste Sarah Murcia, et d\u00e9livre une musique radicale et sans concession appuy\u00e9e par des textes d\u2019Edgard Poe. Ce m\u00e9lange des genres, balanc\u00e9 entre rock progressif et n\u00e9o-jazz empreint d\u2019esprit punk, \u00e9moustilla rapidement des oreilles curieuses, malgr\u00e9 une technicit\u00e9 parfois extr\u00eame et des arrangements d\u00e9routants. Pearl of swines r\u00e9ussit \u00e0 embarquer l\u2019audience quelque part entre Gutbucket, Quiet Sun et Sonic Youth. Multipliant les prises de risques rythmiques, les moments de climax furent l\u00e9gion lors de ce set contr\u00f4l\u00e9 et dont on retiendra ce savant m\u00e9lange de virtuosit\u00e9 et d\u2019\u00e9nergie brute.<br \/><br \/> L&rsquo;incontournable batteur Franck Vaillant (il fut en quelque sorte le fil rouge du festival) r\u00e9anime le projet Benzine \u00e0 l&rsquo;occasion de ces Tritonales et rebaptise dans la foul\u00e9e cette nouvelle formation. C&rsquo;est <strong>Raising Benzine<\/strong> que nous appr\u00e9cions le soir du 22 juin, compos\u00e9 de jeunes t\u00eates bien connues du petit monde du jazz contemporain (Antonin Truong ou Julien Desprez pour ne pas les citer). Pr\u00e9sentant quelques compos qui figureront sur un album \u00e0 venir dans quelques mois, les musiciens \u00e9voluent sur le terrain d&rsquo;exp\u00e9rimentation entretenu par leur meneur, celui-ci prenant un plaisir non dissimul\u00e9 \u00e0 d\u00e9jouer les attentes de ses compagnons en leur tendant quelques pi\u00e8ges rythmiques de son cru. Tant\u00f4t guide, tant\u00f4t taquin,  il s&rsquo;impose en colonne vert\u00e9brale d&rsquo;une formation \u00e0 son effigie, naviguant au beau milieu des nuances extr\u00eames et des m\u00e9lodies avec une aisance d\u00e9concertante, rappelant le Bruford des grands jours. Le set sera compl\u00e9t\u00e9 par quelques morceaux issus de ses formations trio, de quoi sustenter largement un public curieux de suivre les p\u00e9r\u00e9grinations du Benzine nouvelle formule.<br \/><br \/> Le 27 nous retrouvions \u00e0 nouveau l\u2019attachant Franck Vaillant qui a int\u00e9gr\u00e9 depuis quelque temps le ph\u00e9nom\u00e8ne <strong>Oto Spooky<\/strong>, groupe fran\u00e7ais d\u00e9j\u00e0 r\u00f4d\u00e9 par la sc\u00e8ne. Leur univers aussi vaste que d\u00e9jant\u00e9 fut projet\u00e9 dans tous les sens en nous offrant une musique \u00e9nergique et port\u00e9e par la symbiose des quatre musiciens (Julien Wack en guitariste-chanteur, Nicolas Custaud \u00e0 la basse et St\u00e9phane Gasquet aux claviers en plus de Frank Vaillant). Ces joyeux larrons ont emball\u00e9 le public \u00e0 l\u2019aide de leur joie communicative : il faut dire que les p\u00e9pites tant\u00f4t psych\u00e9d\u00e9liques, tant\u00f4t progressives balanc\u00e9es par le groupe fait l\u2019effet d\u2019une bonne claque. Une partie du set \u00e9tant compos\u00e9 de nouvelles \u0153uvres, nous attendons donc avec impatience ce concentr\u00e9 de King Crimson, Mr Bungle et Gentle Giant dans un deuxi\u00e8me album.