{"id":18592,"date":"2012-10-28T00:00:00","date_gmt":"2012-10-27T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-05.jpg"},"modified":"2012-10-28T00:00:00","modified_gmt":"2012-10-27T22:00:00","slug":"18592","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/10\/28\/18592\/","title":{"rendered":"Flying Colors &#8211; La classe am\u00e9ricaine"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Si sur le papier Flying Colors avait tout du super-groupe progressif dans la lign\u00e9e de Transatlantic, l&rsquo;\u00e9coute de l&rsquo;album en avait d\u00e9concert\u00e9 plus d&rsquo;un. Cherchant plus ou moins adroitement un terrain d&rsquo;entente entre progressif et pop, cette brochette de talents n&rsquo;est finalement jamais r\u00e9ellement parvenue \u00e0 affirmer son identit\u00e9 musicale.<br \/> Mais quelle que soit l&rsquo;opinion que l&rsquo;on peut en avoir sur disque, il \u00e9tait \u00e9vident que la perspective de voir de tels musiciens fouler une m\u00eame sc\u00e8ne allait en all\u00e9cher plus d&rsquo;un. Et le moins que l&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est que nos esp\u00e9rances furent ce soir l\u00e0 parfaitement combl\u00e9es.<\/strong><br \/><br \/> Un concert au Trianon \u00e9tait l&rsquo;assurance d&rsquo;une qualit\u00e9 sonore quasi optimale, la possibilit\u00e9 d&rsquo;offrir \u00e0 Flying Colors un \u00e9crin \u00e9pousant parfaitement les contours de son casting quatre \u00e9toiles. Mais qui dit Trianon, dit prix des places en cons\u00e9quence, et c&rsquo;est bien l\u00e0 que le b\u00e2t blesse. Les fervents admirateurs \u00e9taient pr\u00e9sents, mais les curieux furent oblig\u00e9s de passer leur chemin, ne permettant pas \u00e0 la salle d&rsquo;\u00eatre comble.<br \/><br \/> C&rsquo;est aux \u00e9ternels espoirs de Beardfish que revient la t\u00e2che d&rsquo;activer nos neurones, un choix finalement peu surprenant de premi\u00e8re partie, r\u00e9solument ancr\u00e9e au sein du genre progressif. Et de prog il en est tr\u00e8s rapidement question, le groupe d\u00e9marrant son <em>set<\/em> par la longue intro instrumentale de \u00ab\u00a0And the stone said \u00ab\u00a0If I could speak\u00a0\u00bb. Un choix ambitieux pour un morceau pas forc\u00e9ment accessible \u00e0 qui d\u00e9couvrirait ce soir la formation h\u00e9riti\u00e8re de Yes et Genesis. Le public semble ne pas s&rsquo;en formaliser et appr\u00e9cie \u00e0 sa juste valeur la performance. Assis derri\u00e8re ses claviers, Rikard Sj\u00f6blom, le meneur de la bande, n&rsquo;est pas un mod\u00e8le de communication. Mais il laisse ainsi la place \u00e0 son \u00e9tonnant bassiste \u00e0 chaussettes qui se d\u00e9place en glissades et autres cabrioles du plus bel effet.  Si on regrette parfois son manque de justesse dans les aigu\u00ebs, le leader sait se faire pardonner et vient r\u00e9guli\u00e8rement taquiner la six cordes de fort belle mani\u00e8re. \u00c9tonnamment, The Void, le nouvel album, et son orientation musicale plus directe n&rsquo;est \u00e9voqu\u00e9 qu&rsquo;en fin de <em>set<\/em>, \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;un furieux \u00ab\u00a0Voluntary Slavery\u00a0\u00bb.<br \/><br \/> A en juger par les tee-shirts qui pars\u00e8ment la foule, il est \u00e9vident que Mike Portnoy et Neal Morse ont f\u00e9d\u00e9r\u00e9 la majorit\u00e9 du public pr\u00e9sent, et celui-ci entend bien le faire comprendre. Le volume monte d&rsquo;un bon cran, l&rsquo;assistance se compacte tant bien que mal et Flying Colors fait enfin son entr\u00e9e sur  sc\u00e8ne, avec la ferme intention de r\u00e9citer son premier album dans sa totalit\u00e9 tout en nous offrant quelques surprises de son cru.<br \/><br \/> On appr\u00e9cie instantan\u00e9ment la qualit\u00e9 du mix, le son \u00e9tant limpide, m\u00eame au second balcon et l&rsquo;on s&rsquo;installe alors confortablement pour deux heures de plaisir. L&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de l&rsquo;album permet de passer sans complexe d&rsquo;un puissant hard <em>bluesy<\/em> (\u00ab\u00a0Shoulda Coulda Woulda\u00a0\u00bb) convenant parfaitement au jeu de Steve Morse \u00e0 un \u00ab\u00a0Love is what I&rsquo;m waiting for\u00a0\u00bb aux accents totalement pop, \u00e0 mi-chemin entre Queen et les Fab Four. L\u00e0 o\u00f9 le cocktail peut \u00e9tonner sur disque, il prend une tournure ludique sur sc\u00e8ne o\u00f9 l&rsquo;ennui n&rsquo;a plus une seule seconde pour s&rsquo;installer. Le <em>show<\/em> s&rsquo;av\u00e8re dans un premier temps quelque peu d\u00e9concertant, chacun donnant le meilleur de lui-m\u00eame dans les quelques m\u00e8tres carr\u00e9s qui lui sont allou\u00e9s, puis la complicit\u00e9 de Neal Morse et Mike Portnoy reprend le dessus. Steve Morse semble quant \u00e0 lui appr\u00e9cier la compagnie du chanteur Casey McPherson mais ne se rapprochera que plus rarement de Dave LaRue, imp\u00e9rial d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre de la soir\u00e9e.