{"id":18400,"date":"2007-12-15T00:00:00","date_gmt":"2007-12-14T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/c7c585a791ce4100f402007bb141e1bc_XL.jpg"},"modified":"2007-12-15T00:00:00","modified_gmt":"2007-12-14T22:00:00","slug":"18400","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/12\/15\/18400\/","title":{"rendered":"Porcupine Tree &#8211; Porcupine Tree"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>CONCERT : PORCUPINE TREE<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_pt1207_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">              <b>Artiste : <\/b>Porcupine Tree<br \/> <b>Lieu : <\/b>Paris, L\u2019Olympia<br \/> <b>Date : <\/b>3 d\u00e9cembre 2007<br \/> <b>Photos :<\/b>Djul                  <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">  <b>Qui aurait cru, il y a presque dix ans lorsque Porcupine Tree investissait pour la premi\u00e8re fois une salle parisienne (contenant une centaine d\u2019initi\u00e9s), que son nom s\u2019inscrirait en lettres de n\u00e9ons sur la fa\u00e7ade de l\u2019Olympia ? C\u2019est ce r\u00eave pas si stupide qui s\u2019est r\u00e9alis\u00e9 le 3 d\u00e9cembre dernier. <\/b><\/p>\n<p>  <b><i>Set-list Anathema<\/i> :<\/b> Fragile Dreams \u2013 Empty \u2013 A Simple Mistake (nouveau titre) \u2013 A Natural Disaster \u2013 Angels Walk Among Us (nouveau titre) \u2013 Closer \u2013 Flying \u2013 Hindsight (nouveau titre instrumental) <\/p>\n<p>  C\u2019est donc avec \u00e9motion, sans doute partag\u00e9e par ceux qui ont connu le groupe avant sa signature sur une major, que nous avons descendu le long couloir tapis de rouge de la c\u00e9l\u00e8bre salle parisienne. Au bout de celle-ci, une premi\u00e8re confirmation : la salle est configur\u00e9e sans les si\u00e8ges et n\u2019est pas loin d\u2019\u00eatre pleine alors m\u00eame qu\u2019Anathema n\u2019a pas entam\u00e9 son concert ! Une performance qui ne peut s\u2019expliquer par le seul fait que Porcupine Tree ne propose \u00e0 ses fans qu\u2019une seule date en France (\u00e0 part Toulouse, fin novembre) : les Anglais de Liverpool peuvent en effet aussi revendiquer (un peu) du succ\u00e8s de la soir\u00e9e. <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_pt1207_2.jpg\" width=\"143\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\">Anathema m\u00e9rite les honneurs, en d\u00e9pit de la gal\u00e8re des labels aux abonn\u00e9s absents depuis plusieurs ann\u00e9es (voir \u00e0 ce sujet notre entretien de 2005). Le public est chaud lorsque le quatuor monte sur sc\u00e8ne pour d\u00e9buter un \u00ab&nbsp;Empty&nbsp;\u00bb rageur. Peut \u00eatre conscient des accointances progressives d\u2019une partie de l\u2019assistance, Anathema propose ensuite \u00ab&nbsp;Closer&nbsp;\u00bb, longue transe au vocoder toujours aussi hypnotisant avant que Lee Douglas, v\u00e9ritable cinqui\u00e8me membre, ne fasse son entr\u00e9e sur \u00ab&nbsp;A Natural Disaster&nbsp;\u00bb, histoire d\u2019assombrir davantage l\u2019ambiance par ses magnifiques lignes vocales pleine de m\u00e9lancolie et rallong\u00e9es <i>a capella<\/i> pour l\u2019occasion. Une performance qui a laiss\u00e9 pantois son acolyte au chant sur le titre, Vincent Cavanagh, et justifi\u00e9e sur le nouveau morceau, \u00ab&nbsp;Angels Walk Among Us&nbsp;\u00bb, \u00e0 mi-chemin entre <i>Eternity<\/i> (pour la guitare en stridence et en roue libre de Danny Cavanagh, dont les cheveux ont visiblement eu une nouvelle pouss\u00e9e incontr\u00f4l\u00e9e !) et <i>Alternative 4<\/i> (instrumentation semi-acoustique). Du Anathema pur jus qui emballe d\u00e9finitivement la salle, avant que la pression ne retombe \u00e0 nouveau sur l\u2019\u00e9mouvant \u00ab&nbsp;Flying&nbsp;\u00bb, o\u00f9 l\u2019interaction entre les deux fr\u00e8res semble effectivement relever de la g\u00e9n\u00e9tique. Le groupe termine sur un nouveau titre instrumental, \u00ab&nbsp;Hindsight&nbsp;\u00bb, bas\u00e9 sur un l\u00e9nifiant discours