{"id":18303,"date":"2010-01-04T00:00:00","date_gmt":"2010-01-03T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/1b144f2b1ea15a520e0391a513b6ee49_XL.jpg"},"modified":"2010-01-04T00:00:00","modified_gmt":"2010-01-03T22:00:00","slug":"18303","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2010\/01\/04\/18303\/","title":{"rendered":"Pain of Salvation &#8211; Pain of Salvation"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>CONCERT : PAIN OF SALVATION<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_pos09_main.jpg\" width=\"240\" height=\"159\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">    <b>Lieu :<\/b> Paris, Elys\u00e9e Montmartre<br \/>  <b>Date :<\/b> 18 d\u00e9cembre 2009<br \/>  <b>Photos :<\/b> V. Chassat <\/p>\n<p>              <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">   <b> A petit CD, petite tourn\u00e9e et \u00ab&nbsp;petit Elys\u00e9e&nbsp;\u00bb, r\u00e9duit aux deux-tiers par des rideaux. Pour promouvoir son EP <i>Linoleum<\/i>, la troupe de Daniel Gildenlow a quitt\u00e9 l\u2019hiver su\u00e9dois pour un petit tour en Europe, pensant sans doute que le sud leur apporterait un peu de chaleur. Las, les frimas du nord ont envahi Paris, t\u00e9tanisant quelque peu un public que le groupe s\u2019employa de bon c\u0153ur \u00e0 r\u00e9chauffer. <\/b><\/p>\n<p>     <b>Set list :<\/b> Remedy Lane \u2013 Used \u2013 Diffidentia \u2013 Linoleum \u2013 Ashes \u2013 Undertow \u2013 Falling \u2013 The Perfect Element \u2013 Fandango \u2013 Handful of Nothing \u2013 solo de batterie \u2013 Inside \u2013 If You Wait \u2013 Nightmist<br \/>  <b>Rappel :<\/b> Hallelujah \u2013 Conditioned \u2013 Disco Queen<\/p>\n<p>     L\u2019ouverture de ce concert revient aux Toulousains de Zubrowska. La pr\u00e9sence un poil incongrue de cette formation death-core s\u2019explique par l\u2019histoire plus que par le talent ou la coh\u00e9rence de l\u2019affiche. Il s\u2019agit en effet de l\u2019ancien groupe de L\u00e9o Margarit, parti rejoindre les rangs de Pain of Salvation il y deux ans (d\u00e9fection qui fera d\u2019ailleurs l\u2019objet d\u2019une vanne bon esprit de ses anciens camarades, entre deux morceaux). Ce sextet propose une musique brutale qui se d\u00e9tache l\u00e9g\u00e8rement du rang des multiples formations du genre, par la pr\u00e9sence de deux chanteurs alternant vocaux clairs et presque m\u00e9lodiques (mais peu amples) phras\u00e9 hardcore aux tentations rap et <i>growlings<\/i> gentiment gutturaux.<\/p>\n<p>   La prestation est pleine d\u2019\u00e9nergie et d\u2019envie, chaque musicien se donne sans compter mais la technique n\u2019est pas \u00e0 la hauteur de l&rsquo;engagement : multiples larsens manifestement involontaires, une voix qui ne parvient pas toujours \u00e0 suivre au beau milieu de ce d\u00e9luge de d\u00e9cibels, rythmiques rendues parfois un peu approximatives par un jeu de sc\u00e8ne tr\u00e8s visuel mais musicalement dangereux\u2026 La (bonne) volont\u00e9 est manifeste, mais l\u2019ensemble souffre encore d\u2019un aspect un peu \u00ab&nbsp;amateur&nbsp;\u00bb, qui se retrouve \u00e9galement dans une communication h\u00e9sitante avec le public. Le discours final est un tantinet long, conclu n\u00e9anmoins par un \u00ab&nbsp;putaing, cong&nbsp;\u00bb qui ne laisse pas de doute sur l\u2019origine g\u00e9ographique des musiciens et leur attire un petit capital sympathie de la part de l&rsquo;audience, rest\u00e9e plut\u00f4t passive jusque l\u00e0.