{"id":1715,"date":"2002-10-01T00:00:00","date_gmt":"2002-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1715"},"modified":"2002-10-01T00:00:00","modified_gmt":"2002-09-30T22:00:00","slug":"1715","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/10\/01\/1715\/","title":{"rendered":"White Willow &#8211; Sacrament"},"content":{"rendered":"<p>White Willow s\u2019est vu, depuis son premier album, attribu\u00e9 le lourd qualificatif de \u00ab\u00a0The Gathering du progressif\u00a0\u00bb. Si la comparaison permettra peut-\u00eatre de convertir certains \u00e0 la musique de ces Norv\u00e9giens, elle est r\u00e9ductrice tant leur talent d\u00e9passe les rapprochements. Apr\u00e8s <i>Ignis Fatuus<\/i>, un premier album majeur versant dans un m\u00e9lange de progressif, de metal et de gothique, <i>Ex Tenebris<\/i>, plus personnel et moins lumineusement folk (comme son nom l\u2019indique !), et une prestation remarqu\u00e9e au Progfest en 1995, <i>Sacrament<\/i> s\u2019av\u00e8re, comme souvent lors d\u2019un troisi\u00e8me album, celui de la maturit\u00e9.<\/p>\n<p> Extr\u00eamement ma\u00eetris\u00e9e, myst\u00e9rieuse, la musique de White Willow a pris, en deux ann\u00e9es, une ampleur inattendue. Car contrairement \u00e0 la plupart des groupes au chant f\u00e9minin, la vocaliste n\u2019est pas le centre d\u2019int\u00e9r\u00eat unique. Jacob Holm Lupo, guitariste meneur, poss\u00e8de un don de la m\u00e9lodie et de la mise en place dans les morceaux qui ouvre \u00e0 White Willow des perspectives autrement plus m\u00e9morables que celle d\u2019\u00eatre un <i>backing band<\/i> pour chanteuse d\u00e9prim\u00e9e.<br \/>Ainsi, l\u2019instrumental \u00ab\u00a0The Crucible\u00a0\u00bb, tr\u00e8s Anglagaard avec son orchestration classique et ses brutales ruptures, alterne avec l\u2019\u00e9tonnant \u00ab\u00a0Paper Moon\u00a0\u00bb et ses envol\u00e9es de guitares et claviers, alliant la m\u00e9lodie du Floyd et l\u2019intensit\u00e9 de Porcupine Tree. D\u00e8s les d\u00e9licats arp\u00e8ges de \u00ab\u00a0Anamnesis\u00a0\u00bb, on est envo\u00fbt\u00e9 par la finesse des arrangements (fl\u00fbtes, guitares acoustiques, piano, claviers) et la progression tr\u00e8s fluide du morceau, sur lequel Sylvia pose sa voix, moins impressionnante techniquement qu&rsquo;Anneke van Giersbergen, mais toujours parfaite dans son phras\u00e9. Tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise dans le registre dramatique de White Willow, un autre de ses atouts est d\u2019apporter une m\u00e9lodie qui se superpose \u00e0 celle des instrumentistes, comme sur \u00ab\u00a0Paper Moon\u00a0\u00bb. Sommet de cet art subtil du Progressif tragique et symphonique, \u00ab\u00a0Gnostalgia\u00a0\u00bb est un bouleversant pav\u00e9 o\u00f9 se c\u00f4toient hautbois, psych\u00e9d\u00e9lisme <i>seventies<\/i> et sonorit\u00e9s contemporaines. Ajoutez \u00e0 tout cela une touche folk, comme sur le duo vocal Jacob \/ Sylvia sur \u00ab\u00a0The Last Rose Of Summer\u00a0\u00bb et ses sonorit\u00e9s presque Beatles, et vous comprendrez que le mot d\u00e9licatesse colle \u00e0 ce Saule Blanc.<br \/> Verdict : six jours sans pouvoir \u00e9couter autre chose en plein bouclage, sans m\u00eame en voulour au groupe d\u2019avoir sorti en vente libre une telle musique addictive qui reste, avec le recul, \u00e9tonnamment agr\u00e9able : bref, un placement s\u00fbr.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>White Willow s\u2019est vu, depuis son premier album, attribu\u00e9 le lourd qualificatif de \u00ab\u00a0The Gathering&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1716,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1715"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1715"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1715\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1716"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1715"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1715"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1715"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}