{"id":18139,"date":"2008-02-24T00:00:00","date_gmt":"2008-02-23T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/ea4e12c68113d92eef20f29857b1a60d_XL.jpg"},"modified":"2008-02-24T00:00:00","modified_gmt":"2008-02-23T22:00:00","slug":"18139","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/02\/24\/18139\/","title":{"rendered":"United Colors of Sodom &#8211; United Colors of Sodom"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>CONCERT : UNITED COLORS OF SODOM<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_ucos_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">              <b>Lieu :<\/b> Tours, Le Petit Faucheux<br \/> <b>Date :<\/b> 22 janvier 2008<br \/> <b>Photos :<\/b> Fabrice Journo<br \/>                         <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"> <b>Il y a d\u00e9j\u00e0 une d\u00e9cennie que le projet est n\u00e9 discr\u00e8tement pour dispara\u00eetre aussit\u00f4t de la m\u00eame mani\u00e8re. Renaissant finalement de ses cendres l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, United Colors of Sodom s&rsquo;enrichit encore de quelques membres au passage et se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre une troupe de dada\u00efstes ali\u00e9n\u00e9s totalement affranchis du jazz studieux, pr\u00e9f\u00e9rant explorer d&rsquo;autres horizons musicaux. Leur musique est s\u00fbrement absurde, ambitieuse, violente, touffue et ironique mais la seule chose dont on peut vraiment \u00eatre s\u00fbr c&rsquo;est de n&rsquo;avoir jamais entendu rien de tel auparavant.<\/b><\/p>\n<p>  <b><i>Set-list<\/i> :<\/b> Hermes Arcana part I \u2013 Hermes Arcana part II &#8211; <b>Rappel :<\/b> Mars<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_ucos_2.jpg\" width=\"190\" height=\"127\" align=\"right\" border=\"1\">Nous sommes \u00e0 Tours, ville qui souffre d&rsquo;un manque de festivit\u00e9s pour un progressien en mal de sensations fortes&#8230; Toute la ville ? Non ! Car une salle peupl\u00e9e d&rsquo;irr\u00e9ductibles jazzeux r\u00e9siste encore et toujours. Il s&rsquo;agit du Petit Faucheux, l&rsquo;une des rares salles tourangelles qui sait prendre de gros risques. Programmer un mastodonte tel que United Colors of Sodom en est un. Il est 20 heures 30, et il n&rsquo;y a pas que les places qui sont remplies ;  la petite sc\u00e8ne est d\u00e9j\u00e0 pleine \u00e0 craquer : un vibraphoniste, un clavi\u00e9riste, un clarinettiste, un fl\u00fbtiste, un trompettiste, deux saxophonistes, un violoniste, un guitariste, un (contre)bassiste, un DJ-hurleur, un accord\u00e9oniste et deux batteurs ! Parmi eux, deux figures marquantes : Jean-Phillipe Morel (\u00e0 la basse), t\u00eate pensante du groupe \u00e0 qui revient la prouesse de monter un tel projet et M\u00e9d\u00e9ric Collignon (cornet de poche, chant et autres vocalises saugrenues). Improvisateur musical exceptionnel (un concentr\u00e9 brut de Miles Davis, Bobby McFerrin et Mike Patton) souvent humoriste, tellement extraverti sur sc\u00e8ne qu&rsquo;on ne sait parfois plus qui est le vrai meneur de la troupe.<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_ucos_3.jpg\" width=\"190\" height=\"127\" align=\"left\" border=\"1\">Pas d&rsquo;allocutions cependant ce soir, le silence se fait dans la salle tandis que l&rsquo;autiste aux platines torture ses jouets bon march\u00e9 pour en faire sortir des bruits abscons. C&rsquo;est alors que contre toute attente l&rsquo;orchestre entame un hymne tr\u00e8s poignant et lyrique&#8230; puis un peu inqui\u00e9tant&#8230; et la machine s&#8217;emballe. On entre alors dans une violente symphonie qui \u00e9voquerait singuli\u00e8rement l&rsquo;anthologique \u00ab&nbsp;De Futura&nbsp;\u00bb (Magma), si le DJ qui s&rsquo;\u00e9tait fait oublier n&rsquo;\u00e9tait pas venu rajouter avec ses hurlements <i>death<\/i> une dose de violence suppl\u00e9mentaire <i>(NdlR : Magma comme Meshuggah sont deux influences majeures reconnues par le groupe, c&rsquo;est dire l&rsquo;\u00e9clectisme !)<\/i>. La lourdeur est d&rsquo;autant plus appuy\u00e9e par les cuivres \u00e9ructants et le jeu compl\u00e9mentaire des deux batteurs, l&rsquo;un assur\u00e9ment marqu\u00e9 par le metal, l&rsquo;autre r\u00e9solument jazz. On croyait d\u00e9j\u00e0 avoir atteint le paroxysme du vacarme mais cela  repart de plus belle. Les vocif\u00e9rations rench\u00e9rissent, on croirait entendre un dialogue extraterrestre entre Mike Patton et Klaus Blasquiz. L&rsquo;atmosph\u00e8re se d\u00e9tend, d\u00e9j\u00e0 des applaudissements retentissent dans la salle mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;une accalmie. Le temps de reprendre son souffle et l&rsquo;on retourne \u00e0 une cacophonie compl\u00e8te. C&rsquo;est alors que des loupiotes diss\u00e9min\u00e9es \u00e7a et l\u00e0 sur la sc\u00e8ne se mettent \u00e0 clignoter successivement, manoeuvrant chaque musicien qu&rsquo;elles \u00e9clairent, comme un chef d&rsquo;orchestre. