{"id":18165,"date":"2009-12-04T00:00:00","date_gmt":"2009-12-03T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/a93f7120079bf08dce2cd7f97d6cd550_XL.jpg"},"modified":"2009-12-04T00:00:00","modified_gmt":"2009-12-03T22:00:00","slug":"18165","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/12\/04\/18165\/","title":{"rendered":"Yes &#8211; Yes"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>CONCERT : YES<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_yes09_main.jpg\" width=\"240\" height=\"160\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">    <b>Lieu :<\/b> Paris, Olympia<br \/>  <b>Date :<\/b> 11 novembre 2009<br \/>  <b>Photos :<\/b> Fabrice Journo               <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">  <b>Une seule date parisienne pour un groupe quadrag\u00e9naire dont le talent, certes peu \u00e9corn\u00e9 par les ann\u00e9es, ne parvient plus \u00e0 faire comprendre ce que Yes a, en 2009, \u00e0 apporter au public si ce n\u2019est quelques frissons d\u2019antan.<\/b><\/p>\n<p>   Yes partage deux points communs avec Michelle Torr : les deux artistes ant\u00e9diluviens ont jou\u00e9 \u00e0 l\u2019Olympia et les deux shows \u00e9taient subventionn\u00e9s par Radio Nostalgie. Difficile de faire abstraction d\u2019une question lancinante \u00e0 la vue de ce barnum qu\u2019on croirait sponsoris\u00e9 par St\u00e9radent et les couches Confiance : qu\u2019apporte Yes aujourd\u2019hui au monde de la musique ? Que peut offrir ce groupe embl\u00e9matique, clef de vo\u00fbte des univers musicaux d\u00e9cal\u00e9s et oniriques qui firent les plus grandes heures de la musique des ann\u00e9es soixante et soixante-dix, si ce n\u2019est la vibration d\u2019une corde nostalgique qui, pour une fois, s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e particuli\u00e8rement poussive ?<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_yes09_1.jpg\" width=\"240\" height=\"160\" align=\"right\" border=\"1\">  La curiosit\u00e9 avant tout, car depuis l&rsquo;absence de Jon Anderson pour raisons de sant\u00e9, c\u2019est une jeune recrue  qui \u00e9tait attendu au tournant. Originaire de Montreal, Beno\u00eet David prend la rel\u00e8ve du hobbit fr\u00e9n\u00e9tique. Deuxi\u00e8me d\u00e9tail important, Oliver Wakeman, fils de son papa, est aux commandes des claviers. Si ce dernier a d\u00e9j\u00e0 fait ses preuves, il fut sinc\u00e8rement le clou du spectacle, tant ses interpr\u00e9tations et la fluidit\u00e9 de ses encha\u00eenements \u00e9taient ma\u00eetris\u00e9es, tout en apportant une touche de modernit\u00e9 dans ce concert hommage g\u00e9ant.<\/p>\n<p>  Une force surnaturelle semble avoir agi \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute de la tessiture vocale du Qu\u00e9becquois, v\u00e9ritable copie-carbone de Jon Anderson : m\u00eame phras\u00e9, m\u00eames volutes suraigu\u00ebs. Le travail de clonage s&rsquo;arr\u00eate pourtant l\u00e0, \u00e0 tort ou \u00e0 raison. Anderson savait s\u2019arr\u00eater entre chaque morceau. Il \u00e9tait l\u2019\u00e2me du groupe, racontait et distillait anecdotes et petits \u00e9carts souvent goguenards (\u00ab&nbsp; During this session, we were waiting, rolling\u2026 tea\u2026&nbsp;\u00bb). David, c\u2019est autre chose : content d\u2019\u00eatre l\u00e0, il a accompli son r\u00eave. On l\u2019aura compris : soixante-dix euros pour aider un ancien chanteur de <i>tribute band<\/i> \u00e0 assumer sa qu\u00eate identitaire, \u00e7a revient cher le <i>coming out<\/i>&#8230; <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_yes09_2.jpg\" width=\"160\" height=\"241\" align=\"left\" border=\"1\">  Lui qui rendait hommage \u00e0 Yes avec son groupe de reprises Close to the Edge ne se lasse donc pas, en Fran\u00e7ais \u00e9videmment, d\u2019exprimer sa joie, son bonheur, sa gratitude, son apoth\u00e9ose. Il est salu\u00e9  par les applaudissements polis d&rsquo;un public \u00e9rudit et manifestement inconsolable. Cette id\u00e9e saugrenue d\u2019engager un type en conformit\u00e9 parfaite avec son homologue, histoire de faire perdurer la  tradition vocale de Yes restera \u00e0 jamais un myst\u00e8re. Jon Anderson lui-m\u00eame \u00e9tait d\u00e9sappoint\u00e9 en constatant qu\u2019il pouvait \u00eatre remplac\u00e9 par des cordes vocales de substitution. \u00ab&nbsp;<i>Je suis d\u00e9\u00e7u, on m\u2019a manqu\u00e9 de respect<\/i>&nbsp;\u00bb, clamait-il dans le Guardian dat\u00e9 du 25 septembre 2008.