{"id":1729,"date":"2002-10-01T00:00:00","date_gmt":"2002-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1729"},"modified":"2002-10-01T00:00:00","modified_gmt":"2002-09-30T22:00:00","slug":"1729","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/10\/01\/1729\/","title":{"rendered":"Marillion &#8211; Anoraknophobia"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019un des groupes les plus sensibles de la terre revient (d\u00e9j\u00e0 !) proposer son nouvel album, \u00e0 la suite de <i>Marillion.com<\/i> excellent et surtout rassurant apr\u00e8s la d\u00e9ception de <i>Radiation<\/i>. On peut d\u2019embl\u00e9e dire que ce nouveau disque est un juste \u00e9quilibre entre la pop sophistiqu\u00e9e pratiqu\u00e9e sur les deux derni\u00e8res productions, et les moments plus sombres et d\u00e9licats, incarn\u00e9s pour la p\u00e9riode Hogarth, par <i>Brave<\/i> et <i>Afraid Of Sunlight<\/i>. Il est probable que malgr\u00e9 leur ind\u00e9fectible soutien, les fans se r\u00e9jouissent de cette \u00e9volution en forme de retour \u00e0 des canons qui font le g\u00e9nie du groupe. <\/p>\n<p> Pourtant, le disque d\u00e9bute sur \u00ab\u00a0Between You And Me\u00a0\u00bb, tr\u00e8s proche de \u00ab\u00a0A Legacy\u00a0\u00bb du dernier album, \u00e0 savoir un d\u00e9but m\u00e9lodramatique &#8211; ici, des passages presque bande son de film jou\u00e9s par un Mark Kelly toujours aussi \u00e0 l\u2019honneur depuis <i>Radiation<\/i> &#8211; suivi d\u2019une pop vitamin\u00e9 aux changements vari\u00e9s. Des morceaux comme \u00ab\u00a0Quartz\u00a0\u00bb sont eux symptomatiques d\u2019une nouvelle propension \u00e0 la longueur, puisque les titres durent environ sept \u00e0 huit minutes, avec des retours de th\u00e8mes fr\u00e9quents.<\/p>\n<p>Autre nouveaut\u00e9, apr\u00e8s Mark Kelly, c\u2019est au tour de Steve Rothery de faire \u00e9voluer son jeu : les retentissantes &#8211; mais redondantes &#8211; envol\u00e9es lyriques sont parfois remplac\u00e9es par un jeu plus audacieux, parfois proche de la rupture, avec des effets tr\u00e8s int\u00e9ressants. \u00ab\u00a0When I Meet God\u00a0\u00bb est un des grands moments du Marillion contemporain, avec sa mont\u00e9e en puissance imparable, et encore cette impression d\u2019entendre un groupe en l\u00e9vitation, tant ses envol\u00e9es sont naturelles et fluides.<br \/>Des structures et des sonorit\u00e9s progressives donc, mais toujours avec cet art de la m\u00e9lodie (\u00e0 la voix ou \u00e0 la guitare), comme ce phras\u00e9 de Rothery sur ledit \u00ab\u00a0Quartz\u00a0\u00bb, ou le lancinant \u00ab\u00a0This Is The 21st Century\u00a0\u00bb avec sa boucle \u00e9lectronique et cette alternance claire obscure tr\u00e8s r\u00e9ussie. Apog\u00e9e de cet \u00e9quilibre, \u00ab\u00a0If My Heart Were a Ball\u2026\u00a0\u00bb et son refrain aux basses fortes, avec un Hogarth qui se d\u00e9passe pour atteindre des notes stratosph\u00e9riques. Seul \u00ab\u00a0Map Of The World\u00a0\u00bb, d\u2019une gentille na\u00efvet\u00e9, ou \u00ab\u00a0Separated Out\u00a0\u00bb dans une moindre mesure, font un peu t\u00e2che.<\/p>\n<p> Pour le reste, l\u2019ambition est toujours l\u00e0, et le talent aussi, servis par une production claire et simplement efficace : pas trop de travail sur les sons, au profit d\u2019une d\u00e9finition impeccable des interventions de chacun. Marillion persiste et signe dans son \u00e9volution, et on est ravi de les voir d\u00e9cliner le tr\u00f4ne moisi du N\u00e9o Progressif.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019un des groupes les plus sensibles de la terre revient (d\u00e9j\u00e0 !) proposer son nouvel&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1730,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1729"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1729"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1729\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1730"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1729"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1729"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1729"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}