{"id":18529,"date":"2011-04-12T00:00:00","date_gmt":"2011-04-11T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-5.jpg"},"modified":"2011-04-12T00:00:00","modified_gmt":"2011-04-11T22:00:00","slug":"18529","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/04\/12\/18529\/","title":{"rendered":"Sonata Arctica &#8211; Vainqueur par K(akk)O"},"content":{"rendered":"\n<p>Les classiques s\u2019encha\u00eenent (\u00ab\u00a0Replica\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Paid in full\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Victoria\u2019s secret\u00a0\u00bb) et le public (plus jeune et f\u00e9minin qu\u2019\u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e) semble parfaitement acquis \u00e0 la cause, participant activement, que le morceau soit un classique ou non.\u00a0Un leader aussi envahissant ne laisse \u00e9videmment que peu de place au reste de la bande, les musiciens b\u00e9n\u00e9ficiant cependant des projecteurs lors de l\u2019instrumental compos\u00e9 pour l\u2019occasion : \u00ab\u00a0Instrumental P\u00e2t\u00e9\u00a0\u00bb. On ne rit pas. Il est tout de m\u00eame regrettable qu\u2019ils ne tentent pas de s\u2019imposer plus fr\u00e9quemment au long de la soir\u00e9e, la <em>Keytar<\/em> d\u2019Henrik Klingenberg ou l\u2019attitude l\u00e9g\u00e8rement poseuse du guitariste ne suffisant pas \u00e0 cr\u00e9er la proximit\u00e9 avec le public.<\/p>\r\n\n<p>La conclusion est habilement orchestr\u00e9e, puisque le groupe ass\u00e8ne l\u2019hymne \u00ab\u00a0Don\u2019t say a word\u00a0\u00bb dans lequel il incorpore le d\u00e9lirant \u00ab\u00a0Vodka\u00a0\u00bb pour imm\u00e9diatement conclure sur le final du dernier album en date. Inutile de pr\u00e9ciser que la foule est en transe, \u00e0 la limite de l\u00e2cher une larme lors de l\u2019ultime salut, au son du th\u00e8me de <em>Band of Brothers<\/em>.<br \/> Pas de doute, ils connaissent leur m\u00e9tier.<br \/><br \/> En <em>live<\/em>, l\u2019atout majeur de Sonata Arctica est probablement de ne pas se conformer aux canons du genre, incorporant humour et d\u00e9contraction dans un milieu globalement plut\u00f4t conservateur. Certains leur reprocheront cependant un manque de renouvellement dans la <em>set-list<\/em> et une implication pas toujours optimale de la part de tous les membres. Le plaisir, lui, \u00e9tait assur\u00e9ment au rendez-vous.<\/p>\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-6.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18531\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-6.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18531\" class=\"wp-image-18531\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-3.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18532\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-3.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18532\" class=\"wp-image-18532\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-7.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18533\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-7.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18533\" class=\"wp-image-18533\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-1.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18534\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-1.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18534\" class=\"wp-image-18534\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-2.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18535\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-2.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18535\" class=\"wp-image-18535\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-4.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18536\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-4.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18536\" class=\"wp-image-18536\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-8.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18537\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-8.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18537\" class=\"wp-image-18537\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-5.