{"id":1667,"date":"2004-04-22T00:00:00","date_gmt":"2004-04-21T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1667"},"modified":"2004-04-22T00:00:00","modified_gmt":"2004-04-21T22:00:00","slug":"1667","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/04\/22\/1667\/","title":{"rendered":"Nektar &#8211; Journey to the Center&#8230;(r\u00e9\u00e9d)"},"content":{"rendered":"<p>C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un groupe oubli\u00e9 de tous, et qui, malgr\u00e9 de ce qu\u2019en diront ses quelques fans, n\u2019a pas forc\u00e9ment m\u00e9rit\u00e9 mieux\u2026 du moins \u00e0 l\u2019\u00e9coute de cet album. Nektar est la r\u00e9union de quatre Anglais, expatri\u00e9s en Allemagne, et qui ont compos\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 70 une s\u00e9rie d\u2019albums psych\u00e9d\u00e9liques rappelant Camel et Pink Floyd. Le verbe \u00ab rappeler \u00bb est d\u2019ailleurs \u00e0 la fois trop fort et trop faible, puisque le groupe n\u2019arriva jamais \u00e0 \u00e9galer ces r\u00e9f\u00e9rences, tout en n\u2019\u00e9tant pas \u00e0 m\u00eame de se d\u00e9gager des canons institu\u00e9s par ces deux formations. Sorti en 1971 sur le label allemand Bellaphon, <i>Journey at the Center of the Eye<\/i> est le premier album de Nektar et fait l\u2019objet d\u2019une r\u00e9\u00e9dition par Dream Nebula Records, un label mont\u00e9 par le groupe Ce disque l\u2019objet d\u2019une attention toute particuli\u00e8re, puisqu\u2019il b\u00e9n\u00e9ficie de la technologie SuperAudio CD, et d\u2019un mixage en 5.1 Surround. De quoi faire trembler les installations ! \u00e0 condition que l\u2019essentiel, \u00e0 savoir la musique, suive\u2026 <\/p>\n<p> Et il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019attendre bien longtemps avant de comprendre pourquoi Nektar n\u2019a pas fait la m\u00eame carri\u00e8re que ses homologues anglais. La plupart des morceaux a en effet un pouvoir s\u00e9datif hors normes, \u00e0 force de d\u00e9lires psych\u00e9d\u00e9liques et bruitistes faits de larsen, d\u2019effets d\u2019\u00e9chos et de r\u00e9verb\u00e9ration. Outre l\u2019indigence des m\u00e9lodies (en particulier vocales), la production de l\u2019ensemble est calamiteuse (orgue Hammond en sur-saturation une fois sur deux, guitares aigrelettes, voix que l\u2019on croirait enregistr\u00e9e au magn\u00e9tophone), malgr\u00e9 quelques effets \u00ab spaciaux \u00bb plut\u00f4t rigolos telles les guitares trafiqu\u00e9es. Autre motif de m\u00e9contentement, la mauvaise id\u00e9e de rassembler sur seulement deux plages du CD les titres du disque : autant dire qu\u2019en l\u2019absence de paroles dans le livret, on ne sait plus o\u00f9 l\u2019on en est apr\u00e8s deux minutes\u2026 . Heureusement, la \u00ab deuxi\u00e8me face \u00bb sauve en partie l\u2019ensemble, comme \u00ab The Dream Nebula Part 2 \u00bb et le beau solo de guitare de Roy Albrighton ou \u00ab Burn Out My Eyes \u00bb, sur lequel ledit leader chante \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un Greg Lake sur <i>In the Court of the Crimson King<\/i>. Les deux titres bonus, \u201cDo You Believe in Magic\u201d et \u201c1-2-3-4\u201d, Faces A et B d\u2019un 45 tours, n\u2019apportent quant \u00e0 eux pas grand chose au schmilblik si ce n\u2019est qu\u2019ils d\u00e9montrent que Nektar ne savait pas plagier les Beatles. <\/p>\n<p> Cette r\u00e9\u00e9dition, dont on attendait la preuve que Nektar est injustement exclu de l\u2019arbre g\u00e9n\u00e9alogique du prog\u2019, nous incite plut\u00f4t \u00e0 cataloguer le groupe comme une branche morte par exc\u00e8s d\u2019acide, et qui pr\u00e9sente peu d\u2019int\u00e9r\u00eat sauf \u00e0 \u00eatre un amateur inconditionnel de la musique psych\u00e9d\u00e9lique. Il en va diff\u00e9remment du plus r\u00e9ussi <i>Recycle<\/i>, sorti quatre ans plus tard.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un groupe oubli\u00e9 de tous, et qui, malgr\u00e9 de ce qu\u2019en diront ses&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1668,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1667"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1667"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1667\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1668"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1667"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1667"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1667"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}