{"id":18127,"date":"2007-06-25T00:00:00","date_gmt":"2007-06-24T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/c73ad412169a1729e5f54f71421ef909_XL.jpg"},"modified":"2007-06-25T00:00:00","modified_gmt":"2007-06-24T22:00:00","slug":"18127","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/06\/25\/18127\/","title":{"rendered":"SGM &#8211; SGM"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>CONCERT : SLEEPYTIME GORILLA MUSEUM<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_sgm_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">  <b>Lieu :<\/b> La Sc\u00e8ne Bastille (Paris)<br \/> <b>Date :<\/b> 18 avril 2007<br \/> <b>Photos :<\/b> Aleks L\u00e9zy et Christophe Manh\u00e8s                     <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\"> <b>En l\u2019espace de deux albums, Sleepytime Gorilla Museum s\u2019est facilement impos\u00e9 au panth\u00e9on du m\u00e9tal insolite. Leur musique poss\u00e8de une sorte de \u00ab&nbsp;grand style&nbsp;\u00bb particuli\u00e8rement novateur, compos\u00e9 de violences telluriques comme de grandes finesses, le tout emball\u00e9 dans une virtuosit\u00e9 jamais d\u00e9monstrative. Nous nous sommes donc pr\u00e9cipit\u00e9s \u00e0 la Sc\u00e8ne Bastille pour l\u2019une de leurs toutes premi\u00e8res dates fran\u00e7aises, occasion de v\u00e9rifier si sur sc\u00e8ne, le groupe affiche les m\u00eames ambitions que dans ses brillantes cr\u00e9ations studio. <\/b><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><b>Set-list SGM :<\/b> The Companions \u2013 Helpless Corpses Enactment \u2013 Phthisis \u2013 The Widening Eye \u2013 Powerless \u2013 1997 \u2013 Sleep Is Wrong \u2013 <b>Rappel :<\/b> The Donkey<\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">\u00c7a commence par une mauvaise nouvelle : la soir\u00e9e sera partag\u00e9e en trois parties relativement courtes et \u00e9gales, ne laissant esp\u00e9rer \u00e0 Sleepytime Gorilla Museum \u2014 au mieux \u2014 qu\u2019une heure de show. C\u2019est une vraie d\u00e9ception, mais les contraintes horaires de la Sc\u00e8ne Bastille sont draconiennes. Du coup, on se prend \u00e0 redouter tout d\u00e9rapage des prestations de City Weezle et Sebkha-Chott qui pourrait amoindrir le temps de passage des Am\u00e9ricains.<\/p>\n<p>  <b>City Weezle<\/b><\/p>\n<p> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_sgm_2.jpg\" width=\"190\" height=\"143\" align=\"right\" border=\"1\">Heureusement, \u00e0 l\u2019heure dite &#8211; vingt heures &#8211; le concert des Parisiens de City Weezle ouvre le programme devant une salle encore inanim\u00e9e. Il faudra peu de temps pour deviner les principales influences, am\u00e9ricaines, du groupe : Primus pour leur go\u00fbt de la rythmique syncop\u00e9e et Mike Patton pour les vocalises \u2014 c\u2019est d\u2019ailleurs une nouvelle occasion de mesurer l\u2019incroyable impact du style de ce fou chantant en nos contr\u00e9es. Mais si Primus peut parfois se r\u00e9v\u00e9ler aga\u00e7ant par son approche aride et d\u00e9concertante du rythme, City Weezle est, quant \u00e0 lui, plus chaleureux et donc susceptible de toucher un public moins averti. Jusqu\u2019\u00e0 la fin de son show, quarante minutes plus tard, on peut dire que le groupe a men\u00e9 une bonne prestation, technique et bien en place, mais dont il ressort quand m\u00eame un certain manque, celui d\u2019une personnalit\u00e9 capable de capter un peu plus notre attention. Dommage, surtout quand on sait qu\u2019ils s\u2019inspirent d\u2019a\u00een\u00e9s qui ont su, de ce point de vue, largement donner l\u2019exemple. <\/p>\n<p>  <b>Sebkha-Chott<\/b><\/p>\n<p> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_sgm_3.jpg\" width=\"143\" height=\"190\" align=\"left\" border=\"1\">De la personnalit\u00e9, en revanche, Sebkha-Chott n\u2019en manquera pas. \u00c0 tel point que le groupe n\u2019aura aucun mal \u00e0 se mettre rapidement le public dans la poche, avec une prestation ludique et compl\u00e8tement d\u00e9jant\u00e9e &#8211; mais alors compl\u00e8tement ! , sorte de \u00ab&nbsp;p\u00e9plum n\u00e9o-futuristique burlesque&nbsp;\u00bb, qu\u2019ils disent. Et la musique dans tout \u00e7a ?