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18538\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-5.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18538\" class=\"wp-image-18538\"\/><\/figure><\/li><\/figure><\/ul>\n<p><br \/> Place ensuite aux v\u00e9t\u00e9rans du sympho transalpin, Labyrinth. Le groupe pers\u00e9v\u00e8re sans rel\u00e2che depuis 15 ans dans une formule extr\u00eamement classique non \u00e9loign\u00e9e de Stratovarius ou Helloween. Un tel d\u00e9vouement au service du genre, tout en continuant \u00e0 encha\u00eener les premi\u00e8res parties hors de sa terre natale, suscitera au choix l\u2019admiration ou la consternation.\u00a0Une partie du public a ce soir choisi son camp, la musique du groupe rappelant probablement \u00e0 certains les premi\u00e8res heures de Sonata. On retiendra cependant de leur prestation une lin\u00e9arit\u00e9 \u00e9touffante, ainsi qu\u2019un chanteur \u00e0 la peine, p\u00e9dale d\u2019effets d\u2019un c\u00f4t\u00e9, anti-s\u00e8ches de paroles de l\u2019autre. <br \/><br \/> Quelques minutes plus tard, la bande \u00e0 Kakko impose de suite sa supr\u00e9matie de t\u00eate d\u2019affiche. Surplombant une d\u00e9coration plut\u00f4t sobre, les murs de leds \u00e9gr\u00e8nent lors de l\u2019intro un compte \u00e0 rebours \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 redoutable. C\u2019est affich\u00e9 clairement, la tourn\u00e9e met en avant le dernier opus, qui confirmait \u00e0 l\u2019\u00e9poque l\u2019orientation amorc\u00e9e sur <em>Reckoning Night<\/em> puis consolid\u00e9e sur <em>Unia<\/em> : plus exigeante pour l\u2019auditeur, moins ax\u00e9e guitare, ne l\u00e9sinant pas sur l\u2019argument symphonique en y gagnant un semblant de complexit\u00e9. <em>Days of grays<\/em> est ainsi fi\u00e8rement repr\u00e9sent\u00e9 en ce d\u00e9but de concert par trois de ses chansons. C&rsquo;est l\u2019occasion pour Tony Kakko de prouver une fois de plus qu\u2019il s\u2019impose d\u00e9finitivement en pi\u00e8ce ma\u00eetresse de la bande. Parfaitement \u00e0 l\u2019aise, il ne lui suffit que de quelques secondes pour ajuster sa voix et nous proposer un chant de qualit\u00e9. Mis en valeur par un son avantageux (ce dont le guitariste ne pourra se vanter) il reste fid\u00e8le aux performances entendues sur le disque. Profondeur, chaleur, aigu\u00ebs de poitrine agr\u00e9ables, il ne se risque plus \u00e0 gravir les pentes escarp\u00e9es de sa jeunesse sur \u00ab\u00a0Blank File\u00a0\u00bb, mais en fournit une r\u00e9interpr\u00e9tation admirable.<br \/> Se positionnant en v\u00e9ritable metteur en sc\u00e8ne, il ponctuera le set de ses nombreuses interventions humoristiques, et s\u2019amusera avec les nerfs du public. Exemple flagrant, \u00ab\u00a0Fullmoon\u00a0\u00bb, point d\u2019orgue de chaque concert, verra la tension de son intro au piano compl\u00e8tement d\u00e9samorc\u00e9e par les pitreries de Kakko singeant un chanteur de rap. Sacril\u00e8ge pour les uns, marque de courage pour les autres, le groupe jouera savamment avec nos attentes, proposant \u00e7\u00e0 et l\u00e0 des <em>breaks<\/em> aux accents piano-bar en parfait d\u00e9calage avec leur univers.<\/p>\r\n\n<p>Les classiques s\u2019encha\u00eenent (\u00ab\u00a0Replica\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Paid in full\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Victoria\u2019s secret\u00a0\u00bb) et le public (plus jeune et f\u00e9minin qu\u2019\u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e) semble parfaitement acquis \u00e0 la cause, participant activement, que le morceau soit un classique ou non.\u00a0Un leader aussi envahissant ne laisse \u00e9videmment que peu de place au reste de la bande, les musiciens b\u00e9n\u00e9ficiant cependant des projecteurs lors de l\u2019instrumental compos\u00e9 pour l\u2019occasion : \u00ab\u00a0Instrumental P\u00e2t\u00e9\u00a0\u00bb. On ne rit pas. Il est tout de m\u00eame regrettable qu\u2019ils ne tentent pas de s\u2019imposer plus fr\u00e9quemment au long de la soir\u00e9e, la <em>Keytar<\/em> d\u2019Henrik Klingenberg ou l\u2019attitude l\u00e9g\u00e8rement poseuse du guitariste ne suffisant pas \u00e0 cr\u00e9er la proximit\u00e9 avec le public.