sur les vertus de l\u2019amour autour duquel une trame \u00e0 la Mogwai se d\u00e9veloppe. Sympathique mais pas fondamental, vu tout le r\u00e9pertoire qu\u2019on aurait pu attendre du groupe, visiblement \u00e9mu de retrouver les planches de Paris dans un contexte aussi favorable, au point de prendre une photo souvenir du public. <\/p>\n<p>  <b><i>Set-list Porcupine Tree <\/i> :<\/b> Introduction \u2013 Fear of a Blank Planet \u2013 What Happens Now \u2013 The Sound of Muzak \u2013 Lazarus \u2013 Anesthetize \u2013 Open Car \u2013 Dark Matter \u2013 Blackest Eyes \u2013 Cheating the Polygraph \u2013 A Smart Kid \u2013 Way Out Of Here \u2013 Sleep Together \u2013 <b>Rappel :<\/b> Waiting \u2013 Trains \u2013 Halo<\/p>\n<p>  C&rsquo;est au tour de Steven Wilson de savourer ce moment rare, apr\u00e8s que Kate Bush ait rythm\u00e9 la pause et qui aura ainsi permis \u00e0 ceux qui ont eu la bonne id\u00e9e d\u2019aller au stand de <i>merchandising<\/i> de discuter avec Anathema. Avant m\u00eame que le concert ne d\u00e9bute, Internet avait d\u00e9j\u00e0 caus\u00e9 ses habituels ravages sur le fameux \u00ab&nbsp;myst\u00e8re de la <i>set-list<\/i>&nbsp;\u00bb, et nous savions que les surprises seraient limit\u00e9es. Face \u00e0 un auditoire avant tout venu pour \u00e9couter des extraits des trois derniers albums, Porcupine Tree a jou\u00e9 la s\u00e9curit\u00e9 renforc\u00e9e. Il a suffi de croiser le concert parisien de 2005 avec celui de cet \u00e9t\u00e9 pour retrouver la quasi-totalit\u00e9 des morceaux interpr\u00e9t\u00e9s ce 3 d\u00e9cembre, \u00e0 l\u2019exception bien entendu de ceux tir\u00e9s du r\u00e9cent EP <i>Nil Recurring<\/i> \u00e0 para\u00eetre en France le 18 f\u00e9vrier prochain. <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_pt1207_3.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"left\" border=\"1\">\u00ab&nbsp;Fear of a Blank Planet&nbsp;\u00bb ouvre les hostilit\u00e9s avec \u00e9nergie. Le groupe prend son public \u00e0 revers d\u00e8s le second morceau, avec l\u2019excellent \u00ab&nbsp;What Happens Now&nbsp;\u00bb, dernier titre de <i>Nil Recurring<\/i>, qui propose une \u00e9tonnante synth\u00e8se des genres abord\u00e9s par Porcupine Tree au cours de sa carri\u00e8re, flirtant entre le psych\u00e9d\u00e9lisme des d\u00e9buts et la dynamique d\u2019aujourd\u2019hui. Un choix bien plus pertinent que celui d\u2019interpr\u00e9ter, un peu plus tard, \u00ab&nbsp;Cheating the Polygraph&nbsp;\u00bb, qui est non seulement le titre le plus faible de l\u2019EP en question, mais aussi de toute la p\u00e9riode \u00ab&nbsp;moderne&nbsp;\u00bb du groupe : on aurait mille fois pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 entendre \u00ab&nbsp;Normal&nbsp;\u00bb, la relecture intelligente de \u00ab&nbsp;Sentimental&nbsp;\u00bb, qui elle-m\u00eame contenait une auto-citation de\u2026 \u00ab&nbsp;Trains&nbsp;\u00bb ! Le public ne s\u2019y est pas tromp\u00e9, r\u00e9servant l\u2019accueil le plus froid de la soir\u00e9e \u00e0 ce morceau. Tant pis.<\/p>\n<p>  Le reste du concert continue d\u2019osciller entre les \u00ab&nbsp;tubes&nbsp;\u00bb et les \u00ab&nbsp;vieilleries&nbsp;\u00bb. Dans la premi\u00e8re cat\u00e9gorie, on notera \u00ab&nbsp;Lazarus&nbsp;\u00bb, d\u00e9di\u00e9 par Wilson \u00e0 ses parents pr\u00e9sents dans la salle, et \u00ab&nbsp;Anesthetize&nbsp;\u00bb, qui confirme toute sa force en concert, notamment sur sa partie centrale sur laquelle le groupe semble vraiment l\u00e2cher les brides, comme il le faisait lors de leur tourn\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente sur l&rsquo;\u00e9pique \u00ab&nbsp;Arriving Somewhere\u2026 But Not Here&nbsp;\u00bb. Il est vrai que l\u2019excellent film qui l\u2019illustre, commence par la description d\u2019un paysage urbain en \u00ab&nbsp;acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 \/ d\u00e9c\u00e9l\u00e9r\u00e9&nbsp;\u00bb pour se terminer par un <i>Voyage 34<\/i> visuel (avec ses pilules virevoltant dans tous les sens !) et contribue beaucoup \u00e0 s\u2019immerger dans ces quinze minutes de folie. Comment ne pas citer \u00e9galement \u00ab&nbsp;Way Out of Here&nbsp;\u00bb, sur lequel John Wesley remplace Steven Wilson sur le refrain, port\u00e9 par une nouvelle s\u00e9quence vid\u00e9o tirant vers le glauque ? Dans la cat\u00e9gorie \u00ab&nbsp;grenier&nbsp;\u00bb, dont certains auraient voulu qu\u2019elle soit plus \u00e0 l\u2019honneur (les demandes du public \u00e9tant ironiquement rejet\u00e9es par Wilson), on notera le retour d\u2019un ancien classique, \u00ab&nbsp;A Smart Kid&nbsp;\u00bb, qui nous rappelle l\u2019\u00e9poque o\u00f9 le nom du groupe \u00e9tait toujours accol\u00e9 \u00e0 celui de Pink Floyd, ainsi que de \u00ab&nbsp;Dark Matter&nbsp;\u00bb, un morceau encore plus rare qui a subi de plein fouet la \u00ab&nbsp;modernisation&nbsp;\u00bb du son de Porcupine Tree (\u00e0 traduire par \u00ab&nbsp;saturation&nbsp;\u00bb). <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_pt1207_4.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">Apr\u00e8s un d\u00e9tour en coulisses, c\u2019est l\u2019heure du rappel au son de la batterie de Gavin Harrison, et cette introduction ne trompe pas : c\u2019est bien \u00ab&nbsp;Waiting&nbsp;\u00bb qui d\u00e9bute, petite perle de m\u00e9lodies et de \u00ab&nbsp;groove&nbsp;\u00bb, qui se d\u00e9hanche au son de la basse de Colin Edwin. On notera \u00e9galement quelques nouveaux arrangements aux claviers propos\u00e9s par Steve Barbieri et un solo encore plus \u00e9pileptique de Wilson. Une relecture du pass\u00e9 moins brutale que \u00ab&nbsp;Dark Matter&nbsp;\u00bb ou, plus t\u00f4t dans l\u2019ann\u00e9e, \u00ab&nbsp;Sever&nbsp;\u00bb. Ce fut la derni\u00e8re surprise de la soir\u00e9e, et Porcupine Tree reprend le chemin de sa tourn\u00e9e europ\u00e9enne sur des rails avec \u00ab&nbsp;Trains&nbsp;\u00bb, toujours affubl\u00e9 d\u2019un passage final permettant \u00e0 Steven Wilson de se rapprocher un peu du public, puis \u00ab&nbsp;Halo&nbsp;\u00bb, morceau efficace et ramass\u00e9 pour conclure sur quelques d\u00e9cibels de plus.<\/p>\n<p>  C\u2019\u00e9tait ainsi la derni\u00e8re occasion pour le public fran\u00e7ais de voir le groupe sur sc\u00e8ne avant un certain temps, m\u00eame si cela reste \u00e0 confirmer : d\u2019un c\u00f4t\u00e9 on parle d\u2019un album solo de Wilson, et de l\u2019autre, ce dernier promet \u00e0 la fin du concert un retour de son groupe principal l\u2019an prochain. Toujours est-il que l\u2019on reste quelque peu d\u00e9\u00e7u par ce concert \u00e9v\u00e9nement, qu&rsquo;il ait eu lieu \u00e0 si br\u00e8ve \u00e9ch\u00e9ance apr\u00e8s le pr\u00e9c\u00e9dent en juillet dernier, ce qui a eu pour cons\u00e9quence une trop grande proximit\u00e9 des <i>set-lists<\/i> et un petit manque de fra\u00eecheur. Mais ne boudons pas notre plaisir. Ce fut un grand concert et surtout une belle victoire de stakhanoviste pour Wilson, qui n\u2019aura pas m\u00e9nag\u00e9 ses efforts pour son groupe depuis plus de quinze ans.       <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Djul<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.porcupinetree.com\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.porcupinetree.com<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : PORCUPINE TREE &nbsp; Artiste : Porcupine Tree Lieu : Paris, L\u2019Olympia Date :&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":18401,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18400"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18400"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18400\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18401"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18400"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18400"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18400"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}