{"id":18161,"date":"2009-11-18T00:00:00","date_gmt":"2009-11-17T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/8a9e3c0ab737ae354d77f3ecd546e1cf_XL.jpg"},"modified":"2009-11-18T00:00:00","modified_gmt":"2009-11-17T22:00:00","slug":"18161","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/11\/18\/18161\/","title":{"rendered":"Porcupine Tree &#8211; Porcupine Tree"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>CONCERT : PORCUPINE TREE<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_porcup09_main.jpg\" width=\"220\" height=\"143\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">   <b>Artiste :<\/b> Porcupine Tree<br \/>  <b>Lieu :<\/b> Paris, Olympia<br \/>  <b>Date :<\/b> 13 octobre 2009<br \/>  <b>Photos :<\/b> V. Chassat  <\/p>\n<p>             <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">   <b>Aussi r\u00e9ussi qu&rsquo;in\u00e9gal, aux d\u00e9fauts criants et qualit\u00e9s avou\u00e9es, <i>The Incident<\/i> et son fourmillement d\u2019id\u00e9es sonores r\u00e9sulte sans doute d&rsquo;une trop forte h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9. Avec des titres fermement attendus sur sc\u00e8ne, notamment \u00ab&nbsp;Time Flies&nbsp;\u00bb, il \u00e9tait temps de v\u00e9rifier ce que l&rsquo;album avait vraiment dans le ventre.<\/b><\/p>\n<p>     Premi\u00e8re impression devenue banale avec les ann\u00e9es : Porcupine Tree n\u2019est plus un groupe limit\u00e9 \u00e0 quelques fans \u00e9rudits mais attire au contraire un public vari\u00e9 et nombreux de jeunes, des trentenaires, quinquas, des familles et m\u00eame quelques enfants sur les \u00e9paules de papa. Une notori\u00e9t\u00e9 qui tranche avec une image \u00e0 l&rsquo;aura de confidentialit\u00e9 parfois distill\u00e9e par la bande \u00e0 Steven Wilson, qui lui colle tellement \u00e0 la peau . <\/p>\n<p>   Pour l\u2019occasion, l\u2019Olympia a enlev\u00e9 les si\u00e8ges et le public attend, sagement et debout. C\u2019est Robert Fripp qui ouvre le bal et une premi\u00e8re grande d\u00e9ception \u00e9mane de l&rsquo;audience. C\u2019est un fait, le fondateur de King Crimson ass\u00e8ne pendant pr\u00e8s de trois quarts d\u2019heure une improvisation \u00e0 la guitare derri\u00e8re des nappes de claviers. Si  une relative monotonie m\u00e9lodique peut lui \u00eatre reproch\u00e9e, le scandale est \u00e0 imputer aux r\u00e9actions de quelques personnes dans la salle. On ne siffle pas Robert Fripp, cr\u00e9nom ! Que sa musique soit r\u00e9barbative, aux antipodes de celle de Steven Wilson (et encore), d&rsquo;accord, mais assister \u00e0 un concert, ce n\u2019est pas prendre un menu \u00e0 la brasserie en laissant la salade et les betteraves : on go\u00fbte de tout, et si on n&rsquo;aime pas, on se tait. Que ce soit clair, cette r\u00e9action b\u00eate et infantile confinant au m\u00e9pris voire au client\u00e9lisme a tendance \u00e0 rendre bien moins sympathique le clou du spectacle. Robert Fripp s\u2019efface sans saluer outranci\u00e8rement une salle qui ne lui \u00e9tait visiblement pas acquise.<\/p>\n<p>   <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_porcup09_1.jpg\" width=\"159\" height=\"240\" align=\"right\" border=\"1\">Porcupine Tree est un groupe \u00ab&nbsp;l\u00e9ch\u00e9&nbsp;\u00bb et soign\u00e9 jusque dans sa gestion du temps, d&rsquo;une ponctualit\u00e9 irr\u00e9prochable. Comme pr\u00e9vu, c\u2019est l&rsquo;ensemble du premier disque de <i>The Incident<\/i> qui est pr\u00e9sent\u00e9, et \u00e0 l\u2019instar des <i>Martine \u00e0 la plage<\/i>, <i>\u00e0 la montagne<\/i> et <i>en for\u00eat<\/i>, on reste \u00e9berlu\u00e9 par le tempo de dingue que le meneur de troupe s\u2019est impos\u00e9 pour rendre public un disque qui prend pourtant toute sa substance en studio. Steven Wilson commence par un \u00ab&nbsp;Occam\u2019s Razor&nbsp;\u00bb rocailleux et surpuissant, salue \u00e0 peine car il n&rsquo;a visiblement pas le temps. Steven change de guitare, se recoiffe, reprend une autre guitare. Le Britannique a d\u00fb changer d\u2019instrument en tout et pour tout une bonne douzaine de fois, sans barguigner. L\u2019heure, c\u2019est