<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_pos09_1.jpg\" width=\"160\" height=\"241\" align=\"right\" border=\"1\">  Pain of Salvation a ensuite la lourde t\u00e2che de r\u00e9chauffer une salle emmitoufl\u00e9e sous une dizaine de tonnes de pelures de toutes sortes, de faire \u00e9merger les nez des \u00e9charpes et na\u00eetre des sourires sur des m\u00e2choires serr\u00e9es par le froid (ou la demi-heure bruitiste toulousaine, laquelle n\u2019\u00e9tait pas du go\u00fbt de tous ?). D\u00e8s l\u2019introduction, avec l\u2019encha\u00eenement de \u00ab&nbsp;Remedy Lane&nbsp;\u00bb et \u00abnbsp;Used&nbsp;\u00bb, c\u2019est chose faite, malgr\u00e9 \u2013 c\u2019est une quasi-constante chez Pain of Salvation \u2013 un son abominable, qui ne s\u2019arrangera que lentement au cours du concert (le cas du son de guitare restant d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, sans doute du fait de choix techniques \u00e9tonnants).<\/p>\n<p>   L\u2019orientation musicale r\u00e9cente du groupe (depuis <i>Be<\/i>, et surtout depuis <i>Scarsick<\/i>) est pour le moins controvers\u00e9e, et le virage op\u00e9r\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es vers un style plus simple, plus direct, moins sombre aussi, virant parfois vers le neo-metal, est loin d\u2019avoir convaincu l\u2019ensemble du public fran\u00e7ais. Pour s\u2019en persuader, il suffit de se rem\u00e9morer les d\u00e9bats sans fin d\u2019il y a deux ans lors de la sortie du dernier album. Or, ce soir, les tenants de la tradition dans cette \u00ab&nbsp;querelle des anciens et des modernes&nbsp;\u00bb vont en prendre pour leur grade : la <i>setlist<\/i> semble avoir \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e pour rendre heureux ces \u00ab&nbsp;vieux&nbsp;\u00bb fans qui se sentaient un peu orphelins de leur groupe pr\u00e9f\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_pos09_2.jpg\" width=\"240\" height=\"159\" align=\"left\" border=\"1\">  Les deux-tiers des titres jou\u00e9s sont issus des quatre premiers disques du groupe, pour le plaisir manifeste de l\u2019assistance qui vacille sous le charme d\u2019un Daniel Gildenl\u00f6w plus s\u00e9ducteur que jamais. Le grand jeune homme timide et tortur\u00e9 que Progressia interviewait il y a dix ans est devenu un <i>frontman<\/i> assum\u00e9, souriant et manipulant \u00e0 sa guise un public plus que consentant. Ah \u00e7a, on le saura qu&rsquo;il nous aime le Daniel, tant il nous l&rsquo;aura dit ! Il est parfois seul en avant-sc\u00e8ne, notamment lors de ses soli, et joue avec un plaisir manifeste le r\u00f4le de la star de la soir\u00e9e. Les interventions entres les morceaux sont nombreuses, enjou\u00e9es, presque cabotines, notamment lorsqu\u2019il demande plus de cris et d\u2019encouragements du public, presque provocatrices parfois (\u00ab&nbsp;C\u2019est un <i>deal<\/i> gagnant-gagnant : vous avez pay\u00e9 pour \u00eatre ici. Nous, on est pay\u00e9s pour jouer devant vous\u2026 ah non, en fait, c\u2019est gagnant-gagnant pour nous seulement !&nbsp;\u00bb), mais font toujours mouche. Gildenl\u00f6w m\u00e8ne v\u00e9ritablement le groupe, se d\u00e9m\u00e8ne, se roule par terre (\u00e0 la fin de \u00ab&nbsp;Inside&nbsp;\u00bb et pour toute la dur\u00e9e de \u00ab&nbsp;If You Wait&nbsp;\u00bb), gratifie le public d\u2019un \u00ab&nbsp;Falling&nbsp;\u00bb gilmourien, affal\u00e9 dans un fauteuil, etc. Pas de doute, un concert de Pain of Salvation est une exp\u00e9rience autant visuelle que musicale, et le spectacle est \u00e0 la hauteur des compositions.