{"id":18100,"date":"2003-07-16T00:00:00","date_gmt":"2003-07-15T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/ca76130b68928defe0e4db56f0caf3eb_XL.jpg"},"modified":"2003-07-16T00:00:00","modified_gmt":"2003-07-15T22:00:00","slug":"18100","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/07\/16\/18100\/","title":{"rendered":"Yes &#8211; Yes"},"content":{"rendered":"<table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">   <tr>      <td class=\"tablecentre\">        <h1> LIVE REPORT : YES<\/h1>       <table width=\"100%\" border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">         <tr>            <td width=\"50%\" valign=\"top\"><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_yes_main.jpg\" width=\"220\" height=\"150\" border=\"1\"><\/td>           <td width=\"3%\" valign=\"top\">&nbsp;<\/td>           <td width=\"47%\" valign=\"top\" class=\"maintext\"> \n<p><span class=\"dateconcert\">                <b>Artiste<\/b> : Yes<br \/>               <b>Lieu<\/b> :Paris, Palais des Congr\u00e8s<br \/>               <b>Date<\/b> : 28 juin 2003<br \/>               <b>Photos<\/b> :<br \/>               www.yes-world.com<\/span> <\/td>         <\/tr>        <\/table>       <p class=\"dateconcert\"> <strong>On ne compte plus les ann\u00e9es depuis le dernier          concert de cette formation de Yes. Apr\u00e8s d\u2019incessants changements de personnel,          m\u00eame le fan le plus aguerri s\u2019y perd. Mais si un concert des Anglais est          toujours un \u00e9v\u00e8nement, un concert du \u00ab grand \u00bb Yes ne se rate sous aucun          pr\u00e9texte. Cette tourn\u00e9e permet de mesurer le degr\u00e9 de coh\u00e9sion du groupe          en m\u00eame temps que la qualit\u00e9 de ses interpr\u00e9tations. O\u00f9 en est donc Yes          apr\u00e8s plus de trente ans au service de la musique ?<\/strong><\/p>       <p class=\"dateconcert\"> <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_yes_1.jpg\" width=\"140\" height=\"129\" border=\"1\" align=\"left\">Rien          d\u2019exceptionnel, pourrait-on penser, au fait que Yes se produise \u00e0 Paris,          au Palais des Congr\u00e8s ce 28 juin 2003, le groupe ayant d\u00e9j\u00e0 visit\u00e9 l\u2019Olympia          il y a deux ans \u00e0 peine, pour soutenir sur sc\u00e8ne leur dernier album, <i>Magnification<\/i>.          N\u00e9anmoins, au milieu des changements de line-up r\u00e9currents &#8211; et fatiguants          &#8211; de ces trente derni\u00e8res ann\u00e9es, nous e\u00fbmes cette fois droit \u00e0 la \u00e9ni\u00e8me          reformation de la grande \u00e9poque, compos\u00e9e de Jon Anderson au chant, Steve          Howe \u00e0 la guitare, Chris Squire \u00e0 la basse, Alan White \u00e0 la batterie et          Rick Wakeman \u2013 dont c\u2019\u00e9tait le sempiternel grand retour, largement vendu          en quatre m\u00e8tres par trois sur les murs \u2013 aux claviers.<br \/>         <br \/>         Ce line-up l\u00e9gendaire a marqu\u00e9 de mani\u00e8re ind\u00e9l\u00e9bile l\u2019histoire du rock          progressif \u2013 et du rock tout court \u2013 d\u2019albums aussi cultes qu\u2019incontournables,          tels <i>Fragile<\/i> et surtout <i>Close To The Edge<\/i> pour n\u2019en citer          que deux. Un bref coup d\u2019\u0153il sur le site officiel de Yes permit n\u00e9anmoins          de confirmer ce que l\u2019on pouvait \u00e0 juste titre anticiper : le groupe fait          l\u2019impasse totale sur une grande partie de sa discographie, de <i>Drama<\/i>          \u00e0 <i>The Ladder<\/i>. C\u2019est un choix discutable : m\u00eame si messieurs Howe          et Wakeman \u00e9taient absents \u2013 <i><img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_yes_2.jpg\" width=\"120\" height=\"166\" border=\"1\" align=\"right\"><\/i>sauf          sur <i>Union<\/i> &#8211; de la plupart des albums de la p\u00e9riode 1980 \u00e0 2001,          cette partie de la discographie du groupe rec\u00e8le pourtant quelques p\u00e9pites,          comme <i>90125<\/i> ou Talk.