{"id":18133,"date":"2008-04-30T00:00:00","date_gmt":"2008-04-29T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/4a349bb0893c4a920f0bc8062b30c0d4_XL.jpg"},"modified":"2008-04-30T00:00:00","modified_gmt":"2008-04-29T22:00:00","slug":"18133","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/04\/30\/18133\/","title":{"rendered":"Thinking Plague &#8211; Thinking Plague"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>CONCERT : THINKING PLAGUE<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_thinpla08_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">  <b>Lieu<\/b> : Paris, le Triton<br \/> <b>Date<\/b> : 29 mars 2008<br \/> <b>Photos<\/b> : Fabrice Journo                     <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">  <b>Cela fait vingt ans que Thinking Plague porte tr\u00e8s haut l\u2019h\u00e9ritage du mouvement Rock in Opposition. Pl\u00e9biscit\u00e9 par la critique, le groupe n\u2019est pourtant venu jouer qu\u2019une seule fois sur le vieux continent, en 2000 pendant le festival MIMI. La programmation des Am\u00e9ricains au Triton est donc un \u00e9v\u00e9nement rarissime que Progressia s\u2019est empress\u00e9 de couvrir.<\/b><\/p>\n<p>  <b><i>Setlist<\/i> :<\/b><br \/> PARTIE I : Behold the Man \u2013 Blown Apart \u2013 Rapture of the Deep \u2013 G\u00fadamy le M\u00e1yagot \u2013 Least Aether for Saxophone \u2013 Improvisation <br \/> PARTIE II : Lycanthrope \u2013 Love \u2013 Piano Solo \u2013 Consolamentum \u2013 Warheads <br \/> <b>Rappel :<\/b> Dead Silence <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_thinpla08_2.jpg\" width=\"220\" height=\"170\" align=\"right\" border=\"1\">Un Triton copieusement rempli et une ambiance tr\u00e8s d\u00e9contract\u00e9e promettent une excellente soir\u00e9e. Signe qui ne trompe pas concernant  l\u2019importance de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, assis derri\u00e8re vos serviteurs, le charismatique musicien de Present, Roger Trigaux, a fait le d\u00e9placement. Nous sommes d\u2019autant plus impatients. Sur sc\u00e8ne, nous retrouvons la plupart des membres historiques de Thinking Plague\u00a0: Mike Johnson \u00e0 la guitare, Dave Willey \u00e0 la basse, Mark Harris au saxophone et Dave Kerman \u00e0 la batterie. Viennent s\u2019ajouter Stevan Tickmayer aux claviers, ayant offici\u00e9 avec Science Group, et Elaine DiFalco qui remplace la chanteuse Deborah Perry, malheureusement absente. Connue pour ses participations avec l\u2019un des plus fameux papys du rock, Hugh Hopper, on est intrigu\u00e9 de savoir comme rel\u00e8vera-t-elle le d\u00e9fi qui lui est lanc\u00e9. Sans oublier bien s\u00fbr la <i>guest-star<\/i> de seconde partie de soir\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0B.D.\u00a0\u00bb \u2014 Bear Dog \u2014 qui viendra nous exposer ses talents de \u00ab&nbsp;b\u00eate de sc\u00e8ne&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>  <b>Partie\u00a0I<\/b><\/p>\n<p> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_thinpla08_6.jpg\" width=\"170\" height=\"220\" align=\"left\" border=\"1\">Nous sommes imm\u00e9diatement plong\u00e9s dans les sombres m\u00e9andres de l\u2019album <i>In Extremis<\/i>. L\u2019excellent \u00ab&nbsp;Behold the Man&nbsp;\u00bb fait l\u2019ouverture du <i>set<\/i> avec un Kerman tout sourire. Le titre sonne presque <i>groovy<\/i> et nous enivre rapidement avec l\u2019\u00e9nergie caract\u00e9ristique du son