{"id":18736,"date":"2011-08-07T00:00:00","date_gmt":"2011-08-06T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/foreigner1.jpg"},"modified":"2011-08-07T00:00:00","modified_gmt":"2011-08-06T22:00:00","slug":"18736","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/08\/07\/18736\/","title":{"rendered":"Journey &#8211; Voyage en terre (in)connue"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Ce sont deux poids lourds de la cat\u00e9gorie dinosaures du rock qui se partagent ce soir, la sc\u00e8ne du Palais des Sports : apr\u00e8s un retour au premier plan amorc\u00e9 il y a deux ans, Journey fait sc\u00e8ne commune avec Foreigner, avec l\u2019intention claire de montrer que m\u00eame si les ann\u00e9es passent, les anciens ont toujours de beaux restes.<\/strong><br \/><br \/> C\u2019est un public assez bigarr\u00e9 qui investit le Palais des Sports : si la majorit\u00e9 de l\u2019auditoire peinerait \u00e0 vouloir masquer ses quelques rides, on croise tout de m\u00eame de plus jeunes spectateurs dans les all\u00e9es d\u2019une sa salle copieusement garnie, sans \u00eatre compl\u00e8te pour autant. Il est 20 heures quand les lumi\u00e8res s\u2019\u00e9teignent une premi\u00e8re fois afin d\u2019accueillir Nono\u00a0\u2013\u00a0il ne s\u2019agit pas ici du petit robot de l\u2019Odysseus, mais du c\u00e9l\u00e8bre guitariste de Trust, qui joue dor\u00e9navant sous son nom \u2013\u00a0venu avec une bande de copains pour tenter de chauffer un peu la salle. Mais le public n\u2019est pas vraiment conquis, malgr\u00e9 un timide sursaut lors de la reprise du \u00ab\u00a0On The Road Again\u00a0\u00bb de Canned Heat, et c\u2019est sous des applaudissement tout juste polis que la troupe quitte la sc\u00e8ne, laissant place \u00e0 Foreigner. <br \/><br \/> Pour beaucoup, Foreigner se r\u00e9sume \u00e0  \u00ab\u00a0I Want To Know What Love Is\u00a0\u00bb. Mais n\u2019en d\u00e9plaise aux ignares, Foreigner est aussi un tr\u00e8s bon groupe de rock, heureusement dot\u00e9 d\u2019un guitariste de grande classe, Mick Jones, lequel appara\u00eet revigor\u00e9 au cot\u00e9 de ses jeunes acolytes. Le premier responsable de cette cure de jouvence se nomme Kelly Hansen, dont la pr\u00e9sence sc\u00e9nique surprend : derri\u00e8re ses faux airs de Steven Tyler, le chanteur est compl\u00e8tement d\u00e9cha\u00een\u00e9. Mais on regrette en revanche la pr\u00e9sence d\u2019une v\u00e9ritable ballerine au sein du groupe, en la personne du bassiste Jeff Pilson, qui est \u00e0 Foreigner ce que Janick Gers est \u00e0 Iron Maiden : une danseuse frustr\u00e9e n\u2019ayant pas peur du ridicule.<br \/><br \/> Mick Jones et consorts sortent la machine \u00e0 tubes : \u00ab\u00a0Cold as Ice \u00bb, \u00ab\u00a0Urgent \u00bb et bien \u00e9videmment \u00ab\u00a0I Want To Know What Love Is \u00bb repris d\u2019un seul homme par le public tandis que Deen Castronovo se d\u00e9cha\u00eene sur le c\u00f4t\u00e9 de la sc\u00e8ne. Il est bien agr\u00e9able d\u2019entendre aussi \u00ab\u00a0Feels Like The First Time\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Starrider\u00a0\u00bb, introduit par Mick Jones dans un fran\u00e7ais impeccable. Avec une bonne prestation mise en valeur par un son clair, malgr\u00e9 un certain manque de relief, Foreigner marque des points, en totale communion avec le public, et place ainsi Journey sous pression.<br \/><br \/> Les Am\u00e9ricains se font d\u2019ailleurs franchement d\u00e9sirer puisqu\u2019il n\u2019est pas loin de 23 heures lorsqu\u2019ils font leur entr\u00e9e en sc\u00e8ne sur \u00ab\u00a0Separate Ways\u00a0\u00bb. D\u00e8s les premi\u00e8res secondes, on est frapp\u00e9 par le son, massif et clair. Derri\u00e8re sa batterie, Deen Castronovo fait le show tout en assurant des ch\u0153urs parfaitement justes. Neal Schon est dans son monde et abreuve la salle de solos inutiles, comme d\u2019habitude, tandis que Jonathan Cain demeure imp\u00e9rial de classe derri\u00e8re ses claviers. Ross Valory reste l\u2019arch\u00e9type du bassiste rock : discret mais terriblement efficace et c\u2019est un vrai plaisir de voir sur sc\u00e8ne un musicien si