<br \/>         Il est beaucoup plus ennuyeux encore que le groupe d\u00e9cide de passer outre          <i>Relayer<\/i> : m\u00eame si cette position est compr\u00e9hensible politiquement          avec un Wakeman absent de l\u2019enregistrement et remplac\u00e9 par Patrick Moraz.          Cela le devient beaucoup moins artistiquement parlant&#8230; Seule concession          du Sieur Wakeman : la pr\u00e9sence de deux titres de <i>Magnification<\/i>,          album auquel il n\u2019avait pas non plus particip\u00e9.<br \/>         <br \/>         La premi\u00e8re impression en entrant dans un Palais des Congr\u00e8s presque plein          est la sobri\u00e9t\u00e9 de la sc\u00e8ne. Une sorte de mobile repr\u00e9sentant le c\u00e9l\u00e8bre          logo du groupe est accroch\u00e9 au plafond et dessine une ombre sur un rideau          blanc en fond de sc\u00e8ne. Pas de premi\u00e8re partie : le groupe s\u2019installe          progressivement avec, de gauche \u00e0 droite, Howe, Anderson, Squire et Wakeman,          White si\u00e9geant naturellement derri\u00e8re, \u00e0 peine sur\u00e9lev\u00e9.<br \/>         Comme c\u2019est d\u00e9sormais la coutume sur cette tourn\u00e9e, c\u2019est un extrait de          <i>L\u2019oiseau de Feu<\/i> de Stravinsky qui ouvre le bal. Pratique un brin          pompeuse, convenons-en, mais qui permet de d\u00e9couvrir, si certains l\u2019ignoraient          encore, \u00e0 quel point ce compositeur fut une influence majeure pour tous          les membres de Yes et pour Wakeman en particulier. Les premi\u00e8res notes          de \u00ab Siberian Khatru \u00bb retentissent alors sous les applaudissements d\u2019un          public tout acquis \u00e0 la cause du groupe. Point de virtuosit\u00e9 ni d\u2019originalit\u00e9          dans l\u2019interpr\u00e9tation : on est juste un peu d\u00e9contenanc\u00e9 par une balance          qui met la guitare de Howe exag\u00e9r\u00e9ment en valeur, mais agr\u00e9ablement surpris          par la qualit\u00e9 du son, notamment due \u00e0 l\u2019acoustique exceptionnelle du          lieu.<br \/>         <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_yes_3.jpg\" width=\"110\" height=\"165\" border=\"1\" align=\"left\">          Anderson nous fait ensuite part de son plaisir d\u2019\u00eatre \u00e0 nouveau ici, \u00e0          Paris, et remercie l\u2019audience de son silence recueilli pendant l\u2019interpr\u00e9tation.          Une br\u00e8ve introduction avant un \u00ab Magnification \u00bb dont le traitement live          est d\u2019ailleurs beaucoup plus r\u00e9ussi qu\u2019en studio, malgr\u00e9 l\u2019absence d\u2019orchestre.          \u00ab Don\u2019t Kill The Whale \u00bb permet \u00e0 Anderson de faire un peu de pros\u00e9lytisme          \u00e9cologique et le titre r\u00e9veille un public un peu dans l\u2019expectative, malgr\u00e9          un solo tr\u00e8s attendu de Wakeman qui ne tiendra d\u2019ailleurs pas toutes ses          promesses. A ce stade du concert, soit le souffl\u00e9 se tient, soit il retombe.          C\u2019est h\u00e9las ce moment que choisit Anderson pour faire un long discours          o\u00f9 il \u00e9voque, p\u00e8le m\u00eale : les oiseaux, les arbres, le soleil, la terre,          sa fille Deborah dont c\u2019est l\u2019anniversaire, la force et la beaut\u00e9 de l\u2019amour,          etc. pour introduire le deuxi\u00e8me et dernier extrait de <i>Magnification<\/i>          : \u00ab In The Presence Of \u00bb. Le concert prend alors un virage inattendu :          vont s\u2019encha\u00eener une s\u00e9rie de titres particuli\u00e8rement inadapt\u00e9s \u00e0 une          prestation en public et parfois m\u00eame soporifiques (\u00ab We Have Heaven \u00bb,          \u00ab And You And I \u00bb), malgr\u00e9 quelques interventions de Wakeman confinant          parfois au g\u00e9nie, alternant surtout de longs soli de chacun des membres          dont on s\u2019interroge toujours sur la r\u00e9elle n\u00e9cessit\u00e9. La discographie          de Yes n\u2019est-elle pas suffisamment riche et vari\u00e9e pour avoir \u00e0 \u00ab meubler          \u00bb quelques pr\u00e9cieuses minutes sur un concert de deux heures avec un choix          de titres aussi discutables ? Le solo de Steve Howe sera d\u2019ailleurs aussi          brillant qu\u2019interminable et ne servira qu\u2019\u00e0 introduire&#8230; un entracte          d\u2019un quart d\u2019heure !