\u2026 Un cocktail plut\u00f4t foutraque combinant m\u00e9tal d\u00e9brid\u00e9, salsa, disco, reggae et bien d\u2019autres choses difficiles \u00e0 d\u00e9crire mais qui collent finalement bien \u00e0 l\u2019esprit de leur prestation : extravagante ! En contrepartie, on a des doutes sur la pr\u00e9cision musicale de l\u2019ensemble sur sc\u00e8ne, l\u2019esprit d\u00e9lirant du groupe prenant largement le pas sur la performance instrumentale. Qu\u2019importe, le groupe a gagn\u00e9 son pari de nous amuser et la bonne humeur a gagn\u00e9 la salle, impatiente de retrouver enfin Nils Frykdahl et sa bande. <\/p>\n<p>  <b>Sleepytime Gorilla Museum<\/b><\/p>\n<p> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_sgm_4.jpg\" width=\"143\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\">H\u00e9las, \u00e0 21h30, Sleepytime Gorilla Museum commence \u00e0 peine \u00e0 installer son mat\u00e9riel sur sc\u00e8ne. Son show ne d\u00e9butant que dix minutes plus tard, c\u2019est un peu d\u00e9pit\u00e9 que l\u2019on s\u2019aper\u00e7oit qu\u2019il ne reste pas plus de cinquante minutes de prestation\u2026 <br \/> Sur sc\u00e8ne, un concert de Sleepytime Gorilla Museum, \u00e7a donne quoi ? Les gars de San Francisco sont entour\u00e9s d\u2019un grand nombre d\u2019instruments, la plupart customis\u00e9s, avec une mention sp\u00e9ciale \u00e0 Dan Rathbun pour sa basse en forme de poutre, dimensionn\u00e9e \u00e0 la taille de ce g\u00e9ant aux airs de Rutger Hauer, tout droit sorti de <i>Blade Runner<\/i>. Ne sont en reste ni Carla Kihlstedt, qui joue d\u2019un myst\u00e9rieux violon slide, ni Michael Mellender, entour\u00e9 d\u2019une quantit\u00e9 invraisemblable de percussions plus fantaisistes les unes que les autres. Du coup, Nils Frykdahl passe un peu pour le monomaniaque de la bande, avec sa seule guitare. Mais en ma\u00eetre de c\u00e9r\u00e9monie charismatique \u00e0 la voix gutturale et rageuse, il est tr\u00e8s concentr\u00e9 sur son r\u00f4le de <i>frontman<\/i>. Quand aux costumes et aux maquillages, ils sont fid\u00e8les \u00e0 l\u2019esprit de leur musique, atypiques, et oscillent entre un postmodernisme dans le go\u00fbt des visions apocalyptiques des films de John Carpenter et un n\u00e9otribalisme vaguement am\u00e9rindien. De toute \u00e9vidence, le groupe ne semble pas se prendre compl\u00e8tement au s\u00e9rieux, en affichant sa bonne humeur sur les planches et, surtout, une vraie envie de jeter toute son \u00e9nergie \u00e0 la face du public. <br \/> Quand le set d\u00e9bute, on est d&#8217;embl\u00e9e saisi par le son, ou plut\u00f4t par l\u2019incroyable fracas &#8211; pr\u00e8s de 105 dB ! Une tuerie. Pour autant, et c\u2019est \u00e9tonnant, celui-ci reste bon, m\u00eame si les superbes passages contrast\u00e9s des versions studios sont ici nettement \u00e9cr\u00eat\u00e9s au profit d\u2019une musique beaucoup plus brute, gagn\u00e9e par l\u2019urgence et la rage. <br \/> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_sgm_5.jpg\" width=\"190\" height=\"133\" align=\"left\" border=\"1\">Les deux premiers titres sont encha\u00een\u00e9s. Issus de leur prochain album (\u00ab&nbsp;The Companions&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Helpless Corpses Enactment&nbsp;\u00bb), ils d\u00e9concertent