{"id":1759,"date":"2006-12-08T00:00:00","date_gmt":"2006-12-07T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1759"},"modified":"2006-12-08T00:00:00","modified_gmt":"2006-12-07T22:00:00","slug":"1759","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/12\/08\/1759\/","title":{"rendered":"Billy Sheehan &#8211; Prime cuts"},"content":{"rendered":"<p>Billy Sheehan est un des bassistes les plus \u00e9minents de la plan\u00e8te. Membre fondateur de <i>Mr Big<\/i>, acolyte attitr\u00e9 de David Lee Roth \u00e0 ses d\u00e9buts, il a multipli\u00e9 les apparitions aux cot\u00e9s de Tony McAlpine, Steve Vai et plus r\u00e9cemment au sein de Niacin avec Dennis Chambers et John Novello. Pour se persuader de cette excellence, il suffit d&rsquo;\u00e9couter la derni\u00e8re plage de cette compilation, sobrement intitul\u00e9e \u00ab Bass Solo \u00bb. Pendant six minutes et devant un public \u00e0 la fois fascin\u00e9 et ahuri, Billy Sheehan explore toutes les possibilit\u00e9s de son instrument, harmoniques, slap, solo guitaristique fouillant les aigus, rien n&rsquo;\u00e9chappe \u00e0 ses phalanges muscl\u00e9es, la d\u00e9monstration est impressionnante. <\/p>\n<p>  Le feu d&rsquo;artifice est ponctu\u00e9 par une ovation bien m\u00e9rit\u00e9e, incontestablement un grand moment de technique. Uniquement de technique ? Malheureusement oui. Si tout le disque ne verse pas autant dans la caricature, il reste difficile de ne pas \u00e9chapper \u00e0 une immense sensation de frustration devant une telle d\u00e9bauche de talent si peu touchante <i>in fine<\/i>. Ainsi, quatre titres de Niacin bien fades se retrouvent diss\u00e9min\u00e9s dans ce disque sans que la moindre m\u00e9lodie ne se d\u00e9tache et ne reste dans la m\u00e9moire de l&rsquo;auditeur, \u00e0 l&rsquo;exception de l&rsquo;introduction enjou\u00e9e et hispanisante de \u00ab Super Grande \u00bb. Tous les travers dans lesquels le jazz-rock a vers\u00e9 puis sombr\u00e9 sont ici r\u00e9unis. Malheureusement pour Sheenan et ses amis, il n&rsquo;y pas parmi eux de leader visonnaire et g\u00e9nial (Zawinul, Corea, McLaughlin) et le festival pyrotechnique d\u00e9\u00e7oit. \u00ab Crack The Meter \u00bb enregistr\u00e9 avec Jordan Rudess, Steve Morse et Terry Bozzio n&rsquo;\u00e9chappe pas \u00e0 ces m\u00eames reproches, ici encore amplifi\u00e9s: le ridicule n&rsquo;est pas bien loin&#8230; <\/p>\n<p>  Quelques titres viennent n\u00e9anmoins sauver le capitaine Sheehan et son \u00e9quipage d&rsquo;un naufrage absolu. Ainsi, \u00ab The Trees \u00bb, issu d&rsquo;un album-tribute \u00e0 Rush est puissant, enjou\u00e9, m\u00e9lodique et tr\u00e8s efficace : il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas \u00e0 franchir pour affirmer que Sheehan n&rsquo;est jamais aussi dou\u00e9 que lors qu&rsquo;il joue la musique des autres&#8230; \u00ab Time Enough \u00bb, jou\u00e9 avec <i>Explorers Club<\/i>, plus acoustique et apaisant, se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre une pause agr\u00e9able dans le d\u00e9luge de notes g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 de cet album. Mais c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9tonnant duo Bozzio \/ Sheehan \u00ab Sub Continent \u00bb qui s&rsquo;av\u00e8re le plus agr\u00e9able : percussions discr\u00e8tes et envo\u00fbtantes, lignes de basse orientalisantes \u00e0 souhait, il ne manque plus qu&rsquo;un petit narguil\u00e9 pour profiter pleinement de ces presque huit minutes de voyage o\u00f9 les deux comp\u00e8res ont enfin mis de c\u00f4t\u00e9 tout leur bagage technique pour se contenter de jouer de la musique. <\/p>\n<p>  Ce disque ravira donc les aficionados de Sheehan, les musiciens curieux trouveront ici \u00e9galement de quoi s&rsquo;\u00e9merveiller devant une telle d\u00e9bauche de ma\u00eetrise instrumentale. En revanche, les autres risquent fort de ne pas succomber au charme de cette compilation globalement aussi insipide que technique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Billy Sheehan est un des bassistes les plus \u00e9minents de la plan\u00e8te. 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