{"id":18390,"date":"2005-12-24T00:00:00","date_gmt":"2005-12-23T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/8dfbf8672cccf387ba254af25e3674c3_XL.jpg"},"modified":"2005-12-24T00:00:00","modified_gmt":"2005-12-23T22:00:00","slug":"18390","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/12\/24\/18390\/","title":{"rendered":"Marillion &#8211; Marillion"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">   <tr>      <td class=\"tablecentre\">        <h1> CONCERT : MARILLION<\/h1>       <table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">         <tr>            <td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_maril1105_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>           <td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>           <td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">              \n<p><span class=\"dateconcert\"> <b>Artiste :<\/b> Marillion<br \/>               <b>Lieu :<\/b> Paris, Elys\u00e9e Montmartre<br \/>               <b>Date :<\/b> 28 novembre 2005<br \/>               <b>Photos :<\/b> Dan Tordjman<br \/>               <\/span> <\/td>         <\/tr>         <\/table>        <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><b>Comme \u00e0 son habitude, Marillion profite de la fin de l&rsquo;ann\u00e9e pour offrir \u00e0 ses fans une br\u00e8ve tourn\u00e9e europ\u00e9enne. Mais alors que le groupe fr\u00e9quentait souvent \u00e0 cette occasion des salles de taille restreinte, 2005 fait exception \u00e0 la r\u00e8gle puisque c&rsquo;est l&rsquo;Elys\u00e9e Montmartre qui accueillait l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement. Un choix opportun, au vu de la foule qui se pressait d\u00e8s 18H30 devant les portes de l&rsquo;illustre salle parisienne.<\/b><\/p>        <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><br \/>         <b>Set-list :<\/b> An Accidental Man \u2013 You&rsquo;re Gone \u2013 Beautiful \u2013 Gazpacho \u2013 Genie \u2013 Fantastic Place \u2013 Out Of This World \u2013 The Party \u2013 Quartz \u2013 The Damage \u2013 Mad \u2013 Go! \u2013 <b>Rappels :<\/b> Rappel 1: The King of Sunset Town \u2013 Seasons End \u2013 Cathedral Wall \u2013 Rappel 2: Separated Out \u2013 Neverland \u2013 Rappel 3: Christmas Marbles<\/p>        <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">         Une fois n&rsquo;est pas coutume, Marillion a cette fois propos\u00e9 \u00e0 un autre groupe d&rsquo;ouvrir son concert, alors que les deux derni\u00e8res dates parisiennes du groupe, en 2004, n\u2019avaient pas offert pareille opportunit\u00e9 \u00e0 une jeune formation. Ce sont les Norv\u00e9giens de Gazpacho qui se sont attel\u00e9s \u00e0 la t\u00e2che, d\u00e9montrant \u00e0 nouveau combien Marillion semble compter pour ces jeunes gens : outre l&rsquo;intervention de Steve Rothery sur leur album, M. leur a permis d&rsquo;ouvrir de pr\u00e9c\u00e9dents concerts, sans parler de leur nom, peut-\u00eatre inspir\u00e9 d&rsquo;un titre d&rsquo;<i>Afraid of Sunlight<\/i> que l&rsquo;on retrouvera plus tard.<br \/> Leur prestation d\u00e9marre cependant de mani\u00e8re assez poussive, avant que quelques titres de qualit\u00e9 ne viennent redresser la barre. Parmi ces derniers, on peut noter l&rsquo;excellent \u00ab&nbsp;The Secret&nbsp;\u00bb, dont le final arabisant port\u00e9 par un violoniste en forme fait monter la temp\u00e9rature de plusieurs degr\u00e9s, ou encore le tr\u00e8s progressif \u00ab&nbsp;Sea Of Tranquility&nbsp;\u00bb. Musicalement, on pourrait qualifier Gazpacho de \u00ab&nbsp;n\u00e9o-prog qui avance masqu\u00e9&nbsp;\u00bb : on note beaucoup de r\u00e9flexes pompeux (sonorit\u00e9s de claviers sur \u00ab&nbsp;Substitute for Murder&nbsp;\u00bb, emphase vocale) derri\u00e8re ce qui ressemble \u00e0 du rock ind\u00e9pendant intelligent. Mais ce m\u00e9lange, <i>a priori<\/i> contre-nature, passe plut\u00f4t bien, car ing\u00e9nieusement mis en place et assum\u00e9 par un chanteur talentueux, Jan-Henrik Ohme. Le dernier titre, \u00ab&nbsp;Bravo&nbsp;\u00bb, tir\u00e9 de leur premier album, cl\u00f4ture \u00e9l\u00e9gamment une prestation encourageante. Un bon concert, \u00e0 confirmer!