{"id":18159,"date":"2009-10-26T00:00:00","date_gmt":"2009-10-25T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/b7b7f30a69723175455d5a1f76981526_XL.jpg"},"modified":"2009-10-26T00:00:00","modified_gmt":"2009-10-25T22:00:00","slug":"18159","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/10\/26\/18159\/","title":{"rendered":"Gerrard &#038; Schulze &#8211; Gerrard &#038; Schulze"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>CONCERT : LISA GERRARD &#038; KLAUS SCHULZE<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_lisaklaus09_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">   <b>Lieu :<\/b> Paris, La Cigale<br \/> <b>Date :<\/b> 23 septembre 2009<br \/> <b>Photos :<\/b> Fabrice Journo <\/p>\n<p>             <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><b>Curiosit\u00e9. C\u2019est le premier des termes venant \u00e0 l\u2019esprit en observant cette double affiche aux apparences atypiques. Un monde semblait s\u00e9parer les deux artistes : l\u2019un est pour ainsi dire en retrait, apr\u00e8s avoir, avec Tangerine Dream notamment, conf\u00e9r\u00e9 ses lettres de noblesse aux claviers puis servi d\u2019ancrage \u00e0 ce qui deviendra bien des ann\u00e9es apr\u00e8s la musique \u00e9lectronique dite <i>ambient<\/i>. L\u2019autre, la diva f\u00e9\u00e9rique de Dead Can Dance, se faisait quant \u00e0 elle plus rare depuis quelques ann\u00e9es, son nom n\u2019apparaissant plus qu&rsquo;au g\u00e9n\u00e9rique de superproductions am\u00e9ricaines (<i>Gladiator<\/i>, <i>The Mist<\/i>, <i>Ali<\/i>, etc.). Un intrigant concert donc, qui marquait le retour parisien de Klaus Schulze, absent de notre capitale depuis 1994.<\/b><\/p>\n<p>   Un musicien qui fait l\u2019objet de brocards, de moqueries. On s\u2019ennuierait, selon les beaux esprits, pendant ses concerts. C\u2019est un fait, la musique de Schulze se r\u00e9sume \u00e0 ce qu&rsquo;elle est longtemps demeur\u00e9e : de longues nappes de claviers hypnotiques, des progressions souvent improvis\u00e9es, de lentes pulsations dans lesquelles s\u2019entrem\u00ealent ch\u0153urs artificiels et longues gammes \u00e9lectroniques \u00e9chafaud\u00e9es pas \u00e0 pas. Certes, cette musique s\u2019\u00e9coute les yeux ferm\u00e9s, et les adjectifs s\u00e9duisants (dynamique, enjou\u00e9, m\u00e9lodique, et consorts) n\u2019entreront pas dans le registre \u00e9voqu\u00e9. Cependant, malgr\u00e9 cette image \u00e9puisante qui lui colle \u00e0 la peau, il ne faut pas oublier que la musique \u00e9lectronique, Air, les plaintes de Bj\u00f6rk, les m\u00e9ditations de Radiohead et les m\u00e9lop\u00e9es islandaises de Sigur R\u00f3s n\u2019existeraient tout simplement pas sans ce grand et noble Monsieur. <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_lisaklaus09_2.jpg\" width=\"133\" height=\"200\" align=\"right\" border=\"1\">Klaus Schulze et Mike Olfield furent des p\u00e8res fondateurs, de puissantes sources d\u2019inspiration. Revoir cet homme sur sc\u00e8ne, dans son petit costume rouge, se surprendre \u00e0 esquisser avec lui un sourire mi-g\u00ean\u00e9, mi-amus\u00e9 tandis qu\u2019il s\u2019excuse d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 si long avant de revenir \u00e0 la sc\u00e8ne, savoir que la maladie n&rsquo;est pas loin et entendre cette voix, ce timbre p\u00e9tri d\u2019humanit\u00e9 et de gentillesse : pour toutes ces raisons, le concert de la Cigale ne pouvait qu\u2019\u00eatre plac\u00e9 sous le signe des \u00e9motions.<\/p>\n<p>   Le public h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne (anciens gothiques pour les deux tiers, vieux fans de progressif venant compl\u00e9ter l\u2019ensemble) avait de quoi s&rsquo;inqui\u00e9ter. Schulze avait annul\u00e9 une repr\u00e9sentation quelques jours auparavant en raison d\u2019un malaise ; pendant la journ\u00e9e, les rumeurs circulaient sur une possible rechute. Quelques heures anxieuses donc, avant que les portes de la Cigale n\u2019accueillissent finalement la foule impatiente. La curiosit\u00e9 \u00e9tait belle et bien de mise : la plupart des gens pr\u00e9sents ne connaissaient pas l&rsquo;Allemand et venaient admirer l\u2019obscure nymphe