l\u2019heure ! <\/p>\n<p>   Wilson sur sc\u00e8ne, c\u2019est \u00e9videmment un pur et grand moment de professionnalisme. Tout est sous contr\u00f4le, chaque morceau pr\u00e9sent\u00e9 est une copie-carbone de la version studio au son naturellement irr\u00e9prochable. Le public est conquis et la puissance de certains titres ne se d\u00e9ment pas en concert tels la bombe \u00ab&nbsp;Time Flies&nbsp;\u00bb, le plus r\u00e2peux \u00ab&nbsp;Octane Twisted&nbsp;\u00bb ou son alter ego m\u00e9lancolique \u00ab&nbsp;The Seance&nbsp;\u00bb, le tout relay\u00e9 par des vid\u00e9os sombres auxquelles le groupe a maintenant habitu\u00e9 son public. Les alternances entre moments tr\u00e8s rock et parties plus ambient et m\u00e9ditatives fonctionnent \u00e0 merveille au casque, mais donnent toutefois quelque peu le tournis lorsqu\u2019elles se succ\u00e8dent fr\u00e9n\u00e9tiquement sur sc\u00e8ne. Le mastodonte \u00ab&nbsp;The Incident&nbsp;\u00bb s\u2019ach\u00e8ve par \u00ab&nbsp;I Drive the Hearse &nbsp;\u00bb efficace et indiscutablement r\u00e9ussi (l\u2019ombre de Pink Floyd plane plus que jamais). Bref, pas de r\u00e9elles surprises pour ce premier set, Wilson n\u2019est pas l\u00e0 pour la rigolade. Le tempo, le tempo, que diable ! <\/p>\n<p>   <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_porcup09_2.jpg\" width=\"160\" height=\"240\" align=\"left\" border=\"1\">Pour patienter, le sc\u00e9nographe a eu l&rsquo;excellente id\u00e9e de placer un chronom\u00e8tre g\u00e9ant sur l\u2019\u00e9cran qui, malgr\u00e9 son aspect glacial et anxiog\u00e8ne, permet aux gens de d\u00e9compter les cinq derni\u00e8res secondes qui pr\u00e9c\u00e8dent une deuxi\u00e8me partie plus traditionnelle avec quelques morceaux d&rsquo;anthologie et obligatoires. Encore une fois, planning oblige, les titres sont tronqu\u00e9s. Quelle id\u00e9e aussi sotte que grenue est donc pass\u00e9e dans la t\u00eate de celui qui ressemble de plus en plus \u00e0 Zouc de ne pas offrir le final [<i>rhaaaa lovely !<\/i>] de \u00ab&nbsp;Russia on Ice &nbsp;\u00bb ? Avant \u00ab&nbsp;Lazarus&nbsp;\u00bb, le bon Steven ne peut s\u2019emp\u00eacher de contrarier le public le plus assoiff\u00e9 de gros son en expliquant doctement avec autant d\u2019humour qu\u2019une hu\u00eetre que maintenant, on laisse de c\u00f4t\u00e9 le metal sauvage pour faire place \u00e0 la tendresse. C\u2019est fort bien amen\u00e9 et l\u2019ensemble oscille ainsi, souvent pour le meilleur heureusement. Tout s\u2019ach\u00e8ve avec le traditionnel \u00ab&nbsp;The Sound of Muzak &nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Trains&nbsp;\u00bb : il est vingt-trois heures, allez hop hop hop, tout le monde range ! <\/p>\n<p>   Qu\u2019en conclure ? Si le concert fut solidement ma\u00eetris\u00e9, <i>The Incident<\/i> ne trouve pas sa place sur sc\u00e8ne, quand bien m\u00eame il d\u00e9borde de trouvailles. Produisant de vrais sons, de magnifiques m\u00e9lodies et des titres puissants, l&rsquo;album \u00e9puise et s\u2019\u00e9puise lorsqu\u2019il est interpr\u00e9t\u00e9 face \u00e0 un public. S\u2019imposer de le jouer <i>in extenso<\/i> fut une gageure, ses petites faiblesses de structure se r\u00e9v\u00e9lant au grand jour.         <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>J\u00e9r\u00f4me Walczak<br \/>       <\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.porcupinetree.com\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>Porcupine Tree<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : PORCUPINE TREE &nbsp; Artiste : Porcupine Tree Lieu : Paris, Olympia Date :&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":18162,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18161"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18161"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18161\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18162"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18161"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18161"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18161"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}