m\u00e9sestim\u00e9. Reste Arnel Pineda. Il serait bon, d\u2019embl\u00e9e, de se rappeler des paroles que l\u2019on est cens\u00e9 chanter, surtout sur des perles comme \u00ab\u00a0Wheel In The Sky\u00a0\u00bb. Ensuite, un petit passage chez <em>Relooking Extreme<\/em> s\u2019impose, pour sortir de la paire veste en cuir \/ jean moulant. Saluons au passage un bel effort de Jonathan Cain qui tente de s\u2019exprimer dans la langue de Moli\u00e8re (pari r\u00e9ussi malgr\u00e9 un accent horrible !) histoire d\u2019\u00e9tablir la communication avec le public parisien. <br \/><br \/> Seuls deux titres d\u2019<em>Eclipse<\/em> sont jou\u00e9s : Journey a jou\u00e9 la s\u00e9curit\u00e9, oubliant toutefois \u2013 \u00d4 scandale \u2013 les perles que sont \u00ab\u00a0Mother, Father\u00a0\u00bb chant\u00e9 par Castronovo, mais aussi \u00ab\u00a0 Lovin\u2019, Touchin\u2019, Squeezin\u2019\u00a0\u00bb, que l\u2019on aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 aux sempiternels et gluants \u00ab\u00a0Lights\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Open Arms\u00a0\u00bb. De bon moments se d\u00e9gagent de l\u2019ensemble, comme \u00ab\u00a0Be Good To Yourself\u00a0\u00bb , \u00ab\u00a0Don\u2019t Stop Believing;\u00a0\u00bb ou le rappel \u00ab\u00a0Any Way You Want It\u00a0\u00bb, qui ne manque pas d\u2019exciter les deux \u00e9tudiantes am\u00e9ricaines que l\u2019on n\u2019avait pas manqu\u00e9 de remarquer aux alentours. Comme d\u2019habitude, Journey ma\u00eetrise son sujet, proposant un concert \u00ab\u00a0cl\u00e9s en mains\u00a0\u00bb. Malgr\u00e9 les errances et la fatigue d\u2019Arnel Pineda par moments, l\u2019ambiance est au rendez-vous, alors pourquoi pinailler&nbsp;?<\/p>\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/foreigner2.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18738\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/foreigner2.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18738\" class=\"wp-image-18738\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/nono1.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18739\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/nono1.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18739\" class=\"wp-image-18739\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/journey1.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18740\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/journey1.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18740\" class=\"wp-image-18740\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/__MACOSX\" alt=\"\" data-id=\"18741\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/__MACOSX\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18741\" class=\"wp-image-18741\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/nono2.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18742\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/nono2.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18742\" class=\"wp-image-18742\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/journey2.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18743\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/journey2.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18743\" class=\"wp-image-18743\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/foreigner1.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18744\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12905\/foreigner1.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18744\" class=\"wp-image-18744\"\/><\/figure><\/li><\/figure><\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":9,"featured_media":18737,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18736"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18736"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18736\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18737"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18736"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18736"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18736"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}