{"id":18370,"date":"2003-07-16T00:00:00","date_gmt":"2003-07-15T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/e5315d7c90b120e1c434c9aa26460a09_XL.jpg"},"modified":"2003-07-16T00:00:00","modified_gmt":"2003-07-15T22:00:00","slug":"18370","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/07\/16\/18370\/","title":{"rendered":"King Crimson &#8211; King Crimson"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">   <tr>      <td class=\"tablecentre\">        <h1> LIVE REPORT : KING CRIMSON<\/h1>       <table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">         <tr>            <td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_kc_main.jpg\" width=\"220\" height=\"102\" border=\"1\"><\/td>           <td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>           <td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\"> \n<p><span class=\"dateconcert\">                <b>Artiste :<\/b> King Crimson<br \/>               <b>Lieu : <\/b> Paris, Palais des Congr\u00e8s<br \/>               <b>Date :<\/b> 8 juillet 2003<br \/>               <b>Photos :<br \/>               <\/b>www.kingcrimson.com (<em>aucune photographie autoris\u00e9e durant                le concert<\/em>) <\/span> <\/td>         <\/tr>        <\/table>       <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"> <b>Set-list :<\/b> Soundscapes (Fripp          en solo)- The Power to Believe I \u2013 A Cappella \u2013 Level Five \u2013 Prozac Blues          \u2013 The ConstruKtion of Light- Facts of Life \u2013 Elektrik \u2013 The Power to Believe          II \u2013 Dinosaur \u2013 One Time \u2013 Happy with what you have to be happy with \u2013          Dangerous Curves \u2013 Lark\u2019s Tongue in Aspic \u2013 Coda (instrumentale) &#8211; premier          rappel : Deception of the Thrush (Projekt Three) &#8211; Frame by Frame &#8211; second          rappel : Red<\/p>       <p class=\"dateconcert\"><b>Depuis juin 2000 et un Olympia enflamm\u00e9 par King          Crimson, revoil\u00e0 nos quinquag\u00e9naires bien pr\u00eat \u00e0 d\u00e9fendre leur petit dernier          <i>The Power to Believe<\/i>, dont vous savez tout le bien que nous pensons.          Il n\u2019emp\u00eache que nous \u00e9tions curieux \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019entendre des morceaux          si exp\u00e9rimentaux dans leur contexte live\u2026 et le Krimson d\u00e9\u00e7oit rarement.<\/b><\/p>       <p class=\"dateconcert\">En dix ans, King Crimson n\u2019est pass\u00e9 que deux fois          \u00e0 Paris: en 1995 dans un Z\u00e9nith comble, puis en 2000 dans un Olympia bouillant          d\u2019impatience. Si le premier concert avait fait l\u2019unanimit\u00e9, le second,          particuli\u00e8rement violent, en avait laiss\u00e9 plus d\u2019un sur le carreau par          sa set-list sans compromis, mettant de c\u00f4t\u00e9 quasiment deux d\u00e9cennies de          discographie au profit du contest\u00e9 <i>The ConstruKtion of Light<\/i>. <br \/>         <br \/>         En 2003, le groupe investit une salle plut\u00f4t inhabituelle, celle des conf\u00e9rences          de dentistes et des com\u00e9dies musicales \u00e0 la fran\u00e7aise : le Palais des          Congr\u00e8s ! La salle en petite configuration, d\u2019un seul bloc, permet n\u00e9anmoins          de bien voir la sc\u00e8ne, et l\u2019acoustique est sup\u00e9rieure \u00e0 celle du concert          \u00e0 l\u2019Olympia d\u2019il y a trois ans. Deux choses ne changent pas: la mise en          place du mat\u00e9riel (apparent, avec un fond de lumi\u00e8re bleue, et une rampe          de lumi\u00e8res au fond de la sc\u00e8ne, m\u00eame si, on va le voir, quelques ajouts          ont fait leur apparition), et le prix ahurissant du merchandising ! <br \/>         <br \/>         <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_kc_1.jpg\" width=\"160\" height=\"122\" border=\"1\" align=\"left\">Fripp          arrive, comme il y a trois ans, seul et sans regarder le public. Il s\u2019assied,          branche son mat\u00e9riel et entame un set solo constitu\u00e9 d\u2019une seule pi\u00e8ce          b\u00e2tie sur des \u00ab soundscapes \u00bb, ces sons retravaill\u00e9s par \u00e9lectronique          et qui permettent \u00e0 Fripp de jouer de sa guitare comme d\u2019un synth\u00e9tiseur,          par nappes, en cumulant plusieurs s\u00e9quences gr\u00e2ce \u00e0 la r\u00e9verb\u00e9ration et          aux \u00e9chos. Le public se masse le long du premier rang, pour approcher          de plus pr\u00e8s le ma\u00eetre, ce qui aboutit \u00e0 une situation assez surr\u00e9aliste          o\u00f9 une quinzaine de d\u00e9vots vinrent s\u2019agenouiller devant lui\u2026 Pour ce qui          est de la musique, on reste dubitatif devant tant d\u2019abstraction, surtout          que le set propos\u00e9 il y a trois ans \u00e9tait bien plus vari\u00e9 et bien plus          long, comportant des passages tr\u00e8s intenses, des sons tr\u00e8s diff\u00e9rents          sur vingt minutes.