<br \/><br \/> <strong>Guillaume Perret<\/strong>, <strong>Electric Epic<\/strong> et le Triton, c&rsquo;est une longue histoire d&rsquo;amiti\u00e9 musicale dont la flamme est sans cesse renouvel\u00e9e. Le groupe y a r\u00e9cemment r\u00e9sid\u00e9 afin de donner naissance \u00e0 de nouvelles compositions, apr\u00e8s avoir rod\u00e9 son pr\u00e9c\u00e9dent set lors de multiples concerts aux trente-six coins de France et d&rsquo;ailleurs. La salle est blind\u00e9e, le succ\u00e8s s&rsquo;av\u00e8re complet, tant et si bien que les moins pr\u00e9voyants craignent de ne pouvoir rentrer.  Le saxophoniste et ses comparses ont su sans aucun doute se cr\u00e9er une base de fans solide dont la ferveur percute la petite salle lilasienne \u00e0 l&rsquo;entame de l&rsquo;immense tube qu&rsquo;est \u201cShoebox\u201d. Des quelques concerts auxquels nous avons pu assister lors de ces Tritonales, celui d&rsquo;Electric Epic aura sans nul doute \u00e9t\u00e9 le plus pl\u00e9biscit\u00e9, prenant parfois des tournures plus famili\u00e8res aux concerts rock qu&rsquo;aux ambiances feutr\u00e9es des clubs de jazz parisiens (le groupe a r\u00e9cemment exp\u00e9riment\u00e9 les joies du slam et semble press\u00e9 de tester le pogo, avis aux amateurs). Seul b\u00e9mol \u00e0 cette partition \u00e9lectrisante, nous nous attendions \u00e0 de nouveaux morceaux, annonc\u00e9s notamment sur le site du Triton, mais   Guillaume Perret calmera rapidement nos ardeurs. Trop perfectionnistes (et probablement trop occup\u00e9s par la sc\u00e8ne), les comparses pr\u00e9f\u00e8reront attendre leurs quatre dates de novembre prochain en ce m\u00eame lieu pour embrayer sur de nouvelles compos. D&rsquo;ici l\u00e0, nous devrons ce soir nous contenter d&rsquo;un \u00ab\u00a0l\u00e9ger\u00a0\u00bb set de pr\u00e8s de deux heures trente couvrant la totalit\u00e9 de leur r\u00e9pertoire actuel avec un Jim Grandcamp peut-\u00eatre un peu plus en retrait qu&rsquo;\u00e0 son habitude, mais un Guillaume Perret donnant largement le change.<br \/><br \/> Le festival s\u2019est termin\u00e9 en beaut\u00e9 avec une s\u00e9rie de concerts du mythique <strong>Offering<\/strong> reform\u00e9 par Christian Vander, prestigieuse affiche que nous n\u2019avons malheureusement pu avoir le plaisir d\u2019observer. Du reste, cette \u00e9dition 2013 des Tritonales a parfaitement rempli sa mission en proposant \u00e0 nouveau une affiche m\u00ealant habitu\u00e9s, nouvelles t\u00eates, collaborations in\u00e9dites et t\u00eates d&rsquo;affiches all\u00e9chantes. Ce fut assur\u00e9ment un bel aper\u00e7u du paysage progressif actuel, une initiative respectueuse de l&rsquo;h\u00e9ritage du genre tout en \u00e9tant soucieuse d&rsquo;apporter de nouvelles pierres \u00e0 l&rsquo;\u00e9difice. On regrettera uniquement que certaines p\u00e9pites propos\u00e9es n&rsquo;aient pas su trouver leur public, alors qu&rsquo;un soup\u00e7on de curiosit\u00e9 suppl\u00e9mentaire aurait pu lui amener quelques belles d\u00e9couvertes. <br \/><br \/><\/p>\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14572\/Tritonales_04.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19390\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14572\/Tritonales_04.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=19390\" class=\"wp-image-19390\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14572\/Tritonales_12.jpg\" alt=\"\" data-id=\"19391\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14572\/Tritonales_12.jpg\" 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