un peu. Difficile \u00e0 ce stade de dire clairement de quelle \u00e9volution <i>In Glorious Times<\/i> sera peut-\u00eatre repr\u00e9sentatif, mais, sur sc\u00e8ne, on est un peu d\u00e9rout\u00e9 par le manque d\u2019impact imm\u00e9diat de ces deux morceaux. N\u00e9anmoins, on reste en terrain connu. Le reste de la <i>set-list<\/i>, issu des deux premiers albums, ne fera que renforcer cette \u00e9trange impression, car d\u00e8s les premi\u00e8res notes de \u00ab&nbsp;Phthisis&nbsp;\u00bb le public exulte enfin, la musique claque et la rage de Nils redouble. C\u2019est une v\u00e9ritable furia que m\u00eame le violon de Carla aura du mal \u00e0 temp\u00e9rer. Le groupe est compl\u00e8tement \u00e0 l\u2019unisson quand, le temps d\u2019intercaler \u00e0 nouveau un autre titre du nouvel album (\u00ab&nbsp;The Widening Eye&nbsp;\u00bb) et pour Matthias Bossi de changer l\u2019un de ses f\u00fbts, d\u00e9croch\u00e9 sous ses coups de butoirs, d\u00e9boulent enfin les \u00e9normes et embl\u00e9matiques \u00ab&nbsp;Powerless&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;1997&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Sleep Is Wrong&nbsp;\u00bb, amph\u00e9tamin\u00e9s et jouissifs. Ces titres sont jou\u00e9s de mani\u00e8re vraiment impressionnante, preuve des qualit\u00e9s sc\u00e9niques et des comp\u00e9tences musicales du groupe. Michael et Matthias font le spectacle en percutant tout ce qu\u2019ils peuvent, r\u00e9v\u00e9lant ainsi la formidable richesse rythmique du groupe. La belle Carla fait hurler ses cordes sans complexes. Nils \u00e9ructe tout en bombardant ses riffs comme un vrai seigneur. Quant \u00e0 Dan, ce n\u2019est plus un bassiste, c\u2019est un artilleur\u2026 <\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_sgm_6.jpg\" width=\"190\" height=\"133\" align=\"right\" border=\"1\">D\u00e9j\u00e0 22h25, et la fin du concert approche; mais le public, mis en app\u00e9tit, en redemande. Visiblement, pas certain d\u2019avoir le temps ni l\u2019autorisation de jouer un rappel, le groupe fait mine de sortir. Heureusement, ils reviennnent et ach\u00e8vent leur prestation par un rappel magistral, avec un \u00ab&nbsp;The Donkey&nbsp;\u00bb bien dans la veine des morceaux pr\u00e9c\u00e9dents : vigoureux et servi avec une grande maestria. <\/p>\n<p>  En plus d\u2019\u00eatre des musiciens sympathiques et de savoir impliquer le public, Sleepytime Gorilla Museum sait \u00eatre, sur sc\u00e8ne, aussi puissant qu\u2019intelligent, aussi pr\u00e9cis que d\u00e9bordant, comme les meilleurs groupes. Ce concert fut donc un excellent moment et a donn\u00e9 au public parisien une belle id\u00e9e du talent du groupe, en d\u00e9pit d\u2019une prestation vraiment beaucoup trop courte.           <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Christophe Manh\u00e8s <\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web : <\/strong><a href=\"http:\/\/www.sleepytimegorillamuseum.com\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.sleepytimegorillamuseum.com\/<\/strong><\/font><\/a><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : SLEEPYTIME GORILLA MUSEUM &nbsp; Lieu : La Sc\u00e8ne Bastille (Paris) Date : 18&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":18128,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18127"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18127"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18127\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18128"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18127"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18127"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18127"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}