australienne. Son comp\u00e8re ouvre le bal, tr\u00f4nant devant d\u2019immenses machines dont beaucoup se demand\u00e8rent si elles ne sont pas simplement l\u00e0 pour le d\u00e9cor. <\/p>\n<p>  Schulze se pr\u00e9sente en quelques secondes, estimant que l&rsquo;attente n&rsquo;a que trop dur\u00e9, et s\u2019attable \u00e0 son pupitre pour distiller une grosse demi-heure de musique <i>ambient<\/i>, de nappes de claviers s\u2019empilant les unes sur les autres. Les atmosph\u00e8res invoqu\u00e9es sont \u00e9th\u00e9r\u00e9es, tout le monde est sous le charme. Schulze s\u2019interrompt, annonce un petit entracte et la venue de \u00ab&nbsp;Lisa&nbsp;\u00bb. Manifestation de joie et de reconnaissance : le duo va ind\u00e9niablement fonctionner. Que le vieux balladin germanique ait choisi de jouer seul en pr\u00e9ambule est un v\u00e9ritable coup de ma\u00eetre : le public est hypnotis\u00e9, il sait d\u00e9sormais que la ligne m\u00e9lodique dispens\u00e9e ici servira avec d\u00e9licatesse la voix de Lisa Gerrard. C\u2019est donc avec quelques tr\u00e9pignements que la suite du concert est attendue.<\/p>\n<p>   <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_lisaklaus09_3.jpg\" width=\"133\" height=\"200\" align=\"left\" border=\"1\">Lisa arrive, double chignon, robe de velour pourpre. Schulze s\u2019installe \u00e0 nouveau et le d\u00e9collage est imm\u00e9diat. La voix si particuli\u00e8re, son timbre p\u00e9tri de mille variations, ses d\u00e9clamations de barde irlandaise s\u2019entrem\u00ealent parfaitement avec les gammes des claviers et autres ch\u0153urs artificiels, baign\u00e9s d&rsquo;une lumi\u00e8re juste, loin d&rsquo;\u00eatre envahissante, et qui permet \u00e0 l\u2019imaginaire des deux artistes de se d\u00e9ployer. Les lentes m\u00e9lop\u00e9es de Gerrard rappellent l\u2019album <i>Space Weaver<\/i>, qui contenait \u00e9galement des moments de m\u00e9ditations \u00e9lectroniques. Schulze n\u2019en reste pas moins un v\u00e9ritable accompagnateur : il ciselle les voix, structure et oriente. Schulze n\u2019accompagne pas Lisa Gerrard, il la sublime, ni plus, ni moins.<\/p>\n<p>  Ce lent travail de construction dure pr\u00e8s d\u2019une demi-heure et lorsque la musique s\u2019interrompt, le public applaudit \u00e0 tout rompre. C&rsquo;est une joie, une exultation. Les deux comparses partent aussi discr\u00e8tement qu\u2019ils sont arriv\u00e9s. Vient ensuite l\u2019heure des rappels avec une session <i>ambient<\/i> et techno en solitaire, puis une bonne dizaine de minutes avec Lisa Gerrard, \u00e0 nouveau, pour clore la soir\u00e9e.<\/p>\n<p>   La rencontre de ces deux monstres sacr\u00e9s est un coup de ma\u00eetre. Bien souvent, les confrontations musicales n\u2019ont gu\u00e8re de sens, mais il en est d\u2019autres qui, comme une plante ou un organisme vivant, semblent naturelles. La greffe a pris et a donn\u00e9 naissance \u00e0 un jardin extraordinaire : tout le monde se l\u00e8ve pour saluer ce couple, improbable sur le papier, mais qui sut si bien distiller ses performances et sa passion. Voir ce concert ne fut pas un simple moment de musique, ce fut un privil\u00e8ge.          <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>J\u00e9r\u00f4me Walczak<br \/>       <\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.lisagerrardmusic.com\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>Lisa Gerrard<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.klaus-schulze.com\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>Klaus Schulze<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : LISA GERRARD &#038; KLAUS SCHULZE &nbsp; Lieu : Paris, La Cigale Date :&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":18160,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18159"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18159"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18159\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18160"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18159"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18159"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18159"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}