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La conclusion est habilement orchestr\u00e9e, puisque le groupe ass\u00e8ne l\u2019hymne \u00ab\u00a0Don\u2019t say a word\u00a0\u00bb dans lequel il incorpore le d\u00e9lirant \u00ab\u00a0Vodka\u00a0\u00bb pour imm\u00e9diatement conclure sur le final du dernier album en date. Inutile de pr\u00e9ciser que la foule est en transe, \u00e0 la limite de l\u00e2cher une larme lors de l\u2019ultime salut, au son du th\u00e8me de <em>Band of Brothers<\/em>.<br \/> Pas de doute, ils connaissent leur m\u00e9tier.<br \/><br \/> En <em>live<\/em>, l\u2019atout majeur de Sonata Arctica est probablement de ne pas se conformer aux canons du genre, incorporant humour et d\u00e9contraction dans un milieu globalement plut\u00f4t conservateur. Certains leur reprocheront cependant un manque de renouvellement dans la <em>set-list<\/em> et une implication pas toujours optimale de la part de tous les membres. Le plaisir, lui, \u00e9tait assur\u00e9ment au rendez-vous.<\/p>\n<!-- wp:gallery {\"ids\":[18531,18532,18533,18534,18535,18536,18537,18538]} --><figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-6.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18531\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-6.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18531\" class=\"wp-image-18531\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-3.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18532\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-3.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18532\" class=\"wp-image-18532\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-7.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18533\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-7.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18533\" class=\"wp-image-18533\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-1.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18534\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-1.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18534\" class=\"wp-image-18534\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-2.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18535\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-2.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18535\" class=\"wp-image-18535\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-4.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18536\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-4.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18536\" class=\"wp-image-18536\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-8.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18537\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-8.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18537\" class=\"wp-image-18537\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-5.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18538\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-5.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18538\" class=\"wp-image-18538\"\/><\/figure><\/li><\/figure><\/ul><!-- \/wp:gallery -->\n<p><strong>Le rendez-vous de Sonata Arctica en terres parisiennes s\u2019av\u00e8re immuable. Mod\u00e8les de fid\u00e9lit\u00e9, les Finlandais r\u00e9unissent leurs adeptes \u00e0 un rythme annuel que leurs (relatives) prises de risque musicales ne semblent pas r\u00e9ellement affecter.\u00a0En cette belle soir\u00e9e de mars, les jeunes loups du heavy symphonique s\u2019appr\u00eatent \u00e0 nous donner une le\u00e7on de professionnalisme, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019afficher une spontan\u00e9it\u00e9 rafra\u00eechissante&#8230; <\/strong><br \/><br \/> L\u2019Elys\u00e9e Montmartre encore en pleine forme ce soir-l\u00e0, et accueillant chaleureusement les premi\u00e8res parties selon sa tradition, offre tout d\u2019abord \u00e0 Triosphere la charge d\u2019investir la sc\u00e8ne. Sans \u00eatre ahurissants d\u2019originalit\u00e9, les Norv\u00e9giens captent l\u2019attention en trois accords. Une formule plut\u00f4t rare o\u00f9 la chanteuse est \u00e9galement bassiste, dans un registre vocal proche des Doro (Warlock) ou autres Magali Luyten (Virus IV). Avec ce heavy thrash soignant ses arrangements de guitares, toujours m\u00e9lodiques, nous sommes ici bien loin des formules f\u00e9minines gotho-ringardes polluant le paysage m\u00e9tallique. Belle surprise.