{"id":18394,"date":"2007-07-31T00:00:00","date_gmt":"2007-07-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/0972902763a646cef8acde5ad4d924a0_XL.jpg"},"modified":"2007-07-31T00:00:00","modified_gmt":"2007-07-30T22:00:00","slug":"18394","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/07\/31\/18394\/","title":{"rendered":"Cynic &#8211; Cynic"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>CONCERT : CYNIC<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_cynic_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">              <b>Artiste :<\/b> Cynic<br \/> <b>Lieu :<\/b> Paris, Nouveau Casino<br \/> <b>Date :<\/b> 6 juin 2007<br \/>                    <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"> <b>14 ans ! C\u2019est l\u2019attente qu\u2019il aura fallu endurer pour (re)voir Cynic sur une sc\u00e8ne. Formation \u00e0 la carri\u00e8re m\u00e9t\u00e9orite (un album et puis s\u2019en va), les Floridiens ont pourtant laiss\u00e9 une trace profonde chez leurs fans, comme en t\u00e9moignent les 300 personnes pr\u00e9sentes pour la date parisienne. <\/b><\/p>\n<p>  <b>Set-list :<\/b> Veil Of Maya &#8211; Celestial Voyage \u2013 The Eagle Nature \u2013 Sentiment \u2013 I&rsquo;m But A Wave To&#8230;- Evolutionary Sleeper \u2013 Textures \u2013 Uroboric Forms \u2013 Cosmos &#8211; Meeting Of The Spirits &#8211; How Could I <\/p>\n<p>  Il y a des formations qui refusent de se faire oublier. Pourtant, en presque 15 ans de silence, Cynic aura tout fait pour. Cependant, le talent de ses membres, parsem\u00e9s dans des formations aussi diverses que le trio pop Aeon Spoke ou la formation de metal progressif Gordian Knot, a permis de se rem\u00e9morer combien leur premier essai ensemble, <i>Focus<\/i> (1993), fut un coup de ma\u00eetre. Publi\u00e9 chez Roadrunner et pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019une r\u00e9putation hors du commun gr\u00e2ce \u00e0 la pr\u00e9sence de deux des musiciens sur <i>Human<\/i> de Death, ce disque t\u00e9moigne d\u2019un genre tout aussi fugace : le death metal progressif. Plus personnel qu\u2019Atheist, moins clich\u00e9 que Pestilence (quels noms !), Cynic est peut \u00eatre la seule formation \u00e0 retenir de tout le mouvement death (avec celle qui lui a donn\u00e9 son nom)<\/p>\n<p>  C\u2019est sous l\u2019impulsion de deux membres historiques du <i>quatuor<\/i>, Paul Masvidal et Sean Reinert, que ce rendez-vous tant attendu et inesp\u00e9r\u00e9 compte tenu de leurs emplois du temps, a pu avoir lieu. Il aura \u00e9galement fallu patienter le temps d&rsquo; une premi\u00e8re partie avec les mal-nomm\u00e9s Sweet Silence, qui aura paru presque aussi longue que la d\u00e9cennie et demie qui s\u00e9pare le jour du concert de Cynic de leur s\u00e9paration \u00e0 l&rsquo;amiable.<\/p>\n<p>  C\u2019est donc devant un public chauff\u00e9 \u00e0 blanc et avide de sensations fortes que le groupe entre en sc\u00e8ne apr\u00e8s une longue introduction shamanique (Masvidal pratique), illustr\u00e9e par des visuels flout\u00e9s qui seront projet\u00e9s pendant tout le concert. Le duo historique s\u2019est entour\u00e9 de David &lsquo;Mavis&rsquo; Senescu \u00e0 la guitare et de Chris Kringel \u00e0 la basse, ce dernier ayant subrepticement jou\u00e9 dans Cynic au d\u00e9but des ann\u00e9es 90. Point de chanteur \u00ab&nbsp;death&nbsp;\u00bb \u00e0 l\u2019horizon donc, puisqu\u2019au dernier moment, Tony Teegarden, qui officiait sur l\u2019album, n\u2019a pu se joindre au <i>quatuor<\/i>. C\u2019est ainsi que quand \u00ab&nbsp;Veil of Maya&nbsp;\u00bb d\u00e9marre, on constate que les voix claires sont toujours assur\u00e9es par Masvidal (et des effets tr\u00e8s prononc\u00e9s au vocoder), alors que les voix brutales sont tout simplement enregistr\u00e9es. Un choix \u00e9trange soulignant, dans un contexte de concert, que Cynic aurait finalement toujours pu \u00eatre un groupe instrumental. Cependant, cette bizarrerie est vite oubli\u00e9e, puisque c\u2019est justement la musique jou\u00e9e \u00e0 quatre instruments qui focalise l\u2019attention du public et des nombreuses cam\u00e9ras qui ont essay\u00e9, pendant tout le concert, d\u2019enregistrer les plans et les parties incroyablement complexes du groupe. Des probl\u00e8mes techniques \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition ont pourtant emp\u00each\u00e9 Cynic de livrer son plein potentiel en d\u00e9but de concert, ce qui a nui par exemple au fantastique \u00ab&nbsp;Celestial Voyage&nbsp;\u00bb, dont les parties rythmiques de guitare, ac\u00e9r\u00e9es et ultra rapides, constituent l\u2019un des points d\u2019orgue de <i>Focus<\/i>, ou encore au plus calme \u00ab&nbsp;Sentiment&nbsp;\u00bb, dont l\u2019introduction et les arrangements dirig\u00e9s par Reinert depuis son kit (customis\u00e9 aux couleurs de l\u2019album) sont presque pass\u00e9s \u00e0 la