{"id":1783,"date":"2003-04-22T00:00:00","date_gmt":"2003-04-21T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1783"},"modified":"2003-04-22T00:00:00","modified_gmt":"2003-04-21T22:00:00","slug":"1783","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/04\/22\/1783\/","title":{"rendered":"Elend &#8211; Winds Devouring Men"},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s avoir boulevers\u00e9 la sc\u00e8ne dark internationale dans les ann\u00e9es 90 avec sa trilogie (dont <i>Les t\u00e9n\u00e8bres du dehors<\/i> constituait sans doute l\u2019apoth\u00e9ose), le duo franco-autrichien revient apr\u00e8s des ann\u00e9es d\u2019absence depuis <i>The Umbersun<\/i>, sorti en 1998 chez Music For Nations. Ce retour se fait via son nouvel-ancien label Holy Records. <\/p>\n<p> Avec <i>Winds devouring men<\/i>, Elend devient enfin accessible au grand public, tout en gardant un talent confondant pour cr\u00e9er des ambiances uniques. Adieu donc les cris d\u00e9chir\u00e9s et les passages minimalistes, presque d\u00e9charn\u00e9s de <i>The Umbersun<\/i> et ceux, grandiloquents et complexes des <i>T\u00e9n\u00e8bres du dehors<\/i> : le duo Hasnaoui-Tirschner a opt\u00e9 pour une musique plus lente, plus m\u00e9lodique aussi, sans jamais n\u00e9anmoins oublier d\u2019y mettre une pointe de tension, une gravit\u00e9 quasi-constante. <\/p>\n<p> Une seule r\u00e9f\u00e9rence vient \u00e0 l\u2019esprit, mais quelle r\u00e9f\u00e9rence : le Dead Can Dance de <i>Within the realms of a dying sun<\/i>, une musique symphonique grave mais populaire, o\u00f9 les th\u00e8mes baroques et les percussions orientales se m\u00ealent avec g\u00e9nie. La voix profonde et intense de Brendan Perry semble d\u2019ailleurs parfois ressusciter, comme sur <i>Charis<\/i>, et surtout <i>War broken-trees<\/i>, port\u00e9e par de nombreux mais discrets ch\u0153urs f\u00e9minins. Les m\u00e9lodies sont cisel\u00e9es et ne se r\u00e9v\u00e8lent parfois \u00e0 l\u2019auditeur qu\u2019apr\u00e8s plusieurs \u00e9coutes, tout comme les subtils arrangements qui pars\u00e8ment le disque (effets sur les sons, l\u00e9g\u00e8res percussions, superposition de pistes). Par ailleurs, la d\u00e9marche entam\u00e9e sur <i>The Umbersun<\/i>, consistant \u00e0 inclure des sons plus industriels, est ici reprise et d\u00e9velopp\u00e9e. Les passages oppressants sont moins nombreux, le groupe pr\u00e9f\u00e9rant inclure des sons urbains m\u00eal\u00e9s \u00e0 une trame classique (<i>Away from barren stars<\/i> et <i>Winds devouring men<\/i>). La production est d\u2019ailleurs remarquable, bien sup\u00e9rieure \u00e0 ce qu\u2019Elend a propos\u00e9 jusque l\u00e0. Le reste du disque, et notamment les quatre premiers titres valent \u00e0 eux seuls l\u2019\u00e9coute attentive de toute personne un tant soit peu sensible \u00e0 la musique sombre ou \u00e0 la musique classique, telle qu\u2019incarn\u00e9e par des compositeurs comme Gabriel Faur\u00e9. <\/p>\n<p> Que dire, sinon qu\u2019Elend, avec ce disque, peut non seulement reconqu\u00e9rir ceux qui, depuis pr\u00e8s de dix ans, s\u2019acharnent \u00e0 convaincre leur entourage de la magie du groupe, mais pourrait tout simplement devenir ce que Dead Can Dance fut pendant quinze ann\u00e9es : un groupe inclassable, respect\u00e9 de tous, et \u00e0 l\u2019influence consid\u00e9rable.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s avoir boulevers\u00e9 la sc\u00e8ne dark internationale dans les ann\u00e9es 90 avec sa trilogie (dont&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1784,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1783"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1783"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1783\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1784"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1783"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1783"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1783"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}