{"id":18392,"date":"2007-03-24T00:00:00","date_gmt":"2007-03-23T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/5f748f47477198b2cd2ed37ad87c8784_XL.jpg"},"modified":"2007-03-24T00:00:00","modified_gmt":"2007-03-23T22:00:00","slug":"18392","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/03\/24\/18392\/","title":{"rendered":"Blackfield &#8211; Blackfield"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">   <tr>      <td class=\"tablecentre\">        <h1> CONCERT : BLACKFIELD<\/h1>       <table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">         <tr>            <td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_bf2007_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>           <td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>           <td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">              \n<p><span class=\"dateconcert\"> <b>Artiste :<\/b> Blackfield, Pure Reason Revolution<br \/> <b>Lieu :<\/b> Paris, Caf\u00e9 de la Danse<br \/> <b>Date :<\/b> 27 f\u00e9vrier 2007<br \/> <b>Photos :<\/b> Andrea Theakston                       <\/span>            <\/td>         <\/tr>         <\/table>       <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><b>Affiche pour le moins all\u00e9chante au Caf\u00e9 de la Danse : le duo Blackfield avait en effet emmen\u00e9 dans les bagages de sa tourn\u00e9e europ\u00e9enne les jeunes anglais de Pure Reason Revolution. Deux concerts, deux ambiances bien diff\u00e9rentes, pour une soir\u00e9e qui fera date ! <\/b><\/p>  <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><b>Set-list Pure Reason Revolution :<\/b> In Aur\u00e9lia &#8211; Borhens Vor  \u2013 Apprentice Of The Universe \u2013 Nouveau titre \u2013 The Bright Ambassadors Of Morning &#8211; Voices In Winter \/ In The Realms Of The Divine \u2013 The Twyncyn \/ Trembling Willows \u2013 Nouveau titre<\/p>  <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_bf2007_2.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 aiguill\u00e9s par Steven Wilson il y a un an sur une jeune pousse du <i>new-prog<\/i> outre-manche, et apr\u00e8s \u00eatre tomb\u00e9s sous le charme de son premier album, <i>The Dark Third<\/i>, il nous tardait de voir sur sc\u00e8ne l\u2019un des ph\u00e9nom\u00e8nes de l\u2019ann\u00e9e 2006, Pure Reason Revolution. Alors que Blackfield nous indiquait en janvier qu\u2019il n\u2019y aurait a priori pas de place pour l\u2019installation vid\u00e9o habituelle de leur premi\u00e8re partie, il semble que le quatuor ait r\u00e9ussi \u00e0 forcer la main de leurs h\u00f4tes, puisque des images g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur d\u00e9fil\u00e8rent tout du long des quarante cinq minutes qui leur ont \u00e9t\u00e9 offertes pour convaincre le public de Blackfield. On le sait, Wilson offre le plus souvent les meilleurs conditions possibles \u00e0 ses premi\u00e8res parties et outre la pr\u00e9sence de projections et d\u2019un \u00ab&nbsp;temps de parole&nbsp;\u00bb suffisant, le son \u00e9tait loin d\u2019\u00eatre mauvais, en tous cas apr\u00e8s les deux premiers morceaux. <br \/><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_bf2007_3.jpg\" width=\"143\" height=\"190\" align=\"left\" border=\"1\">Et visiblement, l\u2019exp\u00e9rience sc\u00e9nique de Pure Reason Revolution est suffisante pour qu\u2019ils investissent le Caf\u00e9 de la Danse sans appr\u00e9hension et sans mise en jambe ! C\u2019est cependant \u00e0 compter de \u00ab&nbsp;Apprentice Of The Universe&nbsp;\u00bb que la machine s\u2019emballe r\u00e9ellement, et que le duo Chlo\u00e9 Alper et Jon Courtney prend confiance. Assist\u00e9s par leurs machines, les deux musiciens permettent au groupe, de mani\u00e8re certes artificielle mais n\u00e9cessaire, de retranscrire toutes les finesses de leur album, en l\u2019occurrence de leur double album, puisque plusieurs titres jou\u00e9s figurent sur la version europ\u00e9enne de <i>The Dark Third<\/i>, qui contient un second disque bonus: Progressia y reviendra bient\u00f4t avec une chronique \u00e0 suivre ! Les anglais se permettent m\u00eame de proposer deux in\u00e9dits, un premier tout \u00e0 fait dans la veine