{"id":1805,"date":"2008-09-08T00:00:00","date_gmt":"2008-09-07T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1805"},"modified":"2008-09-08T00:00:00","modified_gmt":"2008-09-07T22:00:00","slug":"1805","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/09\/08\/1805\/","title":{"rendered":"The Evpatoria Report &#8211; Maar"},"content":{"rendered":"<p>The Evpatoria Report avait d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9 les esprits avec un EP \u00e9ponyme enregistr\u00e9 en 2003 et surtout son premier album, <i>Golevka<\/i>, paru en 2005 chez Shayo Records, puis r\u00e9\u00e9dit\u00e9 cette ann\u00e9e chez les Argentins de Twilight Records. Flirtant plus qu\u2019\u00e0 son tour avec le Pink Floyd de la p\u00e9riode 1969-1972, The Evpatoria Report est connu et reconnu pour \u00eatre l\u2019un des plus importants repr\u00e9sentants, avec Mono et Explosions in the Sky, de la mouvance post rock old school <i>(merci \u00e0 qui se reconna\u00eetra pour cette d\u00e9nomination absolument g\u00e9niale !)<\/i> depuis la mise en veilleuse de Godspeed You ! Black Emperor en 2002. Voyons \u00e0 pr\u00e9sent ce qu\u2019il en est avec <i>Maar<\/i>, attendu depuis plus d\u2019un an par des fans transis. Pr\u00e9cisons encore que le groupe est actuellement en <i>stand by<\/i> sans pour autant \u00eatre s\u00e9par\u00e9. <\/p>\n<p>  <i>Maar<\/i> continue en fait de la m\u00eame mani\u00e8re que <i>Golevka<\/i> s\u2019\u00e9tait termin\u00e9 : de fa\u00e7on grandiose. Atmosph\u00e8res ouat\u00e9es qui s\u2019apparentent \u00e0 certains vieux morceaux du Floyd \u2013 celui o\u00f9 il y a des albatros par exemple \u2013, guitare <i>slide<\/i> divinement amen\u00e9e, progression sonore puissante qui laisse ensuite place \u00e0 un quatuor \u00e0 cordes. C\u2019est tout cela \u00ab\u00a0Eighteen Robins Road\u00a0\u00bb, peut-\u00eatre le meilleur morceau jamais \u00e9crit par le groupe et qu\u2019il avait pu tester sur sc\u00e8ne en 2006. Le reste de l\u2019album, quant \u00e0 lui, n\u2019a pas eu la chance d\u2019\u00eatre jou\u00e9 en concert et cela s\u2019en ressent dans une certaine mesure. En effet, les trois autres morceaux, plus rock bien qu\u2019\u00e9tant tout aussi \u00e9piques et longs, ne d\u00e9gagent pas autant d\u2019intensit\u00e9 \u00e9motionnelle, m\u00eame si l\u2019on y entend toujours cette connotation avec Pink Floyd (plut\u00f4t que les \u00e9ternels GY!BE ou Mogwai). C\u2019est peut-\u00eatre pour cette raison que le disque s\u2019intitule <i>Maar<\/i>, qui est en fait le terme g\u00e9ologique d\u00e9finissant le r\u00e9sultat de la rencontre du magma avec des eaux du sous-sol. En gros, \u00e7a p\u00e8te s\u00e9v\u00e8rement ! Et votre serviteur, tordu d\u2019esprit, a rapidement fait le lien avec un certain concert \u00e0 Pomp\u00e9i. Etonnant, n\u2019est-il pas ? Ecoutez \u00ab\u00a0Mithridate\u00a0\u00bb, vous comprendrez. <\/p>\n<p>  \u00ab\u00a0Dar Now\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Mithridate\u00a0\u00bb sont de tr\u00e8s bons titres, tr\u00e8s classiques tant dans le fond que dans la forme. On entre dans un esprit plus rock que le premier morceau ou plut\u00f4t moins rock de chambre dans la mesure o\u00f9 les cordes s\u2019y font moins pr\u00e9gnantes. Toutefois, le prisme de la r\u00eaverie reste le but principal, les boucles de claviers phagocytent les neurones avec bonheur. On sent que le groupe a voulu pr\u00e9senter une \u0153uvre moins propre sur elle qu\u2019a pu l\u2019\u00eatre en son temps <i>Golevka<\/i>, \u00e0 l\u2019image de la pochette, plus spartiate fa\u00e7on Constellation Records. Ceci en devient la marque de fabrique de Get A Life! Records, soit dit en passant. <\/p>\n<p>  Finalement, il y a deux aspects g\u00eanants sur cet album. D\u2019une part, les sempiternelles envol\u00e9es de doubles croches en <i>staccato<\/i> \u00e0 la guitare que l\u2019on entend sur tous les albums de post rock classiques (on ne sait plus comment d\u00e9finir le genre tellement le terme est devenu vide de sens), comparables en cela aux dix mille tonnes de claviers ant\u00e9diluviens n\u00e9cessaires \u00e0 la confection d\u2019un album n\u00e9o prog. C\u2019est tr\u00e8s beau mais tellement entendu \u00e0 toutes les sauces ! D\u2019autre part, \u00ab\u00a0Acheron\u00a0\u00bb, le dernier \u00e9pique de pr\u00e8s de vingt minutes, nous appara\u00eet comme un assemblage confus de plusieurs parties dont le groupe ne savait trop que faire. Le morceau d\u00e9bute superbement dans la lign\u00e9e de \u00ab\u00a0Eighteen Robins Road\u00a0\u00bb, en plus d\u00e9pressif, comme si The Evpatoria Report pr\u00e9sentait son au revoir comme un adieu. C\u2019est superbe mais apr\u00e8s la classique mont\u00e9e en puissance, on a droit \u00e0 une phase inutilement bruitiste qui se termine par un final bien souffreteux. Bref, les dix premi\u00e8res minutes auraient largement suffi.  <\/p>\n<p>       Qui aime bien ch\u00e2tie bien, dit-on, car, ne l\u2019oublions pas, The Evpatoria Report dispose d\u2019un atout imparable : la classe ! En effet, de par sa volont\u00e9 d\u2019aller puiser son inspiration directement au c\u0153ur m\u00eame de l\u2019origine du post rock, le Krautrock et le Pink Floyd pr\u00e9 <i>Dark Side of the Moon<\/i>, The Evpatoria Report survole largement la mare aux canards dans laquelle s\u2019embourbe bon nombre de ses cong\u00e9n\u00e8res de sang bien que les Yverdonnois ne r\u00e9volutionnent en rien le style de musique dans lequel ils officient <i>(la rentr\u00e9e est difficile cher chroniqueur, tu as besoin d\u2019un bon marc de caf\u00e9)<\/i>. De plus, il faut le mentionner, la qualit\u00e9 sonique de l\u2019enregistrement de Serge Morattel rel\u00e8ve quasi du miracle tellement elle sied \u00e0 merveille \u00e0 la musique. A ce titre, la production de l\u2019album est sup\u00e9rieure \u00e0 <i>Golevka<\/i> tant en ce qui concerne le traitement de l\u2019espace sonore en g\u00e9n\u00e9ral que certains d\u00e9tails comme le son de la batterie. Au total, <i>Maar<\/i> s\u2019av\u00e8re hautement recommandable et, malgr\u00e9 les faiblesses susnomm\u00e9es, enrichit avec bonheur un parcours quasi sans fausse note !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>The Evpatoria Report avait d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9 les esprits avec un EP \u00e9ponyme enregistr\u00e9 en 2003&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1806,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1805"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1805"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1805\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1806"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1805"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1805"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1805"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}