\u00a0Hommage au guitariste qui lors du dernier morceau se perdra dans la fosse aux photographes sans pouvoir remonter et saluer la foule. Un joli moment de solitude.<\/p>\r\n\n<p><br \/> Place ensuite aux v\u00e9t\u00e9rans du sympho transalpin, Labyrinth. Le groupe pers\u00e9v\u00e8re sans rel\u00e2che depuis 15 ans dans une formule extr\u00eamement classique non \u00e9loign\u00e9e de Stratovarius ou Helloween. Un tel d\u00e9vouement au service du genre, tout en continuant \u00e0 encha\u00eener les premi\u00e8res parties hors de sa terre natale, suscitera au choix l\u2019admiration ou la consternation.\u00a0Une partie du public a ce soir choisi son camp, la musique du groupe rappelant probablement \u00e0 certains les premi\u00e8res heures de Sonata. On retiendra cependant de leur prestation une lin\u00e9arit\u00e9 \u00e9touffante, ainsi qu\u2019un chanteur \u00e0 la peine, p\u00e9dale d\u2019effets d\u2019un c\u00f4t\u00e9, anti-s\u00e8ches de paroles de l\u2019autre. <br \/><br \/> Quelques minutes plus tard, la bande \u00e0 Kakko impose de suite sa supr\u00e9matie de t\u00eate d\u2019affiche. Surplombant une d\u00e9coration plut\u00f4t sobre, les murs de leds \u00e9gr\u00e8nent lors de l\u2019intro un compte \u00e0 rebours \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 redoutable. C\u2019est affich\u00e9 clairement, la tourn\u00e9e met en avant le dernier opus, qui confirmait \u00e0 l\u2019\u00e9poque l\u2019orientation amorc\u00e9e sur <em>Reckoning Night<\/em> puis consolid\u00e9e sur <em>Unia<\/em> : plus exigeante pour l\u2019auditeur, moins ax\u00e9e guitare, ne l\u00e9sinant pas sur l\u2019argument symphonique en y gagnant un semblant de complexit\u00e9. <em>Days of grays<\/em> est ainsi fi\u00e8rement repr\u00e9sent\u00e9 en ce d\u00e9but de concert par trois de ses chansons. C&rsquo;est l\u2019occasion pour Tony Kakko de prouver une fois de plus qu\u2019il s\u2019impose d\u00e9finitivement en pi\u00e8ce ma\u00eetresse de la bande. Parfaitement \u00e0 l\u2019aise, il ne lui suffit que de quelques secondes pour ajuster sa voix et nous proposer un chant de qualit\u00e9. Mis en valeur par un son avantageux (ce dont le guitariste ne pourra se vanter) il reste fid\u00e8le aux performances entendues sur le disque. Profondeur, chaleur, aigu\u00ebs de poitrine agr\u00e9ables, il ne se risque plus \u00e0 gravir les pentes escarp\u00e9es de sa jeunesse sur \u00ab\u00a0Blank File\u00a0\u00bb, mais en fournit une r\u00e9interpr\u00e9tation admirable.<br \/> Se positionnant en v\u00e9ritable metteur en sc\u00e8ne, il ponctuera le set de ses nombreuses interventions humoristiques, et s\u2019amusera avec les nerfs du public. Exemple flagrant, \u00ab\u00a0Fullmoon\u00a0\u00bb, point d\u2019orgue de chaque concert, verra la tension de son intro au piano compl\u00e8tement d\u00e9samorc\u00e9e par les pitreries de Kakko singeant un chanteur de rap. Sacril\u00e8ge pour les uns, marque de courage pour les autres, le groupe jouera savamment avec nos attentes, proposant \u00e7\u00e0 et l\u00e0 des <em>breaks<\/em> aux accents piano-bar en parfait d\u00e9calage avec leur univers.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Les classiques s\u2019encha\u00eenent (\u00ab\u00a0Replica\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Paid in full\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Victoria\u2019s secret\u00a0\u00bb) et le public (plus jeune et f\u00e9minin qu\u2019\u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e) semble parfaitement acquis \u00e0 la cause, participant activement, que le morceau soit un classique ou non.