{"id":1731,"date":"2002-10-01T00:00:00","date_gmt":"2002-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1731"},"modified":"2002-10-01T00:00:00","modified_gmt":"2002-09-30T22:00:00","slug":"1731","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/10\/01\/1731\/","title":{"rendered":"Fish &#8211; Fellini Days"},"content":{"rendered":"<p>Depuis 1997, Fish est sur la voie de la r\u00e9demption aupr\u00e8s des critiques et de son public, et <i>Fellini Days<\/i> enfonce le clou. Cette grande armoire, souvent compar\u00e9e \u00e0 Peter Gabriel (avec raison, surtout sur les premiers albums de Marillion), quitta le groupe qui l\u2019avait fait conna\u00eetre au plus haut de sa carri\u00e8re, pour se lancer dans un parcours solo qui d\u00e9buta en fanfare en 1990 avec <i>Vigil In A Wilderness Of Mirrors<\/i>, truff\u00e9 d\u2019invit\u00e9s et d\u2019arrangements.<br \/>La suite est moins glorieuse, avec un vrai passage \u00e0 vide artistique, une mise \u00e0 la porte par sa maison de disques (EMI) et, semble-t-il, une remise en cause personnelle \u00e0 la cl\u00e9.<br \/>Puis vint, en 1997, l\u2019excellent <i>Sunset On Empires<\/i> o\u00f9 l\u2019homme providentiel s\u2019av\u00e9ra \u00eatre\u2026 Steven Wilson (nous ne le faisons pas expr\u00e8s, ce type a du talent !) qui lui composa un album plus rock et sombre. Suivit <i>Raingods With Zippos<\/i>, moins compact, avec des morceaux allant de la ballade \u00e0 la reprise Nine Inch Nailsienne (\u00ab\u00a0Faithealer\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p> Depuis, plus rien, jusqu\u2019\u00e0 ce <i>Fellini Days<\/i> construit autour du c\u00e9l\u00e9brissime r\u00e9alisateur italien et pr\u00e9texte pour parler de lui, mais qui montre un poisson qui nage encore bien ! S\u2019il est moins percutant que son pr\u00e9d\u00e9cesseur, cet album est &#8211; autant casser le suspens tout de suite \u2013 de qualit\u00e9, quasiment de bout en bout, \u00e0 commencer par un \u00ab\u00a03D\u00a0\u00bb \u00e9mouvant, pleins d\u2019arrangements et de ch\u0153urs f\u00e9minins, d\u2019arp\u00e8ges de piano et de guitares, ou \u00ab\u00a0Our Smile\u00a0\u00bb, avec ses orchestrations et son fond d\u2019op\u00e9ra, ins\u00e9r\u00e9s dans un morceau typiquement rock : une r\u00e9elle inventivit\u00e9. Souvent, la section rythmique balance un petit <i>groove<\/i> tr\u00e8s bien senti, et on retrouve encore ces fameux arrangements sur les m\u00e9lodies et les voix : Fish adore doubler sa voix par un autre chanteur en arri\u00e8re plan ou une m\u00e9lodie d\u00e9clin\u00e9e \u00e0 la guitare, au piano ou aux claviers.<br \/>Sur le dernier titre, la rythmique de d\u00e9part, totalement \u00e9lectronique, accompagne la derni\u00e8re complainte de Fish soutenue par toutes les strates d\u2019instruments et de voix possibles et imaginables sur le refrain, pour un r\u00e9sultat\u2026 spatial ! Les morceaux plus calmes sont moins indispensables, (\u00ab\u00a0Ticky 4\u00a0\u00bb), mais contiennent toujours une petite m\u00e9lodie ou sonorit\u00e9 qui vous feront tendre l\u2019oreille. Fish sait aussi se faire \u00e9mouvant, comme sur \u00ab\u00a0Wonderous Stories\u00a0\u00bb, o\u00f9 l\u2019on retrouve cette voix cajoleuse, appuy\u00e9e par des ch\u0153urs f\u00e9minins et ces textes un peu na\u00effs mais toujours tr\u00e8s vrais. Quant \u00e0 la production, elle est tr\u00e8s convenable, n\u2019\u00e9tait ce c\u00f4t\u00e9 un peu synth\u00e9tique. Mais elle permet \u00e0 ces fameux arrangements d\u2019\u00eatre audibles et fait de <i>Fellini Days<\/i>, malgr\u00e9 sa lin\u00e9arit\u00e9 qui n\u2019en fait pas le meilleur point d\u2019entr\u00e9e \u00e0 la carri\u00e8re du chanteur,  un disque aux nombreux niveaux d\u2019\u00e9coute.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis 1997, Fish est sur la voie de la r\u00e9demption aupr\u00e8s des critiques et de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1732,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1731"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1731"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1731\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1732"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1731"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1731"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1731"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}