{"id":18279,"date":"2009-07-30T00:00:00","date_gmt":"2009-07-29T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/38c544d3b82e023d036c336c65674ab2_XL.jpg"},"modified":"2009-07-30T00:00:00","modified_gmt":"2009-07-29T22:00:00","slug":"18279","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/07\/30\/18279\/","title":{"rendered":"Dave Matthews Band &#8211; Dave Matthews Band"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>CONCERT : DAVE MATTHEWS BAND<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_dmb09_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">   <b>Lieu<\/b> : Paris, L&rsquo;Olympia <br \/> <b>Date<\/b> : 1er juillet 2009 <br \/> <b>Photos<\/b> : V. Chassat   <\/p>\n<p>             <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><b>Pour qui conna\u00eet un minimum le champ musical de cette v\u00e9ritable machine \u00e0 <i>groover<\/i> am\u00e9ricaine, il y a fort \u00e0 parier que la mayonnaise prenne derechef dans une salle \u00e0 l&rsquo;acoustique taill\u00e9e dans le <i>vintage<\/i>. Habitu\u00e9s aux grandes sc\u00e8nes comme aux clubs intimistes, ces cam\u00e9l\u00e9ons de Virginie vont entrer en r\u00e9sonance pour une premi\u00e8re rencontre \u00e9lectrique avec la capitale, en produisant un spectacle organique et chaleureux et surtout fort apaisant en ces temps de disette culturelle. <\/b><\/p>\n<p>  <i>Setlist<\/i> : Bartender \u2013 Shake Me Like a Monkey \u2013 You Might Die Trying \u2013 Spaceman \u2013 Corn Bread \u2013 Everyday \u2013 Seven \u2013 Grey Street \u2013 Alligator Pie \u2013 Funny the Way It Is \u2013 Crush \u2013 So Damn Lucky \u2013 Lying In the Hands of God \u2013 Jimi Thing \u2013 Too Much (Fake) \u2013 Ants Marching \u2013 (<i>rappel<\/i>) Rye Whiskey + solo Tim Reynolds \u2013 Don\u2019t Drink the Water \u2013 Why I Am <\/p>\n<p>  Petit temps d&rsquo;arr\u00eat obligatoire pour le profane devant l&rsquo;affiche de cette grande salle surm\u00e9diatis\u00e9e, qui affiche aujourd&rsquo;hui de ses coutumi\u00e8res lettres rouges le nom d&rsquo;une formation probablement inconnue de la plupart des Parisiens d\u00e9ambulant ou fon\u00e7ant droit comme de coutume sur le boulevard des Capucines. Les longs couloirs  feutr\u00e9s m\u00e8nent le spectateur en un lieu qui, pour l&rsquo;occasion, a litt\u00e9ralement \u00e9t\u00e9 d\u00e9racin\u00e9 de ses si\u00e8ges. Un signe qui ne trompe pas&#8230; <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_dmb09_2.jpg\" width=\"200\" height=\"133\" align=\"right\" border=\"1\">Le public compos\u00e9 d&rsquo;Allemands, de Hollandais ou d&rsquo;Anglais se massent devant une sc\u00e8ne \u00e0 la d\u00e9coration sobre qui suppose l&rsquo;arriv\u00e9e imminente d&rsquo;une premi\u00e8re partie, par la pr\u00e9sence d&rsquo;un petit kit de batterie mont\u00e9 au premier plan. Au bout de quelques minutes, quelle surprise de voir Dave Matthews en personne s&rsquo;avancer nonchalamment vers le premier micro pour pr\u00e9senter les t\u00e9m\u00e9raires en charge de tenir un Olympia en haleine pendant une petite heure. Geste emprunt de classe et salu\u00e9 par une salve de cris et d&rsquo;acclamations, qui permet \u00e0 Alberta Cross de monter sur les planches sous un tonnerre d&rsquo;applaudissements. Oscillant entre un post-rock intelligent et port\u00e9 par une voix ma\u00eetris\u00e9e mais quelque peu monotone, le travail est ex\u00e9cut\u00e9 avec minutie. D\u00e9shabillant Coldplay pour rhabiller Keane, les New-Yorkais affichent pourtant une \u00e9nergie texane pas piqu\u00e9e des vers avec ce m\u00e9lange des genres orient\u00e9 hippie tr\u00e8s assum\u00e9. Une all\u00e9chante mise en bouche qui surprend n\u00e9anmoins devant le champ d&rsquo;action beaucoup plus jazz de la t\u00eate d&rsquo;affiche. Quoi qu&rsquo;il en soit, l&rsquo;exercice n&rsquo;a rien de r\u00e9barbatif et sonne d\u00e9finitivement juste.<\/p>\n<p>   <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_dmb09_5.jpg\" width=\"133\" height=\"200\" align=\"left\" border=\"1\">Apr\u00e8s un entracte annonc\u00e9 fi\u00e8rement par une voix f\u00e9minine qui n&rsquo;a rien \u00e0 envier aux plus grands classiques de la SNCF, la fosse s&rsquo;a\u00e8re sous la terrible chaleur qui s\u00e9vit et une faune en nage part en qu\u00eate de rafra\u00eechissements. Apr\u00e8s une bonne bi\u00e8re servie par un barman anglophone (!), les sir\u00e8nes retentissent pour annoncer la suite du spectacle. Quelques minutes plus tard, avec cette classe toute am\u00e9ricaine, le Dave Matthews Band entre sur sc\u00e8ne pour en occuper la totalit\u00e9. Tous les pupitres sont repr\u00e9sent\u00e9s ; cuivres et cordes prennent pleine possession de l&rsquo;espace mis \u00e0 leur disposition. D\u00e8s les premi\u00e8res secondes de \u00ab&nbsp;Bartender&nbsp;\u00bb, le mix s&rsquo;annonce quasiment parfait. Le son cristallin du saxophone \u00e9pouse avec amour la brillance des cordes et la chatoyance des cymbales. L&rsquo;ensemble repose ainsi d\u00e9licatement sur une assise de basse tr\u00e8s moelleuse. L&rsquo;alchimie caract\u00e9ristique du groupe commence \u00e0 s&#8217;emparer des auditeurs telle une magie vaudou prenant possession des corps ; difficile de ne pas commencer \u00e0 se d\u00e9hancher avec une ferveur presque insoup\u00e7onn\u00e9e.