\u00a0Un leader aussi envahissant ne laisse \u00e9videmment que peu de place au reste de la bande, les musiciens b\u00e9n\u00e9ficiant cependant des projecteurs lors de l\u2019instrumental compos\u00e9 pour l\u2019occasion : \u00ab\u00a0Instrumental P\u00e2t\u00e9\u00a0\u00bb. On ne rit pas. Il est tout de m\u00eame regrettable qu\u2019ils ne tentent pas de s\u2019imposer plus fr\u00e9quemment au long de la soir\u00e9e, la <em>Keytar<\/em> d\u2019Henrik Klingenberg ou l\u2019attitude l\u00e9g\u00e8rement poseuse du guitariste ne suffisant pas \u00e0 cr\u00e9er la proximit\u00e9 avec le public.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La conclusion est habilement orchestr\u00e9e, puisque le groupe ass\u00e8ne l\u2019hymne \u00ab\u00a0Don\u2019t say a word\u00a0\u00bb dans lequel il incorpore le d\u00e9lirant \u00ab\u00a0Vodka\u00a0\u00bb pour imm\u00e9diatement conclure sur le final du dernier album en date. Inutile de pr\u00e9ciser que la foule est en transe, \u00e0 la limite de l\u00e2cher une larme lors de l\u2019ultime salut, au son du th\u00e8me de <em>Band of Brothers<\/em>.<br \/> Pas de doute, ils connaissent leur m\u00e9tier.<br \/><br \/> En <em>live<\/em>, l\u2019atout majeur de Sonata Arctica est probablement de ne pas se conformer aux canons du genre, incorporant humour et d\u00e9contraction dans un milieu globalement plut\u00f4t conservateur. Certains leur reprocheront cependant un manque de renouvellement dans la <em>set-list<\/em> et une implication pas toujours optimale de la part de tous les membres. Le plaisir, lui, \u00e9tait assur\u00e9ment au rendez-vous.<\/p>\n<!-- wp:gallery {\"ids\":[18531,18532,18533,18534,18535,18536,18537,18538]} --><figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-6.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18531\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-6.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18531\" class=\"wp-image-18531\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-3.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18532\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-3.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18532\" class=\"wp-image-18532\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-7.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18533\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-7.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18533\" class=\"wp-image-18533\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-1.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18534\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-1.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18534\" class=\"wp-image-18534\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-2.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18535\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-2.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18535\" class=\"wp-image-18535\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-4.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18536\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-4.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18536\" class=\"wp-image-18536\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-8.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18537\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-8.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18537\" class=\"wp-image-18537\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-5.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18538\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-5.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18538\" class=\"wp-image-18538\"\/><\/figure><\/li><\/figure><\/ul><!-- \/wp:gallery -->\n<p><strong>Le rendez-vous de Sonata Arctica en terres parisiennes s\u2019av\u00e8re immuable. Mod\u00e8les de fid\u00e9lit\u00e9, les Finlandais r\u00e9unissent leurs adeptes \u00e0 un rythme annuel que leurs (relatives) prises de risque musicales ne semblent pas r\u00e9ellement affecter.