<br \/>         <br \/>         <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_yes_4.jpg\" width=\"110\" height=\"165\" border=\"1\" align=\"right\">          La reprise n\u2019est gu\u00e8re plus enthousiasmante puisque c\u2019est au tour d\u2019Anderson          d\u2019interpr\u00e9ter seul, puis discr\u00e8tement accompagn\u00e9 de Wakeman, un \u00ab Show          Me \u00bb plut\u00f4t joli mais anachronique, avant que le ma\u00eetre es-claviers ne          se fende d\u2019une d\u00e9monstration compl\u00e8tement surr\u00e9aliste d\u2019orgues d\u2019\u00e9glise          o\u00f9 l\u2019on reconna\u00eet, \u00e7a et l\u00e0, quelques courts extraits de <i>The Six Wives          Of Henry VIII<\/i>, <i>Journey To The Center Of The Earth<\/i> ou bien <i>The          Myths &#038; Legends Of King Arthur &#038; The Knights Of The Round Table<\/i>. C\u2019est          bluffant techniquement mais tr\u00e8s indigeste, sans \u00e2me, et en tout cas beaucoup          trop long. Ce n\u2019est h\u00e9las ni \u00ab Heart Of The Sunrise \u00bb ni \u00ab Long Distance          Runaround \u00bb qui r\u00e9ussiront \u00e0 retendre le fil du concert, malgr\u00e9 une interpr\u00e9tation          sans faille.<br \/>         S\u2019ensuivra une d\u00e9monstration de l\u2019efficacit\u00e9 de la section rythmique avec          un duo White\/Squire manifestement sous-exploit\u00e9 jusqu\u2019alors. Un somptueux          mais assez glacial \u00ab Awaken \u00bb viendra clore ce concert avant que le public          ne fasse revenir les cinq comp\u00e8res pour le tr\u00e8s &#8211; trop ? &#8211; attendu \u00ab Roundabout          \u00bb et un \u00ab Yours Is No Disgrace \u00bb qui mettra un terme d\u00e9finitif \u00e0 cette          prestation.<br \/>         <br \/>         <img loading=\"lazy\" alt=\"\" src=\"\/images\/contenu\/articles\/old\/live_yes_5.jpg\" width=\"160\" height=\"107\" border=\"1\" align=\"left\">          Le bilan de cette reformation tr\u00e8s attendue est donc mitig\u00e9. On regrettera          la pr\u00e9sence de soli beaucoup trop longs et parfois inutiles ainsi qu\u2019une          setlist particuli\u00e8rement discutable &#8211; o\u00f9 sont les \u00ab Close To The Edge          \u00bb, \u00ab Going For The One \u00bb, \u00ab Nous Sommes Du Soleil \u00bb, \u00ab I\u2019ve Seen All Good          People \u00bb ? &#8211; dont le choix fut certainement motiv\u00e9, et c\u2019est bien dommage,          par des raisons plus politiques qu\u2019artistiques. On esp\u00e8re seulement sans          trop y croire n\u00e9anmoins, que cette tourn\u00e9e mondiale permettra au groupe          de renouer les liens qui permirent la naissance, il y a trente ans, d\u2019albums          d\u00e9sormais cultes et, pourquoi pas, d\u2019enregistrer ensemble un vrai bon          album de Yes dans les mois \u00e0 venir.<\/p>       <p align=\"right\" class=\"dateconcert\"><b>Pierre Graffin<\/b><\/p>       <p align=\"center\" class=\"dateconcert\"><strong>site web :<font color=\"#0000FF\">          <\/font><\/strong><a href=\"http:\/\/www.yesworld.com\/\" target=\"_blank\" class=\"dateconcert\"><font color=\"#0000FF\"><font color=\"#0000FF\"><strong>http:\/\/www.yesworld.com\/<\/strong><\/font><\/font><\/a>        <\/p>       <\/td>   <\/tr> <\/table>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LIVE REPORT : YES &nbsp; Artiste : Yes Lieu :Paris, Palais des Congr\u00e8s Date :&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":28,"featured_media":18101,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18100"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/28"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18100"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18100\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18101"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18100"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18100"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18100"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}