{"id":1727,"date":"2002-10-01T00:00:00","date_gmt":"2002-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1727"},"modified":"2002-10-01T00:00:00","modified_gmt":"2002-09-30T22:00:00","slug":"1727","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/10\/01\/1727\/","title":{"rendered":"King Crimson &#8211; Heavy ConstruKction"},"content":{"rendered":"\n<p>Et une nouvelle sortie pour le Roi Pourpre ! Fripp &amp; co. jettent en p\u00e2ture \u00e0 leurs fans rien de moins qu&rsquo;un triple <em>live<\/em> ! Ce qui a le m\u00e9rite de satisfaire les inconditionnels et, dans une moindre mesure, de tenter les curieux qui souhaiteraient d\u00e9couvrir ce groupe si \u00e9nigmatique.<br \/><br \/> Les deux premiers disques proposent l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des titres jou\u00e9s lors de la tourn\u00e9e europ\u00e9enne, dont Paris (pour les amateurs, le num\u00e9ro 13 de l\u2019\u00e9dition papier de Progressia en contient un compte-rendu d\u00e9taill\u00e9). C\u2019est d\u2019ailleurs la prestation \u00e0 l&rsquo;Olympia qui est immortalis\u00e9e avec les morceaux tir\u00e9s de <em>The ConstruKction Of Light<\/em> : \u00ab\u00a0ProzaKc Blues\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Larks Tongue In Aspic Part Four\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Sapir\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0The Deception Of The Thrush\u00a0\u00bb. Les autres morceaux sont tous tir\u00e9s de la p\u00e9riode Double Trio : \u00ab\u00a0One Time\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Cage\u00a0\u00bb. Tout se conclut comme \u00e0 Paris sur le \u00ab\u00a0Heroes\u00a0\u00bb de Bowie et Eno, moiti\u00e9 rock, moiti\u00e9 new wave : cent pour cent ann\u00e9es quatre-vingt !<br \/>Un tr\u00e8s bon point pour le second disque : il ne  contient pas moins que des extraits live du groupe en vid\u00e9o ! Le troisi\u00e8me est quant \u00e0 lui, un recueil d&rsquo;improvisations compil\u00e9es par le guitariste Robert Fripp. Voil\u00e0 qui pourrait effrayer ceux qui s&rsquo;\u00e9taient procur\u00e9s <em>Thrakattak<\/em>, paru en 1996, et qui proposait des improvisations <em>live<\/em> dont l&rsquo;\u00e9coute en devenait \u00e9c\u0153urante apr\u00e8s une dizaine de tentatives.<br \/>Ici, l&rsquo;\u00e9cueil est \u00e9vit\u00e9 avec brio, et on est au contraire surpris par la grande qualit\u00e9 du mat\u00e9riel propos\u00e9. Le r\u00e9sultat est l\u00e0 : un \u00ab\u00a0Sapir\u00a0\u00bb bien \u00e9lectronique et speed\u00e9, un \u00ab\u00a0Blastic Rhino\u00a0\u00bb \u00e9pais comme le mammif\u00e8re du m\u00eame nom, une reprise du \u00ab\u00a0cccSeizurecc\u00a0\u00bb du trio Levin\/Stevens\/Bozzio extr\u00eamement dense, des instants d&rsquo;\u00e9motions avec les lancinants \u00ab\u00a0Off And Back\u00a0\u00bb (enregistr\u00e9 \u00e0\u2026 Offenbach ! Quel plaisantin ce Fripp !), \u00ab\u00a07 Teas\u00a0\u00bb et le magnifique solo de basse de Trey Gunn \u00e0 la fin de \u00ab\u00a0Deception Of The Thrush\u00a0\u00bb sans oublier, \u00e0 la fois, le duo de guitares sur le splendide \u00ab\u00a0Beautiful Rainbows\u00a0\u00bb et cette reprise du \u00ab\u00a0Tomorrow Never Knows\u00a0\u00bb des Beatles, m\u00e9connaissable. Et comme on s\u2019appelle Krimson, on se permet aussi &#8211; surtout &#8211; des \u00ab\u00a0More And Less\u00a0\u00bb ou des \u00ab\u00a0Ub\u00f6\u00f6\u00a0\u00bb furieux.<br \/><br \/> Notons cependant une certaine d\u00e9ception par rapport aux vingt ans de carri\u00e8re du groupe pass\u00e9s \u00e0 la trappe, au profit d\u2019une p\u00e9riode pr\u00e9sent\u00e9e certes plus en profondeur, mai plus restreinte\u2026 Dans tous les cas, ces soixante-dix minutes n\u00e9cessitent une grande patience pour l&rsquo;auditeur n\u00e9ophyte, qui devra de toute fa\u00e7on avoir le c\u0153ur bien accroch\u00e9 ! Bref, voici un concert pas forc\u00e9ment extr\u00eamement accessible de prime abord, mais au son propre et qui apportera quelques satisfactions aux connaisseurs !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Et une nouvelle sortie pour le Roi Pourpre ! 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