{"id":18699,"date":"2011-07-06T00:00:00","date_gmt":"2011-07-05T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-5.jpg"},"modified":"2011-07-06T00:00:00","modified_gmt":"2011-07-05T22:00:00","slug":"18699","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/07\/06\/18699\/","title":{"rendered":"Panzerballett &#038; Morglbl Trio &#8211; Tritonales (1\/3) : La puissance du jazz hilarant"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Deux formations alliant <em>fun<\/em> et puissance se partageaient cette seconde soir\u00e9e des Tritonales, rendez-vous annuel des musiques progressives. De toute \u00e9vidence, carte blanche \u00e9tait donn\u00e9e aux trublions de la fusion aux accents m\u00e9talliques afin de secouer les rideaux du Triton, sc\u00e8ne d\u2019un confort et d\u2019une sonorit\u00e9 exceptionnelle. Cette salle autorise un concert  de metal \u00e0 \u00eatre pr\u00e9cis et dynamique tout en conservant un volume raisonnable. Certains regretteront que le lieu privil\u00e9gie les places assises, mais il n\u2019est pas honteux de pr\u00e9f\u00e9rer de temps \u00e0 autres \u00e9viter les <em>slams<\/em> pour d\u00e9guster conjointement verre de vin et soli inspir\u00e9s. <\/strong> <br \/><br \/> La formation allemande Panzerballet a r\u00e9pondu \u00ab\u00a0pr\u00e9sent\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019invitation de Christophe Godin, et lorsqu\u2019on conna\u00eet sa r\u00e9putation mais \u00e9galement la raret\u00e9 de sa pr\u00e9sence hors de son pays d\u2019origine, notre curiosit\u00e9 n\u2019en est que d\u00e9cupl\u00e9e. Une formule tr\u00e8s simple peut d\u00e9finir \u00e0 elle seule le style du groupe : <em>Meshuggah meets Jazz<\/em>. Ici, point de volont\u00e9 de glisser quelques l\u00e9gers reflets jazzy au sein d\u2019un mur du son heavy et syncop\u00e9, la fusion des genres est parfaitement \u00e9quilibr\u00e9e notamment gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019apport d\u2019un saxophoniste permanent. Panzerballet pratique l\u2019art de la reprise d\u00e9jant\u00e9e, qui ne conserve que rarement plus de quelque notes de filiation \u00e0 l\u2019original. Ils s\u2019attaquent aussi bien \u00e0 \u00ab\u00a0Some Skunk Funk\u00a0\u00bb (Brecker Brothers) qu\u2019aux <em>Simpsons<\/em> en passant par \u00ab\u00a0the Time of my life\u00a0\u00bb, issue de la B.O. de <em>Dirty Dancing<\/em>. Amusant d\u2019ailleurs que la seule erreur perceptible du concert soit issue de la simplissime intro de ce morceau. Le \u00ab\u00a0coupable\u00a0\u00bb nous aura gratifi\u00e9s d\u2019une belle grimace \u00e0 cet \u00e9gard. Mais ne suscitons pas le doute, ce groupe massif est d\u2019une propret\u00e9 exemplaire, et le responsable en est clairement leur batteur, monstrueux de pr\u00e9cision tout au long des compos aux couloirs sinueux. <br \/><br \/> On pourra \u00e9ventuellement regretter l\u2019attitude tr\u00e8s concentr\u00e9e de la formation, pas forc\u00e9ment aussi fun qu\u2019elle aimerait le faire croire. On la sent malgr\u00e9 tout plus \u00e0 l\u2019aise \u00e0 mesure que les morceaux se succ\u00e8dent, jusqu\u2019\u00e0 atteindre une certaine apoth\u00e9ose lors de \u00ab\u00a0Friede, Freude, Fussball\u00a0\u00bb pendant lequel le public sera vivement sollicit\u00e9 et ne se privera pas de<em> headbanguer<\/em> sur les quelques <em>blast beats<\/em> ravageurs. Panzerballett en <em>live<\/em> est une exp\u00e9rience in\u00e9dite, physiquement \u00e9prouvante mais gratifiante, tant la concentration est de mise pour survivre \u00e0 cette salve sonore et complexe. Les retardataires ayant rat\u00e9 l\u2019\u00e9v\u00e8nement pourront les d\u00e9couvrir au festival Crescendo, face \u00e0 la mer, le vingt ao\u00fbt prochain. <br \/><br \/> Apr\u00e8s une courte pause, c\u2019est le M\u00f6rglbl Trio (prononcez Morgeulbeul) qui prend d\u2019assaut nos tympans. Si le Triton est un peu la r\u00e9sidence secondaire de Christophe Godin, sa sc\u00e8ne s\u2019apparenterait plut\u00f4t \u00e0 un bac \u00e0 sable, th\u00e9\u00e2tre au fil des ans de ses projets les plus allum\u00e9s et de ses blagues les plus lamentables. Et le public en redemande, puisque les premiers rangs sont occup\u00e9s en grande partie par des aficionados l\u00e9g\u00e8rement imbib\u00e9s qui contribueront largement \u00e0 l\u2019ambiance bon enfant r\u00e9gnant  tout au long de la soir\u00e9e.