{"id":18125,"date":"2007-12-01T00:00:00","date_gmt":"2007-11-30T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/60dff88133aab61f67363b912696e93b_XL.jpg"},"modified":"2007-12-01T00:00:00","modified_gmt":"2007-11-30T22:00:00","slug":"18125","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/12\/01\/18125\/","title":{"rendered":"Yaron Herman Trio &#8211; Yaron Herman Trio"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td class=\"tablecentre\">\n<h1>CONCERT : YARON HERMAN<\/h1>\n<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_yaron07_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>\n<td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\">              <b> Artiste : <\/b>Yaron Herman Trio<br \/> <b> Lieu : <\/b>Salle Charles Trenet, Chauvigny<br \/> <b> Date : <\/b>26 octobre 2007<br \/> <b> Photos : <\/b>H\u00e9l\u00e8ne Collon                 <\/span>            <\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p align=\"justify\" class=\"dateconcert\">  <b>Rarement nouveau venu dans le monde ferm\u00e9 du jazz aura \u00e9t\u00e9 autant acclam\u00e9 que Yaron Herman, jeune pianiste surdou\u00e9 aux faux airs de Christophe Willem, qui fait l\u2019unanimit\u00e9 avec son dernier disque  <i>A time For Everything<\/i> enregistr\u00e9 en trio. Maintenant pris dans une tourn\u00e9e qui l\u2019emm\u00e8nera aux quatre coins du monde, il \u00e9tait plus que temps de v\u00e9rifier en direct toutes les promesses entendues sur album.<\/b><\/p>\n<p>  Les louanges re\u00e7ues par Yaron Herman n\u2019ont cependant pas vraiment atteint les oreilles du public de la Vienne. La salle de spectacle Charles Trenet de Chauvigny, certes un peu \u00e9loign\u00e9e de Poitiers, peine \u00e0 se remplir. Quelques connaisseurs, quelques subventionn\u00e9s du conseil g\u00e9n\u00e9ral et peu de curieux : la musique <i>live<\/i>, malgr\u00e9 les d\u00e9clarations d\u2019ouverture et de m\u00e9tissage venant de toutes parts reste un march\u00e9 tr\u00e8s segmentant. Ce sera donc un public r\u00e9duit et averti qui profitera de la prestation du trio. Il sera d\u2019autant plus combl\u00e9 que l\u2019acoustique de la salle se r\u00e9v\u00e8le excellente et que les instruments trouvent leur place comme par enchantement au creux des oreilles de chacun : m\u00eame quand Yaron Herman joue d\u2019un xylophone pour enfants d\u00e9pos\u00e9 au-dessus du clavier de son piano, on profite de chaque note de celui-ci.<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_yaron07_2.jpg\" width=\"126\" height=\"190\" align=\"right\" border=\"1\">En arrivant nonchalamment sur sc\u00e8ne, Yaron Herman, Matt Brewer et Tommy Crane jurent un peu dans le d\u00e9cor, ils paraissent aussi d\u00e9contract\u00e9s, que ce soit dans l\u2019attitude ou le choix vestimentaire (voire dans la coiffure en ce qui concerne Tommy Crane qui donne l\u2019impression d\u2019\u00eatre tomb\u00e9 de son lit) que leur public du soir est s\u00e9rieux et appr\u00eat\u00e9. Sans se perdre en pr\u00e9sentations, les trois musiciens d\u00e9butent, lanc\u00e9s par un courageux solo inaugural de Matt Brewer, sur l\u2019agr\u00e9able th\u00e8me de \u00ab&nbsp;Paluski&nbsp;\u00bb, composition originale d\u2019Herman. Les deux longs premiers morceaux exposent toutes les qualit\u00e9s de ce trio qui joue v\u00e9ritablement <i>ensemble<\/i>. Jamais un des trois musiciens ne tente de s\u2019\u00e9lever seul ou d\u2019en faire trop au d\u00e9triment des autres, tout reste incroyablement coh\u00e9rent, dans les moments calmes comme dans les mont\u00e9es in\u00e9luctables qui n\u2019en finissent plus de gagner en intensit\u00e9. Accessible sans perdre de sa sp\u00e9cificit\u00e9, ce jazz tr\u00e8s m\u00e9lodique fait mouche, emport\u00e9 par cette intensit\u00e9 et tortur\u00e9 par toutes les notes qui se bousculent pour passer dans ses phalanges, Yaron Herman oublie souvent son tabouret, se dresse, se courbe, attaque ou bien subit son instrument faisant de ce concert un spectacle autant visuel qu\u2019auditif.