<br \/>         <br \/>         Apr\u00e8s une courte pause, les trois autres membres rejoignent le guitariste          : il est grand temps d\u2019entamer les hostilit\u00e9s. Pas la peine de jouer la          carte du suspens : au vu de la set-list, l\u2019amateur saura s\u2019il aurait ou          non appr\u00e9ci\u00e9 le concert, tant les deux derni\u00e8res r\u00e9alisations du Crim\u2019          sont privil\u00e9gi\u00e9es. Il convient n\u00e9anmoins de noter qu\u2019\u00e0 l\u2019instar de <i>The          ConstruKtion of Light<\/i>, les nouveaux morceaux prennent une nouvelle          ampleur sur sc\u00e8ne, et certaines variations subtiles les rendent meilleurs          que leurs pendants studio. Un tour de force, surtout pour un disque aussi          produit et \u00ab synth\u00e9tique \u00bb que <i> The Power to Believe<\/i> ! <br \/>         <br \/>         <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_kc_2.jpg\" width=\"140\" height=\"145\" border=\"1\" align=\"right\">Apr\u00e8s          que Belew, avec son vocoder, eut ouvert la voie \u00e0 ce concert, l\u2019implacable          \u00ab Level Five \u00bb sort des enceintes, tandis que la salle est illumin\u00e9e par          un jeu de lumi\u00e8res bleues et vertes de bon effet. Fripp reste assis, de          trois quarts, laissant Belew seul assurer le spectacle ce qui, pour pareil          plaisantin, est assez ais\u00e9. Trey Gunn et Pat Mastelotto ne font pas de          figuration et profitent de la fin du \u00ab Double Duo \u00bb (avec Levin et Bruford)          pour s\u2019imposer, plus encore que lors de la tourn\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Le passage          saccad\u00e9 au centre du titre empoigne la salle, tandis que l\u2019on assiste          aux premi\u00e8res projections de formes g\u00e9om\u00e9triques, dans la lign\u00e9e de cette          musique presque math\u00e9matique. Le lourd \u00ab Prozac Blues \u00bb suit, sur lequel          Belew, qui continue de mimer B.B. King, sort un \u00e9norme solo au <i>slide<\/i>,          ce qui nous rappelle son r\u00f4le essentiel en mati\u00e8re instrumentale dans          le groupe que beaucoup ont tendance \u00e0 oublier. Le fabuleux \u00ab The ConstruKtion          of Light \u00bb s\u2019encha\u00eene, avec une nouvelle ligne de basse choisie par Gunn          et de nouveaux arrangements de Mastelotto, et on reste encore surpris          devant cette impressionnante synth\u00e8se du Krimson des ann\u00e9es 2000 et des          ann\u00e9es 1980, avec cette voix claire et ce passage m\u00e9lodique en seconde          partie, o\u00f9 les deux guitares s\u2019entrem\u00ealent avec bonheur. <br \/>         \u00ab Facts of Life \u00bb, l\u2019un des titres les plus r\u00e9ussis du dernier album,          vient alors avec un Mastelotto qui n\u2019ajoute pas moins de trois rythmiques          au morceau, et un passage d\u00e9tonnant \u00e0 la double grosse caisse. Les influences          modernes, nuevo-metal comme ils disent eux-m\u00eames, se ressentent, m\u00eame          dans le long solo dissonant de Fripp. \u00ab Elektrik \u00bb, sans conteste l\u2019un          des morceaux les plus exp\u00e9rimentaux du dernier album, passe lui aussi          l\u2019examen du <i>live<\/i> sans mal, avec une introduction o\u00f9 Fripp et Belew          se r\u00e9pondent \u00e0 la guitare tandis que Gunn assure une rythmique toute en          cassures, avec des lumi\u00e8res au diapason et un son plus chaud qui rend          honneur \u00e0 ce titre. <br \/>         <br \/>         <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_kc_3.jpg\" width=\"180\" height=\"124\" border=\"1\" align=\"left\">Suit          l\u2019un des grands moments du concert, \u00ab The Power to Believe II \u00bb, l\u2019un          des titres calmes de l\u2019album, mais aussi des plus complexes, dans une          version tr\u00e8s \u00e9mouvante qui transporta sans peine le public : percussions          orientales, claviers en apesanteur, et une tr\u00e8s belle mont\u00e9e en puissance.          