<br \/><br \/>   <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_maril1105_2.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">Apr\u00e8s un intervalle franchement longuet que n&rsquo;arriv\u00e8rent pas \u00e0 \u00e9courter Led Zep et quelques chansons de No\u00ebl, place \u00e0 Marillion sur une musique et quelques guirlandes \u00e9lectriques de circonstance ! Et force est de constater que la popularit\u00e9 des Anglais ne s&rsquo;est pas r\u00e9duite, et ce malgr\u00e9 deux tourn\u00e9es pour <i>Marbles<\/i>, une promotion quasi-inexistante et deux autres concerts en France (\u00e0 Istres et Lille) : \u00ab&nbsp;An Accidental Man&nbsp;\u00bb, morceau un peu oubli\u00e9, fait bondir le public, mis au pas par un Hogarth arm\u00e9 d&rsquo;une cravache (!!) et la rythmique \u00e9norme de Trewavas et Mosley, qui r\u00e9cidivent d\u2019ailleurs sur \u00ab&nbsp;Genie&nbsp;\u00bb. Une entr\u00e9e en mati\u00e8re \u00e9nergique qui tombe d&rsquo;autant plus mal que les morceaux suivants sonnent de mani\u00e8re franchement d\u00e9pareill\u00e9e. \u00ab&nbsp;You&rsquo;re Gone&nbsp;\u00bb, la triste tentative de <i>single<\/i> du groupe, n&rsquo;est pas pr\u00eat de quitter les <i>set-lists<\/i> au vu de l&rsquo;ovation r\u00e9serv\u00e9e (et, il est vrai, l\u2019ajout d&rsquo;un gros <i>beat<\/i> pr\u00e9enregistr\u00e9 qui fait son petit effet sur le refrain). Et si \u00ab&nbsp;Beautiful&nbsp;\u00bb porte bien son nom, son refrain guimauve passe difficilement lorsqu&rsquo;il s&rsquo;encha\u00eene de pr\u00e8s avec \u00ab&nbsp;Fantastic Place&nbsp;\u00bb : l&rsquo;exc\u00e8s de sucreries tourne \u00e0 l&rsquo;hyperglyc\u00e9mie ! Et ce n&rsquo;est pas \u00ab&nbsp;Gazpacho&nbsp;\u00bb qui nous sauvera de l&rsquo;indigestion car ce titre, d\u00e9j\u00e0 bancal sur disque, ne d\u00e9colle pas sur sc\u00e8ne. L&rsquo;effet de surprise de le voir inscrit \u00e0 la set-list tourne d&rsquo;ailleurs \u00e0 l&rsquo;incompr\u00e9hension compl\u00e8te lorsque l&rsquo;on constate qu&rsquo;un morceau comme \u00ab&nbsp;King&nbsp;\u00bb a \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9!<br \/><br \/> A ce moment du concert, les questions s&rsquo;accumulent : l&rsquo;ambiance est l\u00e0, le son est excellent (volume sonore raisonnable et mixage des instruments de grande qualit\u00e9), et le groupe joue \u00e0 merveille. Ce sont donc bien les morceaux qui d\u00e9pareillent, \u00e9tant tous issus de la veine la plus pop du r\u00e9pertoire de Marillion. On a d&rsquo;autant plus de mal \u00e0 comprendre ce choix que le concept d&rsquo;un concert pour les fans permet en g\u00e9n\u00e9ral de s&rsquo;affranchir de ces contraintes de type \u00ab&nbsp;m\u00e9diatique&nbsp;\u00bb. La suite de la soir\u00e9e va n\u00e9anmoins r\u00e9\u00e9quilibrer les d\u00e9bats, et c&rsquo;est \u00ab&nbsp;Out of This World&nbsp;\u00bb qui met fin \u00e0 la s\u00e9rie : baign\u00e9 dans une lumi\u00e8re bleue oc\u00e9an, Marillion subjugue enfin, avec une prestation vocale de premier ordre. Pas besoin des \u00e9crans du concert pr\u00e9c\u00e9dent ni d&rsquo;autre subterfuge pour que la magie op\u00e8re, intacte. Et \u00ab&nbsp;The Party&nbsp;\u00bb, d\u00e9but\u00e9 au piano par le m\u00eame Hogarth, finit de faire d\u00e9coller le concert de ses envol\u00e9es successives, avec un Rothery \u00e0 l&rsquo;unisson. Le groupe ne n\u2019atterrira plus, \u00e0 notre plus grand bonheur : le subtil \u00ab&nbsp;Quartz&nbsp;\u00bb et ses tiroirs, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 par les tentatives en fran\u00e7ais de H. ; les minauderies g\u00e9niales de \u00ab&nbsp;The Damage&nbsp;\u00bb, qui font fondre les filles, avant que Rothery, dont le son \u00e9tait particuli\u00e8rement puissant ce soir-l\u00e0, ne fasse rugir les gar\u00e7ons ; l&rsquo;attendu \u00ab&nbsp;Mad&nbsp;\u00bb (introduit par trois impressionnantes explosions de fum\u00e9es) et le m\u00e9lancolique \u00ab&nbsp;Go&nbsp;\u00bb. Cette seconde partie de concert m\u00e9ritait \u00e0 elle seule le d\u00e9placement !<br \/><br \/> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_maril1105_3.