<br \/> C&rsquo;est sans grande surprise mais avec un plaisir certain que l&rsquo;on accueille les diverses reprises, chaque membre ayant ses dix minutes de gloire attitr\u00e9es. Si Casey vient pour la premi\u00e8re fois de sa vie d\u00e9fendre son groupe Endochine sur une sc\u00e8ne parisienne, c&rsquo;est le classique \u00ab\u00a0Hallelujah\u00a0\u00bb qui permettra de balayer d&rsquo;\u00e9ventuels doutes. Avec cette reprise fid\u00e8le \u00e0 la version de Jeff Buckley, le petit prot\u00e9g\u00e9 de Portnoy affirme son statut d&rsquo;excellent chanteur \u00e0 l&rsquo;aise dans bien des registres, et tire sans mal son \u00e9pingle du jeu face aux mastodontes du progressif.<br \/> On pourra trouver triste que l&rsquo;accueil le plus chaleureux de la soir\u00e9e soit fait \u00e0 la reprise du finalement peu extraordinaire \u00ab\u00a0Repentance\u00a0\u00bb de Dream Theater, morceau poss\u00e9dant le double int\u00e9r\u00eat de permettre \u00e0 Portnoy de pousser la chansonnette (exercice qu&rsquo;il reproduira sur \u00ab\u00a0Fool in my heart\u00a0\u00bb) tout en offrant un morceau in\u00e9dit en <em>live<\/em>, l&rsquo;ex-groupe du batteur n&rsquo;ayant jamais eu l&rsquo;occasion de l&rsquo;interpr\u00e9ter par le pass\u00e9. Moins rare mais plus efficace et intimiste, c&rsquo;est \u00ab\u00a0June\u00a0\u00bb de Spock&rsquo;s Beard qui se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre le point d&rsquo;orgue de la soir\u00e9e, les membres se r\u00e9unissant en toute simplicit\u00e9 face au public pour interpr\u00e9ter ce tube \u00e0 plusieurs voix, l&rsquo;occasion de faire preuve d&rsquo;une complicit\u00e9 visiblement non feinte.<br \/><br \/> Une poign\u00e9e de morceaux plus tard, les cinq comp\u00e8res tirent leur r\u00e9v\u00e9rence sur le tr\u00e8s Neal Morsien \u00ab\u00a0Infinite Fire\u00a0\u00bb, plus longue pi\u00e8ce de leur album \u00e9ponyme, et visiblement une des plus appr\u00e9ci\u00e9e par l&rsquo;assistance. C&rsquo;est ainsi que se cl\u00f4t un <em>show<\/em> aux allures de <em>best-of<\/em>, d\u00e9peignant soigneusement les univers de ses diverses composantes en offrant finalement tout ce dont le public pouvait esp\u00e9rer, ni plus, ni moins. Et si une chose est certaine apr\u00e8s cette folle soir\u00e9e, c&rsquo;est que sur sc\u00e8ne, Flying Colors a finalement choisi son camp, celui du rock progressif de haut vol. Si nous ne savons pas ce que l&rsquo;avenir r\u00e9serve \u00e0 la formation am\u00e9ricaine, nous ne pouvons qu&rsquo;esp\u00e9rer que cela puisse se traduire par un second album plus ambitieux, \u00e0 la hauteur de la performance <em>live<\/em> d\u00e9ploy\u00e9e.<\/p>\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-04.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18594\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-04.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18594\" class=\"wp-image-18594\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-07.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18595\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-07.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18595\" class=\"wp-image-18595\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-06.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18596\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-06.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18596\" class=\"wp-image-18596\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-02.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18597\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-02.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18597\" class=\"wp-image-18597\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-03.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18598\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-03.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18598\" class=\"wp-image-18598\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-01.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18599\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-01.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18599\" class=\"wp-image-18599\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-05.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18600\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/14083\/20120919-Trianon-FlyingColors-05.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18600\" class=\"wp-image-18600\"\/><\/figure><\/li><\/figure><\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":24,"featured_media":18593,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18592"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/24"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18592"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18592\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18593"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18592"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18592"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18592"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}