{"id":18190,"date":"2008-06-04T00:00:00","date_gmt":"2008-06-03T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/9460f5f35fa60362143f713999b97f6b_XL.jpg"},"modified":"2008-06-04T00:00:00","modified_gmt":"2008-06-03T22:00:00","slug":"18190","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/06\/04\/18190\/","title":{"rendered":"InsideOut Party &#8211; InsideOut Party"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>CONCERT : BEARDFISH &#8211; RITUAL &#8211; THE TANGENT<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_insideout08_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">  <b>Lieu<\/b> : Z7 Konzertfabrik, Pratteln (Suisse)<br \/> <b>Date<\/b> : 17 mai 2008<br \/> <b>Photos<\/b> : Christophe Gigon<br \/>                    <\/span>          <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><b>La prestigieuse maison de disques allemande InsideOut Music a pris l\u2019habitude, depuis quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0, de faire jouer plusieurs groupes de son \u00e9curie dans le cadre d\u2019une  petite tourn\u00e9e europ\u00e9enne qui ravit toujours les amateurs. En effet, le billet d\u2019entr\u00e9e permet au m\u00e9lomane d\u2019appr\u00e9cier rien de moins que trois des formations parmi les plus int\u00e9ressantes du rock progressif contemporain. Seule une cinquantaine de personnes a daign\u00e9 se joindre \u00e0 cette \u00ab&nbsp;InsideOut Party&nbsp;\u00bb printani\u00e8re qui s\u2019annon\u00e7ait pourtant fort prometteuse. Le bilan, tant artistique que commercial s\u2019av\u00e8re donc mitig\u00e9.<\/b><\/p>\n<p>  <b>Beardfish<\/b><\/p>\n<p> <b><i>Set-list<\/i> :<\/b> Roulette \u2013 Into the Night \u2013 Ask Someone Who Knows \u2013 The Downward spiral \/ Chimay  <\/p>\n<p>  Beardfish, formation su\u00e9doise compos\u00e9e de bien jeunes musiciens (en tous cas en apparence), peut d\u00e9j\u00e0 se targuer de poss\u00e9der quatre albums \u00e0 son palmar\u00e8s depuis 2003. Cette petite tourn\u00e9e lui sert donc \u00e0 promouvoir son dernier album en date, le tr\u00e8s int\u00e9ressant <i>Sleeping in Traffic: Part II<\/i>, suite, comme son nom l\u2019indique, de l\u2019album paru en 2007. La musique pratiqu\u00e9e par le quartette est plus originale que les descriptions \u00ab&nbsp;publicitaires&nbsp;\u00bb lues sur divers sites ou magazines sp\u00e9cialis\u00e9s pouvaient le laisser pr\u00e9sager. Certes, si Mike Portnoy (batteur de Dream Theater) a adoub\u00e9 ce jeune groupe scandinave, c\u2019est bien qu\u2019une certaine rigueur technique est pr\u00e9sente. Mais Beardfish a bien plus que cela \u00e0 nous offrir. Il l\u2019aura prouv\u00e9 lors de ce mini-festival d\u00e9di\u00e9 au rock progressif et d\u00e9nu\u00e9 de v\u00e9ritable t\u00eate d\u2019affiche. Nonobstant la paronymie de leur nom de groupe avec Spock\u2019s Beard (et Fish), la musique propos\u00e9e  est donc rafra&icirc;chissante et  finalement assez inattendue. Certes, tout ce qu\u2019on attend d\u2019une formation nordique progressive est bien pr\u00e9sent\u00a0: nappes de mellotron, Moog et Leslie, rythmes hach\u00e9s et harmonies \u00ab&nbsp;d\u00e9primantes&nbsp;\u00bb. Mais l\u2019utilisation de sons clairs pour les lignes de guitares et un chant assez \u00ab&nbsp;pop&nbsp;\u00bb concourent \u00e0 donner une couleur tr\u00e8s <i>sixties \/ seventies<\/i> \u00e0 l\u2019ensemble. Peu de soli et une structure assez classique font de Beardfish une sorte de croisement heureux entre Liquid Scarlet et Keane dont l\u2019\u00e9coute ne s\u2019av\u00e8re point d\u00e9sagr\u00e9able.