{"id":18412,"date":"2003-08-18T00:00:00","date_gmt":"2003-08-17T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/96a50f15631cf8c1d2aecb52ef415b0e_XL.jpg"},"modified":"2003-08-18T00:00:00","modified_gmt":"2003-08-17T22:00:00","slug":"18412","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/08\/18\/18412\/","title":{"rendered":"King Crimson &#8211; King Crimson"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">   <tr>      <td class=\"tablecentre\">        <h1> LIVE REPORT : KING CRIMSON<\/h1>       \n<p><span class=\"dateconcert\">                <b>Artiste :<\/b> King Crimson<br \/>               <b>Lieu : <\/b> Nice, Palais Nika&iuml;a<br \/>               <b>Date :<\/b> 1er juillet 2003<br \/>               <b>Photos : <\/b>aucune photographie autoris\u00e9e durant le concert<\/span>       <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"> <b>Set-list :<\/b> Soundscapes &#8211; The          Power to Believe I &#8211; Level Five &#8211; Prozac Blues &#8211; The          ConstruKtion of Light &#8211; Facts of Life &#8211; Elektrik &#8211; The Power          to Believe II &#8211; Dinosaur &#8211; One Time &#8211; Happy with what          you have to be happy with &#8211; Dangerous Curves &#8211; Lark&#8217;s          Tongue in Aspic &#8211; Deception of the thrush &#8211; Frame by frame &#8211; premier          rappel : Elephant talk &#8211; second rappel : Red<\/p>       <p class=\"dateconcert\"><b>Que voil&agrave; un concert inattendu pour les          Ni&ccedil;ois amateurs de progressif ! Les ann&eacute;es ont pass&eacute;          depuis la derni&egrave;re venue du Crim&#8217; sur le sol azur&eacute;en,          mais le Roi Pourpre est enfin de retour. Cette fois-ci, c&#8217;est au          Palais Nika&iuml;a que le groupe se produit, peu apr&egrave;s &#8211;          choc des cultures &#8211; Jennifer et juste avant notre Johnny national.<\/b><\/p>       <p class=\"dateconcert\">Le public n\u2019est cependant pas le m\u00eame depuis le dernier          passage du groupe de Fripp : vieux briscards du prog\u2019 et jeune recrues          plut\u00f4t vou\u00e9es \u00e0 baigner dans le grunge ou le neo metal se c\u00f4toient ici          et il n\u2019est pas rare, au hasard d\u2019un carrefour de rang\u00e9es de chaises,          de croiser une famille au complet, papa, maman et leurs trois enfants.          Sombre, alambiqu\u00e9e, froide et souvent inaccessible, la musique de King          Crimson semble toucher beaucoup de monde, et c\u2019est tant mieux, preuve          que le progressif n\u2019est pas qu\u2019une affaire de professionnels\u2026ou d\u2019anc\u00eatres          ! <br \/>         <br \/>         Robert Fripp, toujours abonn\u00e9 \u00e0 son c\u00e9l\u00e8bre tabouret, vient faire patienter          l\u2019audience ni\u00e7oise d\u00e9plac\u00e9e en masse pour l\u2019occasion. La salle n\u2019est pas          pleine mais cependant bien remplie, et les gradins sont attentifs aux          exp\u00e9rimentations du musicien: comme certains le feraient avec un clavier,          l\u2019incroyable guitariste nous d\u00e9peint d\u2019\u00e9tranges et psych\u00e9d\u00e9liques paysages          \u00e0 l\u2019aide de sa guitare midi. Apr\u00e8s vingt minutes de ces \u201csoundscapes\u201d,          le groupe le rejoint et s\u2019installe tranquillement alors que la sc\u00e8ne est          plong\u00e9e dans l\u2019obscurit\u00e9. Adrian Belew, v\u00e9ritable surprise de la soir\u00e9e,          entame le concert par quelques mots transform\u00e9s dans un vocoder, annon\u00e7ant          l\u2019entr\u00e9e fracassante du King. D\u00e8s le d\u00e9but, le son est tout simplement          surpuissant, sans \u00eatre assourdissant, et parfaitement \u00e9quilibr\u00e9. <br \/>         <br \/>         La liste de titres, compos\u00e9e principalement de morceaux tir\u00e9s de <i>Thrak<\/i>,          <i>The construktion of light<\/i> et du nouvellement sorti <i>The power          to belive<\/i>, est assez atypique mais efficace. Belew, tel un Doc Brown          sous acides, met tout le monde d\u2019accord d\u00e8s le d\u00e9but de \u201cThe power to          believe\u201d. Plus que Fripp, il est l\u2019attraction et ses talents de meneur          sont vraiment frappant. Trey Gunn est \u00e9galement \u00e9tonnant et a tr\u00e8s certainement          cr\u00e9\u00e9 des vocations ce soir l\u00e0 : ce n\u2019est non pas une basse qu\u2019il utilise,          mais une variante du fameux stick Chapman cr\u00e9\u00e9e par le luthier Warr Guitars,          un croisement extra-terrestre entre une basse classique et un Grand Stick          de 12 cordes qu\u2019il utilise soit de la mani\u00e8re classique, en bandouli\u00e8re,          soit pos\u00e9 \u00e0 plat \u00e0 la Ben Harper. <br \/>         <br \/>         Les titres de <i>The construktion of light<\/i>, d\u2019une saveur douce-am\u00e8re          sur l\u2019album, prennent une envergure sans comparaison sur sc\u00e8ne. Avec \u201cProzak          blues\u201d, rarement un titre n\u2019avait aussi bien m\u00e9rit\u00e9 son nom. \u201cThe construktion          of light\u201d est \u00e9galement une excellente surprise, et ses huit minutes de          bizarreries instrumentales passent parfaitement. Le groupe est en grande          forme et leur prestation s\u2019en ressent, seul Fripp ne semble pas \u00e0 sa place.          