{"id":18163,"date":"2009-11-25T00:00:00","date_gmt":"2009-11-24T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/4fee0ec6ad61d4301c26bb2a4ce884b7_XL.jpg"},"modified":"2009-11-25T00:00:00","modified_gmt":"2009-11-24T22:00:00","slug":"18163","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/11\/25\/18163\/","title":{"rendered":"Marillion &#8211; Marillion"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>CONCERT : MARILLION<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_maril09_main.jpg\" width=\"220\" height=\"144\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">   <b>Lieu :<\/b> Paris, Bataclan<br \/>  <b>Date :<\/b> 14 octobre 2009<br \/>  <b>Photos :<\/b> V.Chassat <\/p>\n<p>              <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">  <b>Marillion nous \u00e9tonnera toujours. Apr\u00e8s un \u00e9poustouflant <i>Happiness Is the Road<\/i> qui signait le retour en gr\u00e2ce des Anglais aux yeux d&rsquo;une critique musicale toujours plus tatillonne, une respiration s\u2019imposait. D\u00e8s lors, on inspire parfois difficilement une premi\u00e8re partie plut\u00f4t morne et propice au sommeil, tandis qu&rsquo;on expire avec joie dans le second acte&#8230;<\/b><\/p>\n<p>     Premier constat : que des si\u00e8ges au Bataclan. Ce serait donc assur\u00e9ment un concert calme et les quelques chanceux qui avaient pu observer la chose dans les pr\u00e9c\u00e9dentes salles ne se lassaient de le dire : le public allait \u00eatre \u00e9tonn\u00e9. La sc\u00e8ne rassemble tous les ingr\u00e9dients d&rsquo;une session <i>unplugged<\/i> : des instruments \u00e9tranges (glockenspiel, xylophones et tambourins), des bougies sur le piano, une salle calme et cordiale, acquise \u00e0 la cause cela va sans dire. <\/p>\n<p>   <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_maril09_1.jpg\" width=\"240\" height=\"160\" align=\"right\" border=\"1\"> Le groupe fait son entr\u00e9e en plein silence et distille pour ainsi dire dans l\u2019ordre tous les titres de <i>Less Is More<\/i>. Notons que Steve Rothery se place \u00e0 gauche et Pete Trewavas \u00e0 droite. Vous vouliez du changement ? En voil\u00e0 ! D&#8217;embl\u00e9e le charme agit et le grand ma\u00eetre des lieux n\u2019est \u00e9videmment autre que Steve Hogarth, qui depuis vingt ans est l\u2019\u00e2me turbulente et vivante de ces grands anciens. Il sourit (Dieu quel sourire !), salue, plaisante, explique qu\u2019il ne parle pas fran\u00e7ais mais qu\u2019il adore Paris, et chante aussi, tout de m\u00eame, sans que le moindre reproche ne puisse lui \u00eatre fait de ce point de vue. <\/p>\n<p>   <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_maril09_2.jpg\" width=\"154\" height=\"240\" align=\"left\" border=\"1\"> \u00ab&nbsp;Go!&nbsp;\u00bb plonge l\u2019assistance dans une douce torpeur, \u00ab&nbsp;Interior Lulu&nbsp;\u00bb poursuit son petit chemin m\u00e9lancolique et r\u00eavassant, et une \u00e0 une, les chansons s\u2019\u00e9grainent. Si ce dernier album acoustique a de quoi charmer, la r\u00e9plique quasi-exacte sur sc\u00e8ne \u00e9tait sans doute une id\u00e9e \u00e0 ne pas reprendre : tout ceci manque de rythme et les applaudissements polis n\u2019ont gu\u00e8re r\u00e9veill\u00e9 quelques spectateurs qui, doucement mais s\u00fbrement, ont sombr\u00e9 avec d\u00e9lectation dans les bras de Morph\u00e9e, \u00e0 d\u00e9faut de ceux de Steve\u2026 A l&rsquo;issue de cette premi\u00e8re partie de pr\u00e8s d\u2019une heure, vaguement soporifique voire poliment m\u00e9ditative, Steve Hogarth annonce devant un public devenu essentiellement contemplatif qu\u2019ils vont se retirer dans les coulisses pour, <i>dixit<\/i>, \u00ab&nbsp;<i>take some drugs&nbsp;<\/i>\u00bb\u2026 <\/p>\n<p>    Et l\u00e0, miracle ! On ne saura jamais ce qu\u2019ils ont pris, mais leur retour fait comprendre \u00e0 ceux qui s&rsquo;\u00e9veillent \u00e0 peine de leur torpeur qu\u2019on peut jouer acoustique sans \u00eatre r\u00e9barbatif. Une exultation de joie irr\u00e9pressible, un r\u00e9veil tonitruant\u2026 Sur \u00ab&nbsp;Cover my Eyes&nbsp;\u00bb, \u00e7a tape dans les mains et \u00e7a reprend le refrain (pas trop complexe, certes), puis \u00ab&nbsp;Beautiful&nbsp;\u00bb fait couler les larmes, \u00ab&nbsp;A Collection&nbsp;\u00bb provoque quelques reniflements (d\u00e9sol\u00e9, plus de <i>kleenex<\/i>), puis \u00ab&nbsp;Drilling Hole&nbsp;\u00bb pr\u00e9c\u00e8de un pinacle qui ne fut ni plus ni moins que la grande r\u00e9ussite de cette soir\u00e9e : \u00ab&nbsp;You\u2019re Gone&nbsp;\u00bb. <\/p>\n<p>   <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_maril09_3.jpg\" width=\"240\" height=\"160\" align=\"right\" border=\"1\"> Le public tape des pieds et retrouve go\u00fbt \u00e0 l\u2019existence, comme des amas de scories qui d\u2019un coup se d\u00e9sint\u00e8grent. La suite se fait plus classique avec \u00ab&nbsp;80 days&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Gazpacho&nbsp;\u00bb, remarquablement interpr\u00e9t\u00e9s. Quant au final \u00ab&nbsp;Three Minute Boy&nbsp;\u00bb, il prend d\u00e9cid\u00e9ment plus d\u2019emphase accompagn\u00e9 de ses <i>impedimenta<\/i> \u00e9lectroniques.<\/p>\n<p>   Dans tous les cas, Steve Hogarth trouve toute sa dimension dans l&rsquo;interpr\u00e9tation de la folie, sur des titres o\u00f9 il atteint ses limites et se heurte \u00e0 quelques bornes (\u00ab&nbsp;Mad&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;The Space&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;The Party&nbsp;\u00bb). Dans un contexte acoustique, cette identit\u00e9 lui a manqu\u00e9 et toute la premi\u00e8re partie de son <i>showcase<\/i> intimiste n\u2019a rendu qu\u2019une mince parcelle de son immense talent. Mais, Dieu merci, Marillion sait composer des titres entra\u00eenants, qui font mouche sur sc\u00e8ne et qui, une fois de plus, ont permis aux spectateurs de repartir finalement le sourire aux l\u00e8vres.                   <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>J\u00e9r\u00f4me Walczak<br \/>       <\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.marillion.com\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>Marillion<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : MARILLION &nbsp; Lieu : Paris, Bataclan Date : 14 octobre 2009 Photos :&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":18164,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18163"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18163"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18163\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18164"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18163"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18163"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18163"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}