<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_insideout08_2.jpg\" width=\"220\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\">La prestation de Beardfish, bien que fort courte, a constitu\u00e9 une performance ap\u00e9ritive de bon aloi. \u00ab&nbsp;A peine arriv\u00e9s, \u00e0 peine repartis&nbsp;\u00bb pourrait croire le spectateur surpris par tant de fra\u00eecheur. A signaler que le clavi\u00e9riste de la bande, Rikard Sj\u00f6blom, en est aussi le chanteur, ce qui, au niveau de la pr\u00e9sence sc\u00e9nique, rend un peu statique la prestation pourtant parfaitement mise en place. Pour le dernier morceau, celui-ci quittera tout de m\u00eame son &icirc;lot de claviers pour venir chanter en front de sc&egrave;ne, s\u2019accompagnant d\u2019une guitare \u00e9lectrique. Encore un musicien polymorphe qui pourrait faire de l\u2019ombre \u00e0 l\u2019infatigable Nick D\u2019Virgilio (Spock\u2019s Beard). Un set bien trop court qui ne permet pas vraiment de se forger un avis d\u00e9finitif sur ce nouveau groupe.<\/p>\n<p>  <b>Ritual<\/b><\/p>\n<p> <b><i>Set-list<\/i> :<\/b> The Hemulic Voluntary Band \u2013 In the Wild \u2013 Infinite Justice \u2013 Typhoon\u2019s Decide \u2013 Acoustic Medley \u2013 A Dangerous Journey <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_insideout08_3.jpg\" width=\"190\" height=\"220\" align=\"left\" border=\"1\">Ritual ou l\u2019\u00e9ternel second couteau du rock progressif, su\u00e9dois lui aussi. La bande de Patrick Lundstr\u00f6m produit d\u2019excellents disques depuis le milieu des ann\u00e9es quatre-vingt-dix et a d\u00e9j\u00e0 foul&eacute; les planches \u00e0 plusieurs reprises de la terre helv\u00e8te, en l&rsquo;occurence celles du mythique Z7, sans avoir jamais eu la chance de se produire malheureusement devant un parterre fourni. Ritual a d\u00fb apprendre \u00e0 faire profil bas pour ne pas jouer en t\u00eate d\u2019affiche alors qu\u2019il est, et de loin, le plus ancien groupe de la soir\u00e9e. Comment comprendre qu\u2019une \u00e9quipe \u00e0 l\u2019identit\u00e9 si prononc\u00e9e et pratiquant un style de musique fort personnel et enthousiasmant ne soit toujours pas reconnu par ses pairs\u00a0? Ritual propose une musique dynamique, inspir\u00e9e autant de dinosaures comme Yes ou Led Zeppelin, que du folklore celtique ou scandinave. Le r\u00e9sultat est d\u00e9coiffant. Le charisme de cet excellent chanteur qu\u2019est Patrick Landtr\u00fcm (sorte de Robert Plant \u00ab&nbsp;ethnobabacool&nbsp;\u00bb) n\u2019est pas pour rien dans cette facilit\u00e9 que poss\u00e8de le grouped\u2019emmener la (petite) foule avec lui tr\u00e8s vite. <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_insideout08_4.jpg\" width=\"220\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\">Le groupe puisera dans sa discographie riche de quatre albums en studio et un disque en public en proposant quelques titres de son dernier (et excellent) disque <I>The Hemulic Voluntary Band<\/i> sorti l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e. Le morceau \u00e9pique \u00ab&nbsp;A Dangerous Journey&nbsp;\u00bb sera d\u2019ailleurs jou\u00e9 int\u00e9gralement et constituera le moment fort de leur concert en permettant au bassiste et au batteur de d\u00e9ployer moult pipeaux, xylophones, fl\u00fbtes et autres binious. Le milieu du concert sera le moment d\u2019un passage acoustique dans lequel les influences folkloriques du groupe, partiellement \u00e9videntes jusque l\u00e0, \u00e9clateront dans toute leur beaut\u00e9. A coup s\u00fbr, le moment fort de la soir\u00e9e. Comme pour Beardfish, aucun rappel ne leur a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9. <\/p>\n<p>    <b>The Tangent<\/b><\/p>\n<p> <b><i>Set-list<\/i> :<\/b> A Crisis in Midlife \u2013 Lost in London Part 2 \u2013 Forsaken Cathedrals \u2013 GPS Culture \/ The Music That Died Alone \u2013 A Sale of Two Souls \u2013 Darkest Dreams \/ Full Gamut \/ In Earnest <br \/> <strong><i>Rappel <\/i><\/strong>:<\/b> Four Egos I War <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_insideout08_5.jpg\" width=\"190\" height=\"240\" align=\"left\" border=\"1\">The Tangent, ou plut\u00f4t la derni\u00e8re incarnation de celui-ci, naturellement articul\u00e9e autour du clavi\u00e9riste et