{"id":18153,"date":"2008-10-25T00:00:00","date_gmt":"2008-10-24T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/d73385015ca3c34c41ec9ad2288257a2_XL.jpg"},"modified":"2008-10-25T00:00:00","modified_gmt":"2008-10-24T22:00:00","slug":"18153","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/10\/25\/18153\/","title":{"rendered":"Nemo &#8211; Nemo"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">   <tr>      <td class=\"tablecentre Style1\">        <h1>CONCERT : NEMO<\/h1>       <table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">         <tr>            <td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_progfest08_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>           <td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>           <td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">              \n<p><b>Artistes :<\/b> Bobby Watson, Rosa Luxemburg, Nemo<br \/> <b>Lieu :<\/b> Paris, La Sc\u00e8ne Bastille<br \/> <b>Date :<\/b> 29 septembre 2008<br \/> <b>Photos\u00a0:<\/b> Chris CB Photographie (http:\/\/www.chriscb.org) <\/span>          <\/p>           <\/td>         <\/tr>       <\/table>       <p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"><b>Une nouvelle salve de rock du c\u00f4t\u00e9 de Bastille. Le Prog Rock Fest\u00a0: un petit arr\u00eat sur image, un appui sur pause sur ce qui constitue le prog&rsquo; fran\u00e7ais aujourd\u2019hui. Le bilan demeure mitig\u00e9, malgr\u00e9 des performances \u00e9videntes et un talent qui ne se d\u00e9ment pas.<\/b><br \/>         <br \/>  La salle est bien clairsem\u00e9e en cette fra\u00eeche soir\u00e9e d\u2019automne. Les organisateurs de la Sc\u00e8ne Bastille prennent des initiatives heureuses\u00a0: rentabiliser durant le week-end et permettre ainsi  \u00e0 des artistes sans doute moins connus de venir s\u2019essayer \u00e0 la sc\u00e8ne en semaine. Le jeu de tout festival, c\u2019est d&rsquo;en proposer pour tous les go\u00fbts, et ce manque d\u2019unit\u00e9 est de plus en plus flagrant aujourd\u2019hui. Une palette, certes, a besoin de couleurs multiples pour que soit figur\u00e9e une \u0153uvre agr\u00e9able mais il ne faut pas pour autant en oublier la synth\u00e8se. Et c&rsquo;est &agrave; une s\u00e9rie de cama\u00efeux herm\u00e9tiques auxquels nous avons assist&eacute;, alors que nous attendions (sans doute trop\u00a0?) un d\u00e9grad\u00e9, une harmonie.<br \/> <br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_progfest08_1.jpg\" width=\"150\" height=\"220\" align=\"right\" border=\"1\"> Prog Rock Fest\u00a0: sans doute un nom qui suscite l\u2019attente\u00a0? Le public est avant tout celui de l\u2019un des trois groupes : des amis, des amateurs \u00e9clair\u00e9s, ou encore de quelques chroniqueurs \u00e9puis\u00e9s\u00a0; ce n\u2019est pas (plus) le public d\u2019un genre. On peut certes le d\u00e9plorer, pleurnicher sur ce qu\u2019aurait d\u00fb ou devrait \u00eatre le rock progressif. Nous sommes en 2008, cette musique est devenue confidentielle, le public passablement d\u00e9sargent\u00e9, et le prog&rsquo; n\u2019a plus grand-chose \u00e0 donner au monde, en terme de joie, de f\u00eate, d\u2019amusements et de r\u00eaverie. Les trois groupes de ce soir-l\u00e0 refl\u00e8tent assez bien ce constat,  amer mais r\u00e9aliste.<br \/> <br \/>  Tout commence par de la technique, par une hypertechnicit\u00e9 m\u00eame avec Bobby Watson, un groupe du Havre, qui s\u2019essaie avec brio \u00e0 des reprises de Dream Theater. La voix d\u2019Elodie donne une dimension sympathique \u00e0 tous ces tubes \u00e9grain\u00e9s les uns apr\u00e8s les autres. Le sens de la sc\u00e8ne est bel et bien pr\u00e9sent, une empathie entre les divers protagonistes fait m\u00eame plaisir \u00e0 voir, l&rsquo;auditoire demeure courtois, malgr\u00e9 quelques tentatives pour le remuer un peu. A vue de nez, un bon tiers de la salle ne conna\u00eet pas les <i>hits<\/i> de la bande \u00e0 James LaBrie. Le public s\u2019\u00e9toffe mollement, passablement forc\u00e9 tout de m\u00eame. Petit bilan de cette introduction\u00a0: c&rsquo;est carr&eacute; mais il manque cette petite chose si ind\u00e9finissable et qui faisait tant fr\u00e9mir nos oreilles adolescentes\u00a0: la magie. Celle qui nous emporte dans un tourbillon d\u2019\u00e9motions, de r\u00eaveries est demeur\u00e9e absente, tout comme ces instants o\u00f9 on se surprenait \u00e0 fermer les yeux et \u00e0 partir en vrille, comme \u00e7a, pour rien, avec en t\u00eate la simple joie de go\u00fbter l\u2019instant pr\u00e9sent. La salle, invit\u00e9e \u00e0 frapper dans ses mains, s\u2019y livre de bonne gr\u00e2ce et salue, tranquillement, ceux qui demeurent un bien joli groupe d\u2019artistes qui doit encore grandir pour nous faire partager sa passion.