<\/p>\n<p>   La nouvelle section rythmique (L\u00e9o Margarit \u00e0 la batterie et Per Schelander \u00e0 la basse, qui n\u2019est semble-t-il pas sorti sans s\u00e9quelles esth\u00e9tiques de son passage dans les rangs de Royal Hunt &#8211; mon dieu ce <i>look<\/i> !) n\u2019a encore que peu de concerts au compteur et ne convainc pas totalement, moins carr\u00e9e et puissante que son pendant \u00ab&nbsp;canal historique&nbsp;\u00bb. Signalons toutefois \u00e0 sa d\u00e9charge que des ennuis de son r\u00e9currents sur la basse et un solo de batterie sans doute propos\u00e9 par le groupe en l\u2019honneur du \u00ab&nbsp;local de l\u2019\u00e9tape&nbsp;\u00bb mais plut\u00f4t dispensable et d\u2019un int\u00e9r\u00eat limit\u00e9, n\u2019ont pas facilit\u00e9 la t\u00e2che des deux hommes.<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_pos09_3.jpg\" width=\"160\" height=\"241\" align=\"right\" border=\"1\">  Apr\u00e8s un set rondement men\u00e9, le rappel r\u00e9serve encore de grands moments, au premier rang desquels un \u00ab&nbsp;Hallelujah&nbsp;\u00bb d\u00e9pouill\u00e9 et plein d\u2019\u00e9motion, plus proche de la version de Jeff Buckley que de celle de Leonard Cohen. Cette version tout \u00e0 fait honn\u00eate n\u2019a certes pas l\u2019originalit\u00e9 de l\u2019interpr\u00e9tation qu\u2019en proposait le groupe pr\u00e9c\u00e9demment, mais elle revient \u00e0 sa vocation premi\u00e8re : susciter l\u2019\u00e9motion et mettre en avant la palette vocale du chanteur. Suit \u00ab&nbsp;Conditioned&nbsp;\u00bb, un nouveau titre que d&rsquo;<i>\u00ab&nbsp;immoral bastards&nbsp;\u00bb<\/i> ont d\u00e9j\u00e0 mis en ligne sur You Tube, au grand dam d\u2019un Gildenl\u00f6w qui ne plaisante pas avec Internet. Dans la droite ligne stylistique de <i>Scarsick<\/i>, ce titre sonne de mani\u00e8re \u00e9tonnamment joyeuse, et ce n\u2019est pas n\u00e9cessairement ici qu\u2019on attendait les Su\u00e9dois. <\/p>\n<p>   Enfin, le concert se cl\u00f4t par un \u00ab&nbsp;Disco Queen&nbsp;\u00bb sur lequel perruques et lunettes de soleil sont de sortie. C\u2019est sur cet amusant final que le service d\u2019ordre de l\u2019Elys\u00e9e Montmartre, aussi subtil et raffin\u00e9 que de coutume, repousse le public vers la sortie. Il fait toujours aussi nuit et toujours aussi froid, mais cette fois, de grands sourires illuminent les visages : que demander de plus ?               <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Fanny Layani<br \/>       <\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.painofsalvation.com\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>Pain of Salvation<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : PAIN OF SALVATION &nbsp; Lieu : Paris, Elys\u00e9e Montmartre Date : 18 d\u00e9cembre&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":18304,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18303"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18303"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18303\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18304"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18303"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18303"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18303"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}