de la <i>power-prog-pop<\/i> qui a fait leur r\u00e9putation, avec des refrains ravageurs, et un second totalement \u00e9lectronique, sauf la batterie, et chant\u00e9 \u00e0 trois voix, pour un final tonitruant. De m\u00eame, les transitions entre les titres, dans un genre \u00e9lectronique abstrait, donnent vraiment un habillage original \u00e0 la prestation du groupe. <br \/><br \/>  Mais entre ce d\u00e9but \u00ab&nbsp;progressif\u00ab&nbsp;\u00bb et cette conclusion dansante, on ne peut occulter l\u2019impressionnant triptyque interpr\u00e9t\u00e9 par le groupe, qui encha\u00eene les trois morceaux phares de son premier album. \u00ab&nbsp;The Bright Ambassadors of the Morning&nbsp;\u00bb permet de confirmer que les m\u00e9lodies vocales \u00e0 tomber en studio passent parfaitement la rampe de la sc\u00e8ne, tandis que les deux \u00ab&nbsp;cassures&nbsp;\u00bb que sont \u00ab&nbsp;In the Realms of The Divine&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Trembling Willows&nbsp;\u00bb t\u00e9moignent de l\u2019art du groupe de partir sur des rythmiques plomb\u00e9es \u00e0 souhait qui font mouche \u00e0 tous les coups. Et c\u2019est l\u00e0 que r\u00e9side sans doute la force du quatuor, une mise en place d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s rod\u00e9e, tant au point de vue vocal que musical, ce qui est loin d\u2019\u00eatre simple vu la richesse de leurs compositions. On finira sur la d\u00e9bauche d\u2019\u00e9nergie de Jaimie, le second guitariste, \u00e9galement aux ch\u0153urs, et de Chlo\u00e9 Alper, qui tient la basse tout du long en l\u2019absence (prolong\u00e9e ?) de leur clavi\u00e9riste\/bassiste. Pour faire simple : un futur grand ! <\/p>  <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><b>Set-list Blackfield :<\/b> Once &#8211; Miss You  \u2013 Blackfield \u2013 Christenings \u2013 The Hole In Me  &#8211; 1000 People \u2013 Pain \u2013 Glow \u2013 Thank You \u2013 Epidemic \u2013 Someday \u2013 Open Mind \u2013 My Gift Of Silence \u2013 Where Is My Love \u2013 End Of The World \u2013 Hello &#8211; <b>Rappels :<\/b> Im Hazman (\u00ab&nbsp;Avec Le Temps&nbsp;\u00bb) \u2013 Once \u2013 Cloudy Now <\/p>  <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_bf2007_4.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">C\u2019est dans une toute autre atmosph\u00e8re que d\u00e9bute le concert de Blackfield, devant une salle au complet, et tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9roclite, avec notamment beaucoup d\u2019Isra\u00e9liens ayant fait le d\u00e9placement pour l\u2019occasion. Tomer Z s\u2019installe derri\u00e8re ses f\u00fbts (et le spot lumineux et presque aveuglant plac\u00e9 devant) pour marteler le d\u00e9but de \u00ab&nbsp;Once&nbsp;\u00bb, \u00e0 mesure que ses partenaires le rejoignent. Ovation, bien s\u00fbr, pour le duo qui forme Blackfield, avant que le titre ne d\u00e9marre pour de bon, m\u00eame s\u2019il ne donne pas le ton du concert, puisque le r\u00e9pertoire du groupe est beaucoup plus \u00e9th\u00e9r\u00e9 que ce morceau. Le son est tr\u00e8s (parfois trop) fort, mais clair, et l\u2019assurance des trois accompagnateurs de Wilson et Geffen montre bien que nous sommes en fin de tourn\u00e9e. <br \/><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_bf2007_5.jpg\" width=\"143\" height=\"190\" align=\"left\" border=\"1\">La <i>set-list<\/i> est tr\u00e8s \u00e9quilibr\u00e9e et il semble m\u00eame que Blackfield ait conscience que sa musique atmosph\u00e9rique doit \u00eatre relanc\u00e9e, en concert, par quelques titres plus \u00e9nergiques (\u00ab&nbsp;Blackfield&nbsp;\u00bb, l\u2019excellent \u00ab&nbsp;Epidemic&nbsp;\u00bb qui confirme son potentiel \u00e0 l\u2019applaudim\u00e8tre, \u00ab&nbsp;Where Is My Love&nbsp;\u00bb\u2026). Avec un second et excellent album sous le bras, l\u2019exercice est plus simple et le groupe peut d\u00e9sormais donner un concert d\u2019une dur\u00e9e cons\u00e9quente sans avoir recours \u00e0 des reprises. Autres changements notables : le comportement sc\u00e9nique des deux t\u00eates pensantes. Wilson, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, a clairement gagn\u00e9 en charisme (oui, c\u2019est possible) et affronte d\u00e9sormais la sc\u00e8ne comme jamais il ne l\u2019avait fait : son cynique \u00ab&nbsp;Thank You&nbsp;\u00bb (reprise d\u2019Alanis Morrissette), \u00e0 fleur de peau et chant\u00e9 tr\u00e8s haut, il ne l\u2019aurait pas assum\u00e9 auparavant. De mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, on se rend bien compte que musicalement, c\u2019est lui qui m\u00e8ne la danse, non seulement parce qu\u2019il joue tous les soli de guitare, mais aussi vocalement, au grand dam, visiblement, des fans transis de Geffen. Quant \u00e0 ce dernier, il a sensiblement am\u00e9lior\u00e9 son chant en anglais, et reste fid\u00e8le \u00e0 lui-m\u00eame sur sc\u00e8ne : habitu\u00e9 \u00e0 tenir des foules enti\u00e8res, il est <i>showman<\/i> dans l\u2019\u00e2me, et nous fera un num\u00e9ro d\u2019effeuillage tout au long du concert ! Plus s\u00e9rieusement, on sent bien qu\u2019il est \u00e0 l\u2019aise seul sur sc\u00e8ne, lorsqu\u2019il chante au piano une version \u00e9pur\u00e9e de \u00ab&nbsp;Glow&nbsp;\u00bb ou, en rappel et uniquement pour cette date parisienne, une reprise du \u00ab&nbsp;Avec Le Temps&nbsp;\u00bb de Ferr\u00e9, en h\u00e9breu. Ce sont donc deux univers qui semblent coexister sur sc\u00e8ne sans jamais se croiser, impression \u00e9trange laiss\u00e9e par deux meneurs qui n\u2019ont pas pris l\u2019habitude de partager. Et pourtant, l\u2019alchimie op\u00e8re, comme sur \u00ab&nbsp;1000 People&nbsp;\u00bb (en forme de confession de rock star m\u00e9lancolique), et deux morceaux taill\u00e9s pour ce duo de voix si diff\u00e9rentes : \u00ab&nbsp;End of the World&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Hello&nbsp;\u00bb. Car si parfois les r\u00f4les sont presque trop d\u00e9finis entre les deux chanteurs sur certains titres, ils sont parfaitement \u00e9quilibr\u00e9s de ce point de vue, et leur c\u00f4t\u00e9 emphatique permet de cl\u00f4turer le concert de fort belle mani\u00e8re. <br \/><br \/>  Sans rappel, point de salut bien s\u00fbr, et apr\u00e8s \u00ab&nbsp;Im Hazman&nbsp;\u00bb, le groupe repart \u00e0 nouveau sur un \u00ab&nbsp;Once&nbsp;\u00bb l\u00e9g\u00e8rement remani\u00e9 puis sur un \u00ab&nbsp;Cloudy Now&nbsp;\u00bb apocalyptique qui sied parfaitement \u00e0 la personnalit\u00e9 tourment\u00e9e de Geffen. Au final, gr\u00e2ce \u00e0 un choix \u00e9largi de titres, Blackfield a offert une prestation avec plus de rythme et de rebondissements, et beaucoup d\u2019\u00e9motions \u00e0 d\u00e9faut de rythmiques survolt\u00e9es. Le groupe s\u2019affirme de plus en plus, en studio comme sur sc\u00e8ne, et peut d\u00e9sormais s\u00e9rieusement envisager de gagner en popularit\u00e9 et de s\u2019affranchir d\u00e9finitivement de l\u2019\u00e9tiquette de simple projet qu\u2019il tra\u00eene depuis 2004 : c\u2019est tout le mal qu\u2019on lui souhaite !  <\/p>        <p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Djul<\/strong><\/p>       <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web Blackfield : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.blackfield.org\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.blackfield.org<\/strong><\/font><\/a><br \/><strong>site web Pure Reason Revolution : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.purereasonrevolution.com\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.purereasonrevolution.com<\/strong><\/font><\/a><\/p>       <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>       <\/td>   <\/tr> <\/table>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : BLACKFIELD &nbsp; Artiste : Blackfield, Pure Reason Revolution Lieu : Paris, Caf\u00e9 de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":18393,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18392"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18392"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18392\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18393"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18392"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18392"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18392"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}