rock en <i>live<\/i>. Copieusement allong\u00e9 pour l\u2019occasion, vient l\u2019embl\u00e9matique \u00ab&nbsp;Blown Apart&nbsp;\u00bb o\u00f9 DiFalco d\u00e9montre qu\u2019elle est tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise avec l\u2019appropriation du chant pourtant particulier de Deborah Perry. Sonnent les premi\u00e8res notes de l\u2019album <i>A History Of Madness<\/i> avec pour commencer un \u00ab&nbsp;Rapture of the Deep&nbsp;\u00bb impressionnant et nimb\u00e9 d\u2019une atmosph\u00e8re mena\u00e7ante. Dave Kerman s\u2019y livre compl\u00e8tement et met en lumi\u00e8re l\u2019interpr\u00e9tation parfaite du groupe, ce qui n\u2019\u00e9tonnera personne ! Apr\u00e8s le duo guitare et saxophone de \u00ab&nbsp;G\u00fadamy le M\u00e1yagot&nbsp;\u00bb surgit le tout aussi s\u00e9v\u00e8re \u00ab&nbsp;Least Aether for Saxophone&nbsp;\u00bb, une des pi\u00e8ces de Thinking Plague les plus free-jazz. Jou\u00e9e <i>live<\/i> sur l\u2019album mais suivie d\u2019une composition tr\u00e8s contemporaine (\u00ab&nbsp;Le gouffre&nbsp;\u00bb), cette derni\u00e8re est ici remplac\u00e9e par une autre partition tout aussi exigeante. Mike Harris y est magnifique. Une ambiance de recueillement emplit imm\u00e9diatement la salle.<\/p>\n<p> L\u2019exploration de la face la plus avant-gardiste de Thinking Plague continue, mais cette fois-ci \u00e0 travers une improvisation \u00e0 l\u2019atmosph\u00e8re bon enfant o\u00f9 se m\u00ealent virtuosit\u00e9 et humour. Des sons sampl\u00e9s fusent \u2014 sonneries de t\u00e9l\u00e9phone, beuglements de bovid\u00e9s, \u2026 \u2014 pendant que Dave Kerman fait mine de d\u00e9monter sa batterie tout en crachant des p\u00e9pins sur ses f\u00fbts. C\u2019est le bastringue en folie\u00a0! M\u00eame si cette fin de premi\u00e8re partie en aura peut-\u00eatre agac\u00e9 quelques-uns, elle s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e avec une telle bonhomie que le groupe emporte une tr\u00e8s large adh\u00e9sion du public.<\/p>\n<p>  <b>Partie\u00a0II<\/b><\/p>\n<p>  Ce second <i>set<\/i> aura \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par la prestation surprise et franchement inoubliable de \u00ab&nbsp;Bear Dog&nbsp;\u00bb, alias Bob Drake, pendant le fameux \u00ab&nbsp;Lycanthrope&nbsp;\u00bb. Son incroyable et tr\u00e8s r\u00e9aliste costume d\u2019ours polaire ravit l\u2019auditoire. Premier batteur de l\u2019histoire du groupe, le grand Bob Drake avait naturellement sa place sur sc\u00e8ne. Sacr\u00e9e soir\u00e9e o\u00f9 finalement rien n\u2019aura manqu\u00e9. Qui conna\u00eet \u00ab&nbsp;Lycanthrope&nbsp;\u00bb sait \u00e0 quel point ce titre est profond\u00e9ment \u00e9mouvant. La virtuosit\u00e9 de Mike Johnson et la singularit\u00e9 de son style, d\u2019une beaut\u00e9 renversante, y sont mises en valeur comme jamais. Malgr\u00e9 son accoutrement, Bear Dog reste bluffant de pr\u00e9cision. Une salve d\u2019applaudissements m\u00e9rit\u00e9s salue la conclusion du titre.