Assis tout le long du concert, il est \u00e9clair\u00e9 par un spot bleu qui restera          allum\u00e9 pendant deux heures et qui accentue sa mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart du groupe.          Mastelloto frappe comme un forcen\u00e9 et &#8211; heureusement diront certains &#8211;          privil\u00e9gie son kit acoustique, alors qu\u2019il utilisait presque exclusivement          sa batterie \u00e9lectronique sur la tourn\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. <br \/>         \u201cDinosaur\u201d, premier extrait de <i>Thrak<\/i> et incontournable des concerts          du Crim\u2019, ne manque \u00e9videmment pas \u00e0 l\u2019appel et apporte une bonne touche          d\u2019humour au discours du groupe. Fripp et Belew s\u2019y amusent d\u2019ailleurs          comme des enfants, usant et abusant des sonorit\u00e9s insolites de leur guitare          midi.<br \/>         Le groupe sait \u00e9galement faire preuve de finesse, avec le tr\u00e8s beau \u201cOne          time\u201d. A mi-chemin entra la ballade bossa et la bluette pop, ce titre          est une g\u00e2terie auditive qui prend toute son ampleur dans cette configuration          <i>live<\/i>. Le Crim\u2019 revient alors \u00e0 <i>The power to believe<\/i> avec          \u201c Happy with what you have to be happy with\u201d pendant lequel de gigantesques          cornes gonflables, uniques d\u00e9cors de toute la tourn\u00e9e semble-t-il, se          gonflent progressivement aux quatre coins de la sc\u00e8ne. Puis, marque de          fabrique de tout concert de King Crimson,le groupe encha\u00eene avec le dernier          \u00e9pisode du fameux \u201cLarks\u2019 tongues in aspic\u201d, comme toujours avec brio.          La pair Gunn \/ Mastelotto est vraiment impressionnante et les lignes de          stick de Trey bluffantes. <br \/>         <br \/>         Encore quelques titres et le groupe d\u00e9cide de quitter la sc\u00e8ne. Le public,          jusque l\u00e0 chaleureux mais toujours viss\u00e9 \u00e0 son si\u00e8ge, se l\u00e8ve et se pr\u00e9cipite          devant la sc\u00e8ne pour acclamer le Roi Pourpre. Apr\u00e8s une ovation bien m\u00e9rit\u00e9e,          les premi\u00e8res notes de \u201cElephant talk\u201d retentissent, encourageant les          acclamations de la foule. Son intro au stick est un plaisir, et les lignes          de chant \u00e9pileptiques de Belew font le reste. Comme si cela ne suffisait          pas, le groupe boucle avec le mythique \u201cRed\u201d. Il n\u2019y aura d\u00e8s lors plus          personne \u00e0 convaincre du talent de ces musiciens dans la salle.<br \/>         <br \/>         Apr\u00e8s une telle prestation, on ne peut que croire Adrian Belew lorsque          il confie que la C\u00f4te d\u2019Azur est sa r\u00e9gion de pr\u00e9dilection. Rarement un          concert n\u2019avait donn\u00e9 une telle envie de se replonger dans la discographie          du groupe ou de perdre quelques Euros au stand merchandising. On compte          bien \u00e9videmment sur Fripp et Discipline Global Mobile pour nous sortir          rapidement un t\u00e9moignage officiel de ce passage dans nos contr\u00e9es.<\/p>       <p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><b>Julien Negro<\/b><\/p>       <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web :<font color=\"#0000FF\">          <\/font><\/strong><a href=\"http:\/\/www.kingcrimson.com\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.kingcrimson.com<\/strong><\/font><\/font><\/a><\/p>       <\/td>   <\/tr> <\/table>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LIVE REPORT : KING CRIMSON Artiste : King Crimson Lieu : Nice, Palais Nika&iuml;a Date&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":18,"featured_media":18413,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18412"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18412"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18412\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18413"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18412"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18412"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18412"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}