{"id":1669,"date":"2004-04-07T00:00:00","date_gmt":"2004-04-06T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1669"},"modified":"2004-04-07T00:00:00","modified_gmt":"2004-04-06T22:00:00","slug":"1669","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/04\/07\/1669\/","title":{"rendered":"Sonus Umbra &#8211; Spiritual Vertigo"},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s un album pass\u00e9 inaper\u00e7u aux compositions de metal progressif basique peu inspir\u00e9es, Sonus Umbra retente sa chance. Les trois ann\u00e9es consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9criture de nouvelles compositions n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 inutiles.<\/p>\n<p>  Si quelques r\u00e9flexes \u00ab metal \u00bb subsistent ici et l\u00e0, les ambitions \u00ab progressif gothique \u00bb se trouvent bien mieux exploit\u00e9es et on commence \u00e0 percevoir le concept des Mexicains. \u00ab Bones Machines \u00bb alterne ainsi passages enlev\u00e9s et lumineux, tr\u00e8s n\u00e9o-progressif &#8211; les sonorit\u00e9s de claviers de Luis Nasser contribuent beaucoup \u00e0 cette impression &#8211; et rythmiques lourdes et mena\u00e7antes emprunt\u00e9es \u00e0 la vague metal gothique des ann\u00e9es quatre-vingt-dix. Ainsi, des titres agressifs comme \u00ab Fascinoma \u00bb ou \u00ab Rust in My Sleep \u00bb, l\u2019un des meilleurs moments de l\u2019album aux airs immanquables de Paradise Lost, se rapprochent de cette sc\u00e8ne, m\u00eame si souci du d\u00e9tail et arrangements complexes rappellent toujours le progressif.<br \/>Sonus Umbra arrive \u00e9galement \u00e0 m\u00ealer les deux tendances, comme sur le sombre \u00ab Fool\u2019s Arcadia \u00bb ou sur \u00ab Self Erosion \u00bb, dont les arp\u00e8ges naviguent entre Arena et Theatre of Tragedy. De m\u00eame, la facette acoustique du groupe fait l\u2019objet d\u2019un traitement de faveur.<br \/> Si les capacit\u00e9s vocales d\u2019Andres Aullet  laissaient tr\u00e8s sceptique sur le premier album, <a href=\"http:\/\/www.progressia.net\/?rub=chroniques&#038;idchronik=379\" target=\"blank_\"><u><i>Snapshots from Limbo<\/i><\/u><\/a>, les progr\u00e8s dans ce domaine se remarquent ici. Une plus grande ma\u00eetrise et \u00e0 des m\u00e9lodies plus inspir\u00e9es, le rapprochent de Fish, avec n\u00e9anmoins un phras\u00e9 tr\u00e8s particulier assez proche d\u2019Ozzy Osbourne ! Cette particularit\u00e9 n\u00e9cessite un certain temps d\u2019adaptation et risque d\u2019en rebuter quelques-uns. Notons cependant qu\u2019une choriste d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente aux d\u00e9buts du groupe, Lisa Francis, apporte une diversit\u00e9 bienvenue. L\u2019ensemble est bien produit et surtout atteint cette fois son but : cr\u00e9er des atmosph\u00e8res m\u00e9lancoliques et mena\u00e7antes, en \u00e9tant rarement poussif.<\/p>\n<p>  Seule \u00ab ombre \u00bb au tableau : le double morceau \u00ab Amnesia Junkies \u00bb, dont les paroles tr\u00e8s pol\u00e9miques \u00e0 l\u2019encontre de la politique am\u00e9ricaine et isra\u00e9lienne, se fondent sur des raccourcis particuli\u00e8rement rapides, tout en \u00e9tant musicalement moins percutant. <\/p>\n<p>  Pas encore totalement finalis\u00e9e, la formule originale de Sonus Umbra n\u00e9cessite encore plus d\u2019assurance de la part de son chanteur, et plus de distance envers quelques poncifs, tant progressifs que gothiques. N\u00e9anmoins, les progr\u00e8s accomplis entre le premier et le second album permettent de nourrir des espoirs dans la capacit\u00e9 du groupe \u00e0 s\u2019affranchir de ses r\u00e9f\u00e9rences.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s un album pass\u00e9 inaper\u00e7u aux compositions de metal progressif basique peu inspir\u00e9es, Sonus Umbra&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1670,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1669"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1669"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1669\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1670"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1669"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1669"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1669"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}