<\/p>\n<p>  Beno\u00eet David n\u2019est certainement pas antipathique, il est m\u00eame agr\u00e9able \u00e0 regarder et \u00e0 entendre, mais c\u2019est une \u00e2me enti\u00e8re d\u2019un groupe respectable et puissant qui se voit ainsi condamn\u00e9e. Quelle diff\u00e9rence entre cette op\u00e9ration marketing suspecte et un travail sinc\u00e8rement cr\u00e9atif ? Tout. Les trois vieux larrons, les survivants, restent \u00e9videmment les clous du spectacle. Mention sp\u00e9ciale pour Steve Howe qui demeure un virtuose incontest\u00e9 avec son look de quincaillier et un Chris Squire au sommet de son \u0153uvre. Alan White, quant \u00e0 lui, aura \u00e9t\u00e9 victime du son tonitruant de l\u2019Olympia qui transformait chacune de ses saillies \u00e0 la batterie en bouillie sonore. <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_yes09_3.jpg\" width=\"240\" height=\"160\" align=\"right\" border=\"1\">  Pauvre public qui s\u2019est d\u00e9plac\u00e9 en nombre pour un prix de places fix\u00e9 \u00e0 la limite de l\u2019ind\u00e9cence sur fond de seuil de tol\u00e9rance sonore l\u00e9gal, et qui m\u00e9ritait certainement plus de respect de la part des organisateurs \u2026 Ces diff\u00e9rents param\u00e8tres sont parvenus \u00e0 ternir une prometteuse soir\u00e9e vu la programmation assez cr\u00e9ative. Hormis les quelques pi\u00e8ces habituelles (\u00ab&nbsp;Roundabout&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Owner of a Lonely Heart&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Starship Trooper&nbsp;\u00bb), quelques extraits de <i>Drama<\/i> et <i>Tormato<\/i> ont \u00e9t\u00e9 sortis des oubliettes. Les complexit\u00e9s de ces titres particuli\u00e8rement \u00e9labor\u00e9s n\u2019ont malheureusement pu \u00eatre mises suffisamment en valeur par l\u2019acoustique poussive de la salle autrefois mythique. <\/p>\n<p>  En pointant l\u2019oreille sur les r\u00e9actions du public, un constat amer se dessine : malgr\u00e9 tout le respect qu&rsquo;on lui doit, le trio originel poss\u00e8de encore une certaine magie, qui a su demeurer. Or quelque chose montre que le temps et son usure progressive ont s\u00e9rieusement entam\u00e9 la cr\u00e9dibilit\u00e9 et l\u2019aplomb d\u2019un groupe qui n\u2019a certes plus rien \u00e0 prouver, mais qu\u2019on presse ardemment de proposer du contenu neuf, sans copier-coller cette fois, avec juste un peu d\u2019audace. Dans le cas contraire, la litt\u00e9rature nous montre qu\u2019il est parfois malsain de ressusciter ce qui n\u2019est plus\u2026           <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>J\u00e9r\u00f4me Walczak<br \/>       <\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.yesworld.com\/  \" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>Yes<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : YES &nbsp; Lieu : Paris, Olympia Date : 11 novembre 2009 Photos :&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":18166,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18165"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18165"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18165\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18166"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18165"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18165"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18165"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}