<br \/><br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_progfest08_2.jpg\" width=\"150\" height=\"220\" align=\"left\" border=\"1\">Arrivent donc les h\u00f4tes\u00a0: Rosa Luxemburg, principaux protagonistes de ce festival. Des Parisiens &agrave; l&rsquo;aise sur sc\u00e8ne, pleins d&rsquo;humour, qui ne se prennent pas au s\u00e9rieux et savent placer une ambiance. La sc\u00e9nographie, les reprises de Genesis, les petites allusions comiques, les bonbons jet\u00e9s dans le public (un peu plus dense semble-t-il), tout cela contribue \u00e0 se laisser un peu porter. La musique est nette, ma\u00eetris\u00e9e, souffrant sans doute elle aussi d\u2019une absence de m\u00e9lodies mais l&rsquo;ensemble passe sans trop d\u2019emcombres\u00a0;  pendant toute la session, on ne peut s\u2019emp\u00eacher de penser \u00e0 la voix de Muriel Moreno et aux compositions de Niagara, et de fait, la nostalgie revient tranquillement au grand galop\u2026 Le public est aux anges, un triomphe. Leur musique\u00a0? Un rock muscl\u00e9, m\u00e2tin\u00e9 d\u2019\u00e9lans techniques, de parodies, d\u2019improvisations, de dialogues entre guitares. Le b\u00e9otien, celui qui s\u2019attache \u00e0 \u00e9couter des chansons avant de regarder quelle est la marque de la p\u00e9dale ou celle de la basse en a  pour ses frais. Le souffl&eacute; se rel\u00e8ve l\u00e9g\u00e8rement et la soir\u00e9e s\u2019annonce r\u00e9ussie.<br \/> <br \/>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_progfest08_3.jpg\" width=\"150\" height=\"220\" align=\"right\" border=\"1\"> Nemo, en compagnie d\u2019un tout nouveau guitariste, vient ainsi r\u00e9colter les moissons de ce qui a \u00e9t\u00e9 sem\u00e9. Si Jean-Pierre Louveton est peut-\u00eatre un peu plus fatigu&eacute; que d\u2019habitude, tout est cependant et ais\u00e9ment corrig&eacute; par les compositions, notamment quelques exclusivit\u00e9s tout droit sorties de <i>Barbares,<\/i> le nouvel album \u00e0 venir prochainement, qui rendent la salle tout acquise et extatique. Les titres s\u2019alternent, entre prouesses guitaristiques, petites pointes d\u2019humour, clin d\u2019\u0153il et moments plus intenses en terme d\u2019\u00e9motions. <br \/> <br \/>  En dressant le bilan, ce festival de rock progressif ne pouvait pas d\u00e9cevoir. Le public savait ce qu\u2019il venait voir, et comme face \u00e0 un \u00e9cran d\u2019ordinateur ou une t\u00e9l\u00e9vision, il a zapp\u00e9, choisi et s\u00e9lectionn\u00e9 parmi une offre vari\u00e9e, mais un tantinet morose. D\u2019accord, le prog&rsquo; de grand papa est termin\u00e9, oui les temps ont chang\u00e9, c\u2019est vrai, l\u2019industrie du disque n\u2019est plus la m\u00eame et les petits groupes doivent travailler dur pour se forger une reconnaissance qui restera de toute mani\u00e8re tr\u00e8s confidentielle\u2026 Mais de gr\u00e2ce, n\u2019oublions pas notre histoire, n\u2019oublions pas de sourire un peu,  le talent ne se mesure pas en s\u2019\u00e9reintant sur une guitare ou en r\u00e9ussissant un accord \u00e0 la basse. Le but est d&#8217;embarquer le public vers un ailleurs dont seuls les artistes ont le secret et qui manqua, ce soir d\u2019automne 2008, quelque part dans le XI\u00e8me arrondissement\u2026<\/p>  \t<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>J\u00e9r\u00f4me Walczak<\/strong><\/p>  <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web Bobby Watson : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.myspace.com\/bobbywatsonprog\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.myspace.com\/bobbywatsonprog<\/strong><\/font><\/a><br \/>  <strong>site web Rosa Luxembourg : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.rosaluxemburg.com\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.rosaluxemburg.com<\/strong><\/font><\/a><br \/>  <strong>site web Nemo : <\/strong><a href=\"http:\/\/nemo.web.free.fr\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/nemo.web.free.fr\/<\/strong><\/font><\/a><\/p>        <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>       <\/td>   <\/tr> <\/table>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : NEMO &nbsp; Artistes : Bobby Watson, Rosa Luxemburg, Nemo Lieu : Paris, La&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":18154,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18153"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18153"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18153\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18154"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18153"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18153"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18153"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}