chanteur Andy Tillison, aura donc la lourde charge de conclure ce petit festival bien sympathique et sans pr\u00e9tention. Le dernier album de cette entit\u00e9 musicale mobile, <i>Not As Good As the Book<\/i>, aura \u00e9t\u00e9 finalement une excellente surprise apr\u00e8s trois albums, certes irr\u00e9prochables et finement ex\u00e9cut\u00e9s, mais d\u2019un manque d\u2019originalit\u00e9 confinant au grotesque. Le choix des titres ex\u00e9cut\u00e9s ce soir montre qu\u2019Andy ne renie rien de son pass\u00e9 (pas si lointain, il est vrai) m\u00eame si les meilleurs passages du dernier album ne seront pas ex\u00e9cut\u00e9s. La bande est en forme et en rangs serr\u00e9s derri\u00e8re son chef d\u2019orchestre, le tr\u00e8s humble et sympathique Andy Tillison, excellent clavi\u00e9riste de son \u00e9tat. Il est accompagn\u00e9 du bassiste et du batteur des Flower Kings (Jonas Reingold et Jaime Salazar) ainsi que de l\u2019excellent guitariste Krister Jonsson qui aura mis l\u2019assembl\u00e9e par terre par sa maestria confondante et son style naturel bluffant, aux croisements de Steve Lukather et David Gilmour. De sacr\u00e9s musiciens et une mise en place impeccable surtout que la plupart des morceaux ex\u00e9cut\u00e9s ce soir le seront dans des versions remani\u00e9es, raccourcies voire r\u00e9arrang\u00e9es afin d\u2019\u00e9viter de trop longs moments qui passent mieux dans son salon qu\u2019en concert. Malheureusement, le r\u00e9sultat n\u2019est pas si enthousiasmant qu\u2019il aurait pu l\u2019\u00eatre. La faute \u00e0 un leader peu charismatique tr\u00e8s occup\u00e9 derri\u00e8res ses claviers, s\u00e9quenceurs et autres portables\u00a0? A un chant tr\u00e8s ordinaire\u00a0? Ou plus simplement, \u00e0 une musique qui, si elle s\u2019av\u00e8re complexe et captivante sur disque, devient vite soporifique sur sc\u00e8ne\u00a0? En tous les cas, The Tangent, malgr\u00e9 la qualit\u00e9 indiscutable de la prestation, n\u2019aura pas redynamis\u00e9 une salle qui, finalement, n\u2019est pas m\u00e9contente d\u2019aller se coucher. Beardfish et Ritual auront mieux su captiver l\u2019auditoire.   <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_insideout08_6.jpg\" width=\"240\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\">Belle entreprise que celle propos\u00e9e par InsideOut Music. Malheureusement, le programme \u00ab&nbsp;select&nbsp;\u00bb propos\u00e9 n\u2019aura pas s\u00e9duit grand monde. Il est vrai qu\u2019il \u00e9tait pour le moins audacieux de proposer une telle \u00ab&nbsp;affichette&nbsp;\u00bb pour une salle pouvant contenir pr\u00e8s de deux mille personnes\u00a0! Mais l\u00e0 n\u2019est pas le probl\u00e8me, on a eu beau assister aux premiers concerts de Spock\u2019s Beard devant trente curieux et la salle a \u00e9t\u00e9 si r\u00e9ceptive, que le groupe s\u2019en est rappel\u00e9 quand il a fallu sortir un album <i>live<\/i> (<i>Gluttons for Punishment<\/i>) en 2005. Finalement, le public en a eu pour son argent. Mais gu\u00e8re plus.      <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Christophe Gigon<br \/>       <\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.insideout.de\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.insideout.de<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : BEARDFISH &#8211; RITUAL &#8211; THE TANGENT &nbsp; Lieu : Z7 Konzertfabrik, Pratteln (Suisse)&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":18191,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18190"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18190"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18190\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18191"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18190"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18190"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18190"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}