trappe. <\/p>\n<p> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_cynic_2.jpg\" width=\"143\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\">Ce n\u2019est en r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019\u00e0 partir de \u00ab&nbsp;I\u2019m But A Wave To&nbsp;\u00bb que le perfectionnisme de Paul Masvidal semble \u00eatre satisfait et que la musique se lib\u00e8re enfin, pour un r\u00e9sultat tellurique : l\u2019auditoire ne tarde pas \u00e0 r\u00e9agir en cons\u00e9quence, de sorte que l\u2019ambiance devient \u00e9lectrique. Le groupe en profite pour proposer son premier nouveau morceau depuis 15 ans, compos\u00e9 par le duo historique en vue de la tourn\u00e9e, \u00ab&nbsp;Evolutionary Sleeper&nbsp;\u00bb (le bien-nomm\u00e9). A mi-chemin entre la douceur et la finesse des arrangements de Portal (le projet qui suivit Cynic, avec un chant f\u00e9minin) et le Cynic des d\u00e9buts, cette excellente composition navigue entre un d\u00e9marrage puissant et un final sur un solo de guitare d\u2019une limpidit\u00e9 remarquable, avec un chant clair illustrant \u00e0 nouveau le fait que ce groupe aurait peut \u00eatre connu un autre (et plus m\u00e9diatis\u00e9) destin s\u2019il n\u2019avait pas opt\u00e9 pour les vocaux \u00ab&nbsp;made in Florida&nbsp;\u00bb du d\u00e9but des ann\u00e9es 90\u2026 . Voici en tout cas un premier pas vers une reformation studio esp\u00e9r\u00e9e de tous qui trancherait avec l\u2019autre groupe de Masvidal et Reinert, Aeon Spoke, tr\u00e8s (tr\u00e8s !) loin de l\u2019univers tortur\u00e9 et complexe de Cynic. L\u2019instrumental de <i>Focus<\/i>, \u00ab&nbsp;Textures&nbsp;\u00bb suit, avec les parties ultra-rapides de Reinert restitu\u00e9es parfaitement et des passages solos de chaque instrumentiste, d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9vus dans la composition d\u2019origine.<\/p>\n<p>   Le retour vers des sph\u00e8res plus abruptes se fait avec \u00ab&nbsp;Uroboric Forms&nbsp;\u00bb, sur lequel le groupe invite un de ses fans, choisi sur enregistrement, \u00e0 faire les voix \u00ab&nbsp;death&nbsp;\u00bb. Pour Paris, c\u2019est Brett Caldas-Lima (qui officie \u00e9galement en qualit\u00e9 d\u2019ing\u00e9nieur du son sur cette date et les suivantes) qui a \u00e9t\u00e9 retenu. Ce nom ne doit pas \u00eatre inconnu aux amateurs de metal du milieu des ann\u00e9es 90, puisqu\u2019il s\u2019agit du chanteur-guitariste de Kalisia, \u00e9ternel espoir de la sc\u00e8ne fran\u00e7aise qui va, croisons les doigts, bient\u00f4t sortir son premier album, presque 13 ans apr\u00e8s sa derni\u00e8re d\u00e9mo officielle : une carri\u00e8re \u00e0 la Cynic en somme. L\u2019arriv\u00e9e de Brett r\u00e9chauffe encore l\u2019ambiance, avant que le <i>quatuor<\/i> ne sorte deux nouvelles surprises de son chapeau : le planant \u00ab&nbsp;Cosmos&nbsp;\u00bb, tir\u00e9 de l\u2019unique d\u00e9mo. de Portal, et une reprise br\u00fblante de \u00ab&nbsp;Meeting of the Spirits&nbsp;\u00bb, du Mahavishnu Orchestra, sur lequel on se dit que si John Mac Loughlin avait \u00e9t\u00e9 produit aux Morrisound Studios et avait \u00e9cout\u00e9 Death, il aurait effectivement fait du Cynic.<\/p>\n<p>  Bien entendu, le concert ne pouvait en rester l\u00e0, et le rappel permit \u00e0 Cynic de jouer le dernier titre de <i>Focus<\/i>: \u00ab&nbsp;How Could I\u2026&nbsp;\u00bb, qui est sans conteste le morceau favori des amateurs du groupe, comme en t\u00e9moigne un petit sondage sur son site web. Il faut dire que sa derni\u00e8re partie, qui va <i>crescendo<\/i>, s\u2019enfilant autour de deux lignes de guitares tr\u00e8s distinctes et m\u00e9lodiques (le solo final \u00e9tant jou\u00e9, pour une fois, par Senescu) a de quoi transcender. C\u2019est sous les applaudissements que les membres du \u00ab&nbsp;Cynic Mark II&nbsp;\u00bb quittent la sc\u00e8ne du Nouveau Casino, visiblement \u00e9mus par l\u2019accueil d\u2019un public qui ne les a pas oubli\u00e9s, et qui est m\u00eame plus \u00e9tendu aujourd\u2019hui qu\u2019hier. Une preuve suppl\u00e9mentaire que <i>Focus<\/i> a pos\u00e9 un jalon de la musique rock, tout simplement. A quand la suite du chemin?          <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Djul<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.cynicalsphere.com\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.cynicalsphere.com<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : CYNIC &nbsp; Artiste : Cynic Lieu : Paris, Nouveau Casino Date : 6&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":18395,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18394"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18394"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18394\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18395"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18394"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18394"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18394"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}