\u00a0En cette belle soir\u00e9e de mars, les jeunes loups du heavy symphonique s\u2019appr\u00eatent \u00e0 nous donner une le\u00e7on de professionnalisme, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019afficher une spontan\u00e9it\u00e9 rafra\u00eechissante&#8230; <\/strong><br \/><br \/> L\u2019Elys\u00e9e Montmartre encore en pleine forme ce soir-l\u00e0, et accueillant chaleureusement les premi\u00e8res parties selon sa tradition, offre tout d\u2019abord \u00e0 Triosphere la charge d\u2019investir la sc\u00e8ne. Sans \u00eatre ahurissants d\u2019originalit\u00e9, les Norv\u00e9giens captent l\u2019attention en trois accords. Une formule plut\u00f4t rare o\u00f9 la chanteuse est \u00e9galement bassiste, dans un registre vocal proche des Doro (Warlock) ou autres Magali Luyten (Virus IV). Avec ce heavy thrash soignant ses arrangements de guitares, toujours m\u00e9lodiques, nous sommes ici bien loin des formules f\u00e9minines gotho-ringardes polluant le paysage m\u00e9tallique. Belle surprise.\u00a0Hommage au guitariste qui lors du dernier morceau se perdra dans la fosse aux photographes sans pouvoir remonter et saluer la foule. Un joli moment de solitude.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><br \/> Place ensuite aux v\u00e9t\u00e9rans du sympho transalpin, Labyrinth. Le groupe pers\u00e9v\u00e8re sans rel\u00e2che depuis 15 ans dans une formule extr\u00eamement classique non \u00e9loign\u00e9e de Stratovarius ou Helloween. Un tel d\u00e9vouement au service du genre, tout en continuant \u00e0 encha\u00eener les premi\u00e8res parties hors de sa terre natale, suscitera au choix l\u2019admiration ou la consternation.\u00a0Une partie du public a ce soir choisi son camp, la musique du groupe rappelant probablement \u00e0 certains les premi\u00e8res heures de Sonata. On retiendra cependant de leur prestation une lin\u00e9arit\u00e9 \u00e9touffante, ainsi qu\u2019un chanteur \u00e0 la peine, p\u00e9dale d\u2019effets d\u2019un c\u00f4t\u00e9, anti-s\u00e8ches de paroles de l\u2019autre. <br \/><br \/> Quelques minutes plus tard, la bande \u00e0 Kakko impose de suite sa supr\u00e9matie de t\u00eate d\u2019affiche. Surplombant une d\u00e9coration plut\u00f4t sobre, les murs de leds \u00e9gr\u00e8nent lors de l\u2019intro un compte \u00e0 rebours \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 redoutable. C\u2019est affich\u00e9 clairement, la tourn\u00e9e met en avant le dernier opus, qui confirmait \u00e0 l\u2019\u00e9poque l\u2019orientation amorc\u00e9e sur <em>Reckoning Night<\/em> puis consolid\u00e9e sur <em>Unia<\/em> : plus exigeante pour l\u2019auditeur, moins ax\u00e9e guitare, ne l\u00e9sinant pas sur l\u2019argument symphonique en y gagnant un semblant de complexit\u00e9. <em>Days of grays<\/em> est ainsi fi\u00e8rement repr\u00e9sent\u00e9 en ce d\u00e9but de concert par trois de ses chansons. C&rsquo;est l\u2019occasion pour Tony Kakko de prouver une fois de plus qu\u2019il s\u2019impose d\u00e9finitivement en pi\u00e8ce ma\u00eetresse de la bande. Parfaitement \u00e0 l\u2019aise, il ne lui suffit que de quelques secondes pour ajuster sa voix et nous proposer un chant de qualit\u00e9. Mis en valeur par un son avantageux (ce dont le guitariste ne pourra se vanter) il reste fid\u00e8le aux performances entendues sur le disque. Profondeur, chaleur, aigu\u00ebs de poitrine agr\u00e9ables, il ne se risque plus \u00e0 gravir les pentes escarp\u00e9es de sa jeunesse sur \u00ab\u00a0Blank File\u00a0\u00bb, mais en fournit une r\u00e9interpr\u00e9tation admirable.<br \/> Se positionnant en v\u00e9ritable metteur en sc\u00e8ne, il ponctuera le set de ses nombreuses interventions humoristiques, et s\u2019amusera avec les nerfs du public. Exemple flagrant, \u00ab\u00a0Fullmoon\u00a0\u00bb, point d\u2019orgue de chaque concert, verra la tension de son intro au piano compl\u00e8tement d\u00e9samorc\u00e9e par les pitreries de Kakko singeant un chanteur de rap. Sacril\u00e8ge pour les uns, marque de courage pour les autres, le groupe jouera savamment avec nos attentes, proposant \u00e7\u00e0 et l\u00e0 des <em>breaks<\/em> aux accents piano-bar en parfait d\u00e9calage avec leur univers.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Les classiques s\u2019encha\u00eenent (\u00ab\u00a0Replica\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Paid in full\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Victoria\u2019s secret\u00a0\u00bb) et le public (plus jeune et f\u00e9minin qu\u2019\u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e) semble parfaitement acquis \u00e0 la cause, participant activement, que le morceau soit un classique ou non.