<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_dmb09_3.jpg\" width=\"200\" height=\"133\" align=\"right\" border=\"1\">Le batteur Carter Beauford, qui ferait swinguer une partie de Scrabble en plein hiver avec M\u00e9m\u00e9, impose un jeu d&rsquo;une grande finesse, habilement camoufl\u00e9 derri\u00e8re le sens m\u00e9lodique des compositions. Dave Matthews, en pleine possession de son organe vocal, annonce avec fougue la prochaine ritournelle, fer de lance incontestable du nouvel album <i>Big Whiskey and the GrooGrux King<\/i> : \u00ab&nbsp;Shake Me Like a Monkey&nbsp;\u00bb. Le coup de gr\u00e2ce a frapp\u00e9, et ce d\u00e8s le deuxi\u00e8me titre. Les corps s&#8217;embrasent et ne peuvent s&#8217;emp\u00eacher de danser. Pendant pr\u00e8s de deux heures trente, l&rsquo;Olympia va se transformer en v\u00e9ritable bo\u00eete de nuit du sol aux balcons. L&rsquo;audience se d\u00e9chaine au rythme de refrains ent\u00eatants, mais \u00e9galement de parties beaucoup plus fusion o\u00f9 les contre temps accueillent soli et contrepoints traversant la salle sans que celle-ci ne s&rsquo;arr\u00eate de bouger, ni de chanter. Car la grande force de cette formation r\u00e9side d\u00e9finitivement dans sa capacit\u00e9 \u00e0 faire accepter sans aucun effort au public des influences r\u00e9solument jazz, au service d&rsquo;une pop folk chantante et agr\u00e9able. <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_dmb09_4.jpg\" width=\"133\" height=\"200\" align=\"left\" border=\"1\">Les musiciens conduisent leur <i>set<\/i> avec l&rsquo;assurance propre aux grands de ce monde, se l\u00e2chent sur leurs fameuses improvisations o\u00f9 chacun s&rsquo;exprime sans jamais lasser \u2013 chose assez rare pour \u00eatre soulign\u00e9e \u2013 et caressent affectueusement l&rsquo;assistance des couleurs protectrices d&rsquo;\u00ab&nbsp;Everyday&nbsp;\u00bb, pour repartir de plus belle sur cette m\u00eame recette qui fera mouche : chant et danse. Malgr\u00e9 une prestation un peu statique de Tim Reynolds, seule guitare \u00e9lectrique du septuor au son un peu agressif et \u00e9touffant quelque peu sa petite soeur acoustique port\u00e9e par Dave Matthews, ce dernier ne s&rsquo;en sent nullement g\u00ean\u00e9 et se montrera au fil des titres tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9reux et communicatif, charriant au passage l&rsquo;accoutrement toujours chic de son public fran\u00e7ais, alors que lui doit constamment lutter contre une transpiration plut\u00f4t \u00ab&nbsp;<i>disgusting<\/i>&nbsp;\u00bb. Entre effervescence, exaltation et projecteurs, on lui pardonnera ais\u00e9ment de mouiller la chemise d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas le seul. <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_dmb09_6.jpg\" width=\"200\" height=\"133\" align=\"right\" border=\"1\">En bon chef d&rsquo;orchestre, il parvient \u00e0 surfer avec aisance sur cette grande vague d&rsquo;\u00e9nergie, en captant solidement l&rsquo;assistance au d\u00e9tour d&rsquo;un refrain imparable (\u00ab&nbsp;Funny the Way It Is&nbsp;\u00bb). Le rappel m\u00e9rit\u00e9 se charge de cl\u00f4turer une soir\u00e9e endiabl\u00e9e, notamment par le biais de \u00ab&nbsp;Why I Am&nbsp;\u00bb, v\u00e9ritable hymne repris par un public aux anges, rappelant les grandes heures de Toto et imposant la qualit\u00e9 de composition du groupe. L&rsquo;absence soulign\u00e9e par un hommage aux mots tr\u00e8s justes du d\u00e9funt saxophoniste LeRoi Moore se fit tristement ressentir aux vues des anciennes prestations du groupe. L&rsquo;aventure se poursuit n\u00e9anmoins, fi\u00e8re d&rsquo;un h\u00e9ritage qui semble transcender tous les supports.          <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Nicolas Soulat<br \/>       <\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.davematthewsband.com\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>Dave Matthews Band<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : DAVE MATTHEWS BAND &nbsp; Lieu : Paris, L&rsquo;Olympia Date : 1er juillet 2009&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":27,"featured_media":18280,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18279"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/27"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18279"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18279\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18280"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18279"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18279"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18279"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}