<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_thinpla08_5.jpg\" width=\"170\" height=\"220\" align=\"right\" border=\"1\">Dave Kerman reprend alors sa place derri\u00e8re les f\u00fbts pour ex\u00e9cuter avec tous ses camarades le titre \u00ab&nbsp;Love&nbsp;\u00bb, extrait comme son pr\u00e9d\u00e9cesseur, d\u2019<i>In this Life<\/i>. Fini de rigoler m\u00eame si nounours continue de faire le zouave sur les planches. Les m\u00e9lop\u00e9es insolites du titre sont particuli\u00e8rement bien rendues par le chant de DiFalco pour un r\u00e9sultat intense. Apr\u00e8s un solo au clavier de Stevan Tickmayer qui d\u00e9montre le go\u00fbt du bonhomme pour les partitions virtuoses, \u00ab&nbsp;Consolamentum&nbsp;\u00bb poursuit la prestation impressionnante du groupe vers des contr\u00e9es toujours plus sombres et \u00e9nigmatiques. Seul titre de l\u2019album <i>Moonsongs<\/i>, \u00ab&nbsp;Warheads&nbsp;\u00bb est d\u00e9barrass\u00e9 de ses accoutrements \u00ab&nbsp;electro-eighties&nbsp;\u00bb et d\u00e9livre une puissance remarquable o\u00f9 la basse de Dave Willey fait des merveilles. Preuve est faite de la valeur du vieux r\u00e9pertoire. \u00ab&nbsp;Warheads&nbsp;\u00bb ach\u00e8ve le <i>show<\/i> dans une d\u00e9bauche d\u2019\u00e9nergie qui \u00e9tourdira une fois de plus l\u2019auditoire.<\/p>\n<p>  Impossible pour Thinking Plague de se d\u00e9rober au rappel. La salle, debout, est bien d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 ne pas laisser le groupe partir. C\u2019est ainsi que le fabuleux \u00ab&nbsp;Dead Silence&nbsp;\u00bb nous est servi en guise de digestif. Accueillie comme elle se doit, cette musique nous emporte une fois de plus par sa splendeur et son interpr\u00e9tation directe et \u00e9nergique. Cette fois-ci, les lumi\u00e8res s\u2019allument pour de bon.<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_thinpla08_7.jpg\" width=\"170\" height=\"220\" align=\"left\" border=\"1\">D\u00e9coup\u00e9 en deux parties, le <i>show<\/i> aura explor\u00e9 pour notre plus grand plaisir tous les albums du groupe \u00e0 l\u2019exception de leur premier. Et ce sont bien <i>In Extremis<\/i> et <i>A History of Madness<\/i> qui se sont taill\u00e9s la part du lion. Si la premi\u00e8re partie fut peut-\u00eatre un peu trop herm\u00e9tique pour le profane, la seconde aura convaincu tout le monde. Tout en utilisant un langage difficile et particuli\u00e8rement m\u00e9lancolique, presque d\u00e9pressif, les Am\u00e9ricains r\u00e9ussissent \u00e0 donner \u00e0 leur musique une beaut\u00e9 \u00e9vidente, hors-norme, o\u00f9 la fascination l\u2019emporte largement sur la complexit\u00e9. Avec Thinking Plague on go\u00fbte \u00e0 un plaisir sombre comme on parle d\u2019humour noir. C&rsquo;est tout le m\u00e9rite de ces musiciens chevronn\u00e9s de nous livrer ce tr\u00e9sor, sans jamais se prendre au s\u00e9rieux. Un tr\u00e8s grand moment.   <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Christophe Manh\u00e8s<br \/> avec l\u2019aide pr\u00e9cieuse de Brendan Rogel<br \/><\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.generalrubric.com\/thinkingplague\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.generalrubric.com\/thinkingplague\/<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : THINKING PLAGUE &nbsp; Lieu : Paris, le Triton Date : 29 mars 2008&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":18134,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18133"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18133"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18133\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18134"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18133"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18133"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18133"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}