Bref, une perle. Piochant enfin dans son catalogue des ann\u00e9es 90, le groupe          ressort \u00ab Dinosaur \u00bb et son rythme pachydermique avec un break symphonique          allong\u00e9, et surtout \u00ab One Time \u00bb, l\u2019une des seules vraies ballades de          King Crimson, interpr\u00e9t\u00e9e avec la d\u00e9licatesse n\u00e9cessaire. Quatre cornes          surgissent de la sc\u00e8ne, constitu\u00e9es de voiles gonfl\u00e9es par d\u2019\u00e9normes ventilateurs,          pour annoncer l\u2019\u00e9norme \u00ab Happy with what you have to be happy with \u00bb,          et son refrain ent\u00eatant, dans une version h\u00e9las \u00e9court\u00e9e, mais qui d\u00e9montre          le potentiel sc\u00e9nique de ce titre ludique. Puis vient \u00ab Dangerous Curves          \u00bb, encore plus \u00e9lectronique et bruitiste qu\u2019en studio o\u00f9 Pat Mastelotto          fait litt\u00e9ralement vivre le morceau en lui insufflant une pulsation solide.<br \/>         Reste \u00ab Lark\u2019s Tongue in Aspic Part IV \u00bb, ind\u00e9niablement meilleur et plus          puissant que sur album, malgr\u00e9 une coda instrumentale plus atmosph\u00e9rique,          h\u00e9las pour les admirateurs de Belew sur ce titre: Gunn joue de deux basses          en m\u00eame temps, l\u2019une \u00e9tant couch\u00e9e devant lui, et Fripp ex\u00e9cute sans broncher          un solo \u00e0 grande vitesse. Avant de se retirer, le groupe re\u00e7oit sa premi\u00e8re          <i>standing ovation<\/i> de la soir\u00e9e, de la part d\u2019un public tr\u00e8s respectueux          du groupe pendant les morceaux, mais aussi tr\u00e8s expressif ensuite. <br \/>         <br \/>         <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_kc_4.jpg\" width=\"98\" height=\"180\" border=\"1\" align=\"right\">Les          cornes remball\u00e9es, le groupe, sans Belew, interpr\u00e8te \u00ab The Deception of          the Thrush \u00bb, le titre issu du <i>Projekt Three<\/i> des trois hommes,          dans une version tr\u00e8s calme et ponctu\u00e9e par un magnifique solo de Gunn,          de l\u2019un de ceux qui ont sans nul doute inspir\u00e9 Sean Malone pour Gordian          Knot. Belew revenu, la salle montre son bonheur \u00e0 l\u2019\u00e9coute des premiers          arp\u00e8ges du superbe \u00ab Frame by Frame \u00bb, extrait de <i>Discipline<\/i> avant          que Mastelotto n\u2019explose ses baguettes ! Deuxi\u00e8me <i>standing ovation<\/i>,          et un second rappel demand\u00e9 avec force par le Palais des Congr\u00e8s, qui          obtient en retour le titre fondateur du Crimson des ann\u00e9es 80, 90 et 00,          \u00ab Red \u00bb. Tout d\u2019un coup, \u00e0 l\u2019appel de l\u2019un des membres du public, les          spectateurs se ruent \u00e0 l\u2019attaque des premiers rangs et le devant de la          sc\u00e8ne, noy\u00e9e sous une foule d\u00e9cha\u00een\u00e9e, ferait croire que nous assistons          \u00e0 un grand festival rock. Le groupe appr\u00e9cie et se retire, \u00e0 la d\u00e9ception          de l\u2019auditoire, qui aurait aim\u00e9, comme lors de certains concerts de cette          tourn\u00e9e, \u00e9couter \u00ab Three of a perfect pair \u00bb jou\u00e9 par Belew ou \u00ab Elephant          Talk \u00bb, lors d\u2019un troisi\u00e8me rappel. <br \/>         <br \/>         Mais ne cachons pas l\u2019enthousiasme pour ce groupe et pour ces deux heures          de musique. Plus diversifi\u00e9e qu\u2019\u00e0 l\u2019Olympia &#8211; la set-list \u00e9tait certes          d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e, mais a\u00e9r\u00e9e &#8211; avec des moyens plus importants et une plus          grande pr\u00e9sence sc\u00e9nique de Gunn et Mastelotto, cette tourn\u00e9e a emball\u00e9          et ne donne qu\u2019une envie : se pr\u00e9cipiter \u00e0 nouveau sur <i>The Power to          Believe<\/i>, et m\u00eame <i>The Power to Be Live<\/i>, pour un groupe \u00e0 la          fois encore vivant et si \u00e9nergique en concert.<\/p>       <p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><b>Djul<\/b><\/p>       <p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4&#038;articleid=98&#038;part=page1\"><font color=\"#157175\">LIVE          REPORT : King Crimson part. 2<\/font><\/a><\/strong><\/p>       <\/td>   <\/tr> <\/table>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LIVE REPORT : KING CRIMSON &nbsp; Artiste : King Crimson Lieu : Paris, Palais des&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":18371,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18370"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18370"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18370\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18371"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18370"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18370"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18370"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}