\u00a0Un leader aussi envahissant ne laisse \u00e9videmment que peu de place au reste de la bande, les musiciens b\u00e9n\u00e9ficiant cependant des projecteurs lors de l\u2019instrumental compos\u00e9 pour l\u2019occasion : \u00ab\u00a0Instrumental P\u00e2t\u00e9\u00a0\u00bb. On ne rit pas. Il est tout de m\u00eame regrettable qu\u2019ils ne tentent pas de s\u2019imposer plus fr\u00e9quemment au long de la soir\u00e9e, la <em>Keytar<\/em> d\u2019Henrik Klingenberg ou l\u2019attitude l\u00e9g\u00e8rement poseuse du guitariste ne suffisant pas \u00e0 cr\u00e9er la proximit\u00e9 avec le public.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La conclusion est habilement orchestr\u00e9e, puisque le groupe ass\u00e8ne l\u2019hymne \u00ab\u00a0Don\u2019t say a word\u00a0\u00bb dans lequel il incorpore le d\u00e9lirant \u00ab\u00a0Vodka\u00a0\u00bb pour imm\u00e9diatement conclure sur le final du dernier album en date. Inutile de pr\u00e9ciser que la foule est en transe, \u00e0 la limite de l\u00e2cher une larme lors de l\u2019ultime salut, au son du th\u00e8me de <em>Band of Brothers<\/em>.<br \/> Pas de doute, ils connaissent leur m\u00e9tier.<br \/><br \/> En <em>live<\/em>, l\u2019atout majeur de Sonata Arctica est probablement de ne pas se conformer aux canons du genre, incorporant humour et d\u00e9contraction dans un milieu globalement plut\u00f4t conservateur. Certains leur reprocheront cependant un manque de renouvellement dans la <em>set-list<\/em> et une implication pas toujours optimale de la part de tous les membres. Le plaisir, lui, \u00e9tait assur\u00e9ment au rendez-vous.<\/p>\n<!-- wp:gallery {\"ids\":[18531,18532,18533,18534,18535,18536,18537,18538]} --><figure class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-6.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18531\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-6.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18531\" class=\"wp-image-18531\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-3.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18532\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-3.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18532\" class=\"wp-image-18532\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-7.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18533\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-7.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18533\" class=\"wp-image-18533\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-1.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18534\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-1.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18534\" class=\"wp-image-18534\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-2.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18535\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-2.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18535\" class=\"wp-image-18535\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-4.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18536\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-4.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18536\" class=\"wp-image-18536\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-8.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18537\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-8.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18537\" class=\"wp-image-18537\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img src=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-5.jpg\" alt=\"\" data-id=\"18538\" data-full-url=\"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/12639\/110316_SonataArctica_ElyseeMontmartre-5.jpg\" data-link=\"http:\/\/www.chromatique.net\/?attachment_id=18538\" class=\"wp-image-18538\"\/><\/figure><\/li><\/figure><\/ul><!-- \/wp:gallery -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les classiques s\u2019encha\u00eenent (\u00ab\u00a0Replica\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Paid in full\u00a0\u00bb, 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