<\/p>\n<p>  <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_yaron07_3.jpg\" width=\"126\" height=\"190\" align=\"left\" border=\"1\">Ce n\u2019est qu\u2019apr\u00e8s plus d\u2019une demi-heure de musique que Yaron Herman prend enfin la parole dans un si charmant fran\u00e7ais \u00e0 peine h\u00e9sitant. Le prochain morceau sera d\u00e9di\u00e9 \u00e0 quelqu\u2019un qui compte beaucoup pour chacun de nous, partout dans le monde, l\u2019heure est grave, on imagine d\u00e9j\u00e0 l\u2019hymne d\u00e9goulinant \u00e0 toutes les mamans du monde\u2026 Mais non, car c\u2019est bien de Britney Spears qu\u2019il s\u2019agit ! \u00ab&nbsp;Toxic&nbsp;\u00bb, magistrale relecture de l\u2019univers de l\u2019ex-chauve la plus m\u00e9diatique du moment inaugure une s\u00e9rie de morceaux plus directs encore tel \u00ab&nbsp;Message in a Bottle&nbsp;\u00bb pour clore de fa\u00e7on encore plus enjou\u00e9e ce concert. Enfin clore, c\u2019est surtout l\u2019\u00e9clairagiste qui devait  le songer puisqu\u2019\u00e0 peine le premier rappel termin\u00e9, les lumi\u00e8res aveuglantes envahissent la salle alors m\u00eame que le public applaudit encore. D\u00e9ception dans l\u2019assistance jusqu\u2019au moment ou Yaron Herman et son look d\u2019\u00e9tudiant revient pour annoncer qu\u2019ils avaient encore l\u2019intention de jouer un peu, pour le plus grand bonheur de tous. Ce sera donc la stup\u00e9fiante adaptation de \u00ab&nbsp;Army of Me&nbsp;\u00bb de Bj\u00f6rk qui conclura la prestation du trio en apoth\u00e9ose, Herman fouillant dans son piano pour sortir les quelques notes \u00e9tranges d\u2019introduction, et ses acolytes plus que jamais au diapason pleins d\u2019entrain et de <i>groove<\/i> irr\u00e9sistible. Nullement atteints par le public clairsem\u00e9 de ce concert, c\u2019est avec un grand sourire que les trois musiciens viendront d\u00e9dicacer leur dernier album (qui se vendit comme des petits pains) et \u00e9changer quelques mots avec leurs admirateurs, dont votre serviteur qui se verra presque rougir lorsque Yaron Herman lui confiera que la chronique de \u00ab&nbsp;A Time for Everything&nbsp;\u00bb parue dans les lignes de Progressia \u00e9tait celle de quelqu\u2019un qui avait tout compris \u00e0 sa musique. Une bien belle soir\u00e9e d\u00e9finitivement !<\/p>\n<p>  A l\u2019heure o\u00f9 on commence \u00e0 le comparer aux plus grands pianistes de jazz, il est vraiment rafra\u00eechissant de voir \u00e0 quel point Yaron Herman garde toute sa simplicit\u00e9 et sa spontan\u00e9it\u00e9. Accessible et dr\u00f4le, alors que Keith Jarrett fait un caca nerveux \u00e0 chaque flash lors d\u2019un concert ou \u00e0 la moindre odeur de graillon qui viendrait lui titiller les narines, ce jeune homme de 26 ans nous redonne espoir dans le jazz,  musique ouverte \u00e0 tous et loin d\u2019\u00eatre l\u2019apanage d\u2019une \u00e9lite autoproclam\u00e9e.     <\/p>\n<p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><strong>Mathieu Carr\u00e9<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong><a href=\"http:\/\/http:\/\/www.chromatique.net\/index.php?option=com_k2&#038;view=itemlist&#038;layout=category&#038;task=category&#038;id=2&#038;Itemid=4\"><font color=\"#CA0B4E\"><font color=\"#157175\">retour          au sommaire<\/font><\/font><\/a><\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CONCERT : YARON HERMAN &nbsp; Artiste : Yaron Herman Trio Lieu : Salle Charles Trenet,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":25,"featured_media":18126,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18125"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/25"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18125"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18125\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18126"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18125"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18125"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18125"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}