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;on remarque que le groupe est \u00e0 voir en concert, bien qu&rsquo;un peu \u00ab&nbsp;<i>too much<\/i>&nbsp;\u00bb pour les \u00e2mes sensibles, mais United est par d\u00e9finition excessif. Cette longue cavalcade conclut finalement la premi\u00e8re partie. Une fois encore, on nous laisse tout juste le temps d&rsquo;expirer avant de plonger dans le second chapitre de la pi\u00e8ce principale intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;Hermes Arcana&nbsp;\u00bb. Glockenspiel et accord\u00e9on en avant, nous sommes immerg\u00e9s dans un climat poussif qui a un arri\u00e8re go\u00fbt de Rock In Opposition (on pense plus particuli\u00e8rement \u00e0 Hamster Theatre). On a beau savoir que cela va \u00e9clater, cela reste toujours aussi jouissif. On a le droit \u00e0 un brouhaha du m\u00eame acabit que pr\u00e9c\u00e9demment, et on nous hurle \u00e0 la face des propos peu compr\u00e9hensibles (mais s\u00fbrement pas tr\u00e8s sympathiques) sur les rythmes alambiqu\u00e9es que les batteurs nous mart\u00e8lent. \u00c9rection capillaire assur\u00e9e. Une sc\u00e8ne d&rsquo;\u00e9pouvante ! L&rsquo;adr\u00e9naline monte au fur et \u00e0 mesure que le rythme s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re et&#8230; un cri net et suraigu coupe court \u00e0 soixante-dix minutes de folie.<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_ucos_4.jpg\" width=\"190\" height=\"127\" align=\"right\" border=\"1\">L&rsquo;ovation m\u00e9rit\u00e9e aboutit \u00e9videmment \u00e0 un rappel imm\u00e9diat. En r\u00e9ponse \u00e0 un public \u00e9tourdi mais qui en demande encore, Jean-Philippe Morel pr\u00e9sente Mars, une composition de 1916 par Gustav Holst, tir\u00e9e de la saga des Plan\u00e8tes. Mais cela vous parlera peut-\u00eatre plus pr\u00e9sent\u00e9 sous le nom de \u00ab&nbsp;Devil&rsquo;s Triangle&nbsp;\u00bb par King Crimson. Ce dernier l&rsquo;avait d\u00e9j\u00e0 transcrite aux sonorit\u00e9s de son \u00e9poque mais United Colors of Sodom ose une revisite compl\u00e8te \u00e0 sa mani\u00e8re. Rapidement on peut confirmer que ce n&rsquo;est pas une de leurs compositions : la rythmique martiale et les cuivres qui se recadrent dans quelque chose de plus m\u00e9lodique ram\u00e8ne un peu d&rsquo;ordre pour conclure ce concert apocalyptique. On fait le point : un <i>show<\/i> compl\u00e8tement allum\u00e9 de <i>jazzmen<\/i> dada\u00efstes qui ne font pas de concessions et qui savent \u00e9viter les longueurs inutiles (exercice d&rsquo;autant plus difficile dans une pi\u00e8ce de soixante-dix minutes !), le plus impressionant \u00e9tant qu&rsquo;un tel ramdam reste aussi captivant pendant toute la dur\u00e9e du spectacle. Seul regret, le nombre cons\u00e9quent de musiciens sur sc\u00e8ne (ainsi que la musique tr\u00e8s \u00e9crite) interdit presque toute intervention personnelle. Frustrant, vu le niveau technique g\u00e9n\u00e9ral : le guitariste sur sa sept cordes ne fait que de la rythmique et M\u00e9d\u00e9ric Collignon est presque en retrait. Mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;un d\u00e9tail. Il ne reste plus qu&rsquo;\u00e0 esp\u00e9rer que l&rsquo;album actuellement en enregistrement soit gratifi\u00e9 d&rsquo;une production \u00e0 la hauteur de cette grande messe m\u00e9tallique.  <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Brendan Rogel<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.myspace.com\/unitedcolorsofsodom\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.myspace.com\/unitedcolorsofsodom<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : UNITED COLORS OF SODOM &nbsp; Lieu : Tours, Le Petit Faucheux Date :&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":18140,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18139"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18139"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18139\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18140"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18139"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18139"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18139"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}