<br \/><br \/> Les trois gaillards nous pr\u00e9sentent quelques extraits de leur prochain album <em>Brutal Romance<\/em>, tel le morceau \u00e9ponyme, \u00ab\u00a0Fidel Gastro\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Gnocchies on the Block\u00a0\u00bb, dont la po\u00e9sie n\u2019a d\u2019\u00e9gal que le taux d\u2019alcool\u00e9mie moyen de la salle. Et si de changement stylistique radical il n\u2019est ici pas question, on appr\u00e9ciera le grand \u00e9cart facial pratiqu\u00e9. En effet, le contraste entre petites m\u00e9lodies inoffensives et \u00e9normes riffs tout droit sortis d\u2019une sept cordes guillerette est ici largement exploit\u00e9 pour notre plus grand bonheur. <br \/><br \/> Un show de M\u00f6rglbl laissant une bonne place \u00e0 l\u2019humour, chaque pause est pr\u00e9texte aux calembours, bouffonneries et autres gal\u00e9jades. Mais en ce trois juin 2011, Christophe Godin a atteint ce qui restera probablement comme le paroxysme de sa carri\u00e8re, puisqu\u2019en f\u00e9d\u00e9rant la salle enti\u00e8re et ses musiciens, il r\u00e9veilla violemment un pauvre h\u00e8re, doucement endormi \u00e0 sa table. Diablement efficace car la \u00ab\u00a0victime\u00a0\u00bb est d\u00e8s lors rest\u00e9e parfaitement attentive&#8230; Sur le terrain musical, rares sont les reproches possibles. La fusion r\u00e9jouissante jazz-metal-funk aux douces effluves de Satriani s\u2019av\u00e8re toujours ma\u00eetris\u00e9e, et la pr\u00e9sence de structures plus \u00ab\u00a0simples\u00a0\u00bb (tout est relatif) que celles de Panzerballet, am\u00e8ne une v\u00e9ritable bouff\u00e9e d\u2019air frais pour un show plus accessible et plus rock\u2019n\u2019roll. La formation poss\u00e8de un r\u00e9el savoir-faire en terme de riffs efficaces et de m\u00e9lodies, tranchant parfois avec quelques soli improvis\u00e9s moins accrocheurs et plus lassants que l\u2019ensemble. Le shred passe cependant toujours mieux lorsqu\u2019on y injecte du second degr\u00e9 et l\u2019impression globale reste franchement positive, le plaisir du jeu \u00e9tant pleinement communicatif. Cette double affiche m\u00ealant jazz metal et fun touche \u00e0 sa fin, le temps pour le leader du groupe allemand de rejoindre M\u00f6rglbl sur sc\u00e8ne en une reprise d\u00e9jant\u00e9e de \u00ab\u00a0Smoke on the Water\u00a0\u00bb, seul et unique morceau chant\u00e9 de la soir\u00e9e.<br \/><br \/> Pour peu que l\u2019on adh\u00e8re \u00e0 ce style musical alambiqu\u00e9 et azimut\u00e9, on ne peut qu\u2019appr\u00e9cier l\u2019initiative louable d\u2019avoir r\u00e9uni ces formations sur une m\u00eame affiche. Malgr\u00e9 la r\u00e9ussite de l\u2019ensemble et les qualit\u00e9s du Triton, une pointe de regret persiste, celle de ne pas les avoir vus sur une sc\u00e8ne plus large, aux lumi\u00e8res plus travaill\u00e9es, pour d\u00e9cupler leur force de frappe et permettre au public comme aux artistes de s\u2019exprimer pleinement.<\/p>\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-4.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18701\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-4.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18701\" class=\"wp-image-18701\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-6.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18702\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-6.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18702\" class=\"wp-image-18702\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-1.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18703\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-1.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18703\" class=\"wp-image-18703\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-2.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18704\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-2.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18704\" class=\"wp-image-18704\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-7.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18705\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-7.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18705\" class=\"wp-image-18705\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-3.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18706\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-3.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18706\" class=\"wp-image-18706\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-5.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18707\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12841\/110603_PanzerballettMorglbl_Triton-5.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18707\" class=\"wp-image-18707\"\/><\/figure><\/li><\/figure><\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":24,"featured_media":18700,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18699"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/24"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18699"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18699\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18700"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18699"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18699"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18699"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}