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"left\" border=\"1\">Une heure trente de concert : voil\u00e0 qui est bien court pour un groupe \u00e0 la carri\u00e8re aussi longue que celle de Marillion. Le public n&rsquo;est pas dupe et le groupe reviendra d\u2019ailleurs par trois fois.<br \/> Introduction basse \/ batterie, et c&rsquo;est \u00ab&nbsp;King of Sunset Town&nbsp;\u00bb qui d\u00e9marre, tandis qu\u2019Hogarth harangue la foule de chaque c\u00f4t\u00e9 de la sc\u00e8ne, perch\u00e9 sur les amplis, avant de se calmer pour \u00ab&nbsp;Seasons End&nbsp;\u00bb, qui remplace avantageusement \u00ab&nbsp;Drilling Holes&nbsp;\u00bb, jou\u00e9 sur d&rsquo;autres dates de la tourn\u00e9e. La musique, m\u00e9lancolique et glaciale, s&rsquo;\u00e9teint sur les pulsations rythmiques du groupe, \u00e0 l&rsquo;unisson, avant qu&rsquo;un \u00ab&nbsp;Cathedral Wall&nbsp;\u00bb improbable ne d\u00e9bute. Tir\u00e9 de l&rsquo;honni <i>Radiation<\/i>, on le retrouve dans une version \u00e0 la fois d\u00e9pec\u00e9e de ses arrangements de claviers (sauf sur le solo de Mark Kelly) et surpuissante, Mosley sortant m\u00eame un final \u00ab&nbsp;grindcore&nbsp;\u00bb (tout est relatif, cependant !) ! Un bref aller-retour dans les coulisses pr\u00e9c\u00e8de un \u00ab&nbsp;Separated Out&nbsp;\u00bb festif mais pas essentiel, encha\u00een\u00e9 avec l&rsquo;un des morceaux \u00e9piques de <i>Marbles<\/i>.<br \/> Mais non, il ne s&rsquo;agit toujours pas d&rsquo; \u00ab&nbsp;Ocean Cloud&nbsp;\u00bb, \u00e0 notre grand regret : alors qu&rsquo;en 2002, Marillion avait fait l&rsquo;agr\u00e9able surprise de d\u00e9poussi\u00e9rer \u00ab&nbsp;This Strange Engine&nbsp;\u00bb, le groupe joue la carte de la s\u00e9curit\u00e9 en 2005, avec \u00ab&nbsp;Neverland&nbsp;\u00bb. Le morceau est toujours un peu trop long, mais coup\u00e9 en son milieu par une sympathique explosion de cotillons du meilleur effet, tandis qu&rsquo;Hogarth continue \u00e0 faire des \u00e9chos pendant des heures. Dernier \u00ab&nbsp;rappel&nbsp;\u00bb, le chanteur trublion revient sur sc\u00e8ne dans un costume de P\u00e8re Noel pour un morceau m\u00ealant comptines de <i>Marbles<\/i> et de f\u00eates de fin d&rsquo;ann\u00e9e, sur un fond country d\u00e9jant\u00e9 assez surr\u00e9aliste : une conclusion des plus sympathiques !<br \/><br \/> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_maril1105_4.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">En sortant de ce concert, on se prend \u00e0 penser que cela faisait trop longtemps que l\u2019on n\u2019avait pas vu Marillion. Preuve s\u2019il en fallait que le groupe poss\u00e8de toujours quelque chose d&rsquo;inimitable, en dehors de son chanteur qui boxe hors cat\u00e9gorie depuis bien longtemps. Difficile donc de leur en vouloir pour une entr\u00e9e en mati\u00e8re bien trop l\u00e9g\u00e8re et leur choix de persister \u00e0 mettre en avant certains titres parmi les plus faibles de <i>Marbles<\/i>. C&rsquo;est peut \u00eatre l\u00e0 tout le paradoxe de la relation entre Marillion et son public : parfois, les fans aiment trop \u00ab&nbsp;leur&nbsp;\u00bb artiste&#8230; .        <p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Djul<\/strong><\/p>       <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web :<\/strong><a href=\"http:\/\/www.marillion.com\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.marillion.com<\/strong><\/font><\/a><\/p>       <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>       <\/td>   <\/tr> <\/table>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : MARILLION &nbsp; Artiste : Marillion Lieu : Paris, Elys\u00e9e Montmartre Date : 28&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":18391,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18390"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18390"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18390\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18391"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18390"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18390"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18390"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}