{"id":1691,"date":"2004-02-11T00:00:00","date_gmt":"2004-02-10T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1691"},"modified":"2004-02-11T00:00:00","modified_gmt":"2004-02-10T22:00:00","slug":"1691","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/02\/11\/1691\/","title":{"rendered":"Lisa Gerrard &#8211; Immortal Memory"},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s plus de quinze ann\u00e9es en duo avec Brendan Perry au sein de ce que certains ont qualifi\u00e9 de l\u2019un des groupes les plus originaux et respect\u00e9s de la plan\u00e8te, soit Dead Can Dance, Lisa Gerrard s\u2019est lanc\u00e9e en 1995 dans une carri\u00e8re solo prolifique, avec deux albums : le sombre <i>Mirror Pool<\/i>, son plus beau disque \u00e0 ce jour, et l\u2019ethnique <i>Duality<\/i>, avec Pieter Bourke. Poursuivant cette politique de collaboration dans le cadre de nombreuses musiques de films, avec Hans Zimmer notamment (<i>Rainman<\/i>, <i>Days of Thunder<\/i>, <i>Thelma &#038; Louise<\/i>, <i>Gladiator<\/i>, <i>The Lion King<\/i>\u2026 ), c\u2019est avec un compositeur classique irlandais, Patrick Cassidy, que l\u2019\u00e9g\u00e9rie \u00e0 la voix imp\u00e9n\u00e9trable a compos\u00e9 son troisi\u00e8me album.<\/p>\n<p> <i>Immortal Memory<\/i> \u00e9tait annonc\u00e9 comme un retour aux sources pour cette Australienne, vers des climats plus tortur\u00e9s et des racines plus europ\u00e9ennes (chant en ga\u00e9lique, en latin). Une seule \u00e9coute suffit pour s\u2019en persuader : ce disque se rattache bien plus \u00e0 <i>Spleen &#038; Ideal<\/i>, le plus classique des albums de DCD &#8211; en moins d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 &#8211; qu\u2019aux percussions et \u00e0 la <i>world music<\/i> qui caract\u00e9risent la deuxi\u00e8me partie de carri\u00e8re du groupe, puis de celle de Gerrard.<br \/>En l\u2019absence quasi-totale d\u2019\u00e9l\u00e9ments rythmiques, ce sont les claviers de Cassidy qui portent la voix unique de la diva tout au long de ce qui est \u00e9voqu\u00e9 par le duo comme \u00e9tant la description du cycle de la vie, jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9surrection. Un concept hautement religieux, en ad\u00e9quation avec la musique \u00e9th\u00e9r\u00e9e et ce go\u00fbt du myst\u00e8re de Lisa Gerrard, qui emprunte aux langues anciennes leurs intonations ou leurs mots pour en tirer des lignes vocales in\u00e9dites et g\u00e9n\u00e9ratrices d\u2019\u00e9motions intenses.<br \/>La combinaison des arrangements ensorcelants du clavi\u00e9riste et du chant atteint son paroxysme sur des titres comme \u00ab Amergin&rsquo;s Invocation\u00bb et son introduction instrumentale r\u00e9ussie, ou l\u2019emphatique \u00ab Sailing to Byzantium \u00bb. Rarement disque n\u2019aura autant \u00e9voqu\u00e9 la spiritualit\u00e9, s\u2019achevant par un \u00ab Psallit in Aure Dei \u00bb, en guise de <i>requiem<\/i>.<\/p>\n<p> <i>Immortal Memory<\/i> offre un instant de profonde introspection, m\u00eame si l\u2019on peut regretter que Patrick Cassidy n\u2019ait pas davantage vari\u00e9 les ambiances et l\u2019instrumentation : une plus grande distinction entre chaque titre aurait pu \u00e9viter cet aspect parfois monolithique de l\u2019oeuvre. Cepednant, la voix de Lisa Gerrard suffit \u00e0 magnifier les compositions et l\u2019int\u00e9grit\u00e9 &#8211; \u00e0 moins que d\u00e9votion ne soit un mot plus juste &#8211; qui la caract\u00e9rise, force le respect.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s plus de quinze ann\u00e9es en duo avec Brendan Perry au sein de ce que&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1692,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1691"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1691"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1691\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1692"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1691"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1691"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1691"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}