{"id":1655,"date":"2004-05-15T00:00:00","date_gmt":"2004-05-14T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1655"},"modified":"2004-05-15T00:00:00","modified_gmt":"2004-05-14T22:00:00","slug":"1655","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/05\/15\/1655\/","title":{"rendered":"TOC &#8211; Loss Angeles"},"content":{"rendered":"<p>Formation \u00e9nigmatique, TOC (pour Throne of Chaos) est l\u2019une des derni\u00e8res signatures du label Inside Out. Mais que ceux qui ressentent de l\u2019aversion pour le metal extr\u00eame ne fuient pas au vu du nom de ces Finlandais et de son (affreuse) pochette : cet ancien groupe de <i>black<\/i>, apr\u00e8s deux albums chez Spinefarm, a d\u00e9cid\u00e9 de laisser libre cours \u00e0 ses d\u00e9lires musicaux et navigue d\u00e9sormais dans les eaux troubles du \u00ab metal progressif psych\u00e9d\u00e9lique \u00bb. En r\u00e9sulte est une musique qui se veut proprement inclassable, mais <i>in fine<\/i>, l\u2019ensemble ne fait pas forc\u00e9ment preuve d\u2019une r\u00e9elle originalit\u00e9. <\/p>\n<p> Enregistr\u00e9 \u00e0 G\u00f6teborg, dans cette usine m\u00e9tallurgique que sont les studios Fredman (Opeth, Dimmu Borgir, Soilwork et tant d\u2019autres), <i>Loss Angeles<\/i> navigue entre <i>power-ballads<\/i> grandiloquentes et metal m\u00e9lodique bien hargneux. Le groupe se r\u00e9clame donc clairement de plusieurs d\u00e9cennies : les ann\u00e9es soixante-dix pour une (l\u00e9g\u00e8re) tendance au psych\u00e9d\u00e9lisme et pour son chant outr\u00e9, quatre-vingt pour ses titres courts et efficaces, et enfin quatre-vingt-dix pour le son et les passages agressifs. Deux cat\u00e9gories de titres se distinguent nettement : les morceaux \u00ab p\u00eachus \u00bb et m\u00e9lodiques (\u00ab The Window \u00bb ou \u00ab Acid Highway \u00bb, parfaits en introduction) et les fausses (\u00ab Gothamburg \u00bb et son passage final enlev\u00e9) ou vraies ballades (\u00ab Mary-Lou is Dead \u00bb, sur laquelle on fr\u00f4le le pastiche de Scorpions). Les seuls moments r\u00e9ellement \u00ab originaux \u00bb se trouvent sur \u00ab Blue Lady \u00bb, au chant profond et aux strates de guitares \u00e0 la Townsend ; sa \u00ab Suite \u00bb, instrumental bourr\u00e9 d\u2019harmonique ; et \u00ab Break-a-Neck \u00bb, digne d\u2019un In Flames, avec sa voix death. Ces allers-retours d\u2019un sous-genre \u00e0 l\u2019autre sont compens\u00e9s par une production qui \u00e9galise les morceaux et un chanteur, Tuomas Nieminen, assez dou\u00e9 dans un registre hard\/metal m\u00e9lodique.<\/p>\n<p> Les deux derniers titres reviennent sur deux classiques du metal : un \u00ab Smoke on The Water \u00bb dans une version que n\u2019auraient pas reni\u00e9 Soilwork ou In Flames, et un \u00ab Night Crawler \u00bb plus classique, tant dans le chant que dans l\u2019interpr\u00e9tation. <\/p>\n<p> Alors, TOC, n\u2019est-ce pas le signe de \u00ab trouble obsessionnel compulsif \u00bb ? Nos Finlandais semblent effectivement bien souffrir d\u2019une n\u00e9vrose obsessionnelle particuli\u00e8rement handicapante, puisqu\u2019ils m\u00e9langent all\u00e8grement tout ce qui se fait \u00e0 base de guitare satur\u00e9e ! <i>Loss Angeles<\/i>, comme son titre-jeu de mots-message un peu l\u00e9ger (<i>loss<\/i> : perte) ne r\u00e9volutionnera pas le metal, mais pr\u00e9sente une synth\u00e8se du genre au sens le plus large, pour peu que l\u2019on soit amateur de titres efficaces et peu d\u00e9monstratifs. Cela reste n\u00e9anmoins trop peu pour qu\u2019une personnalit\u00e9 se d\u00e9gage de l\u2019ensemble et c\u2019est bien l\u00e0 le d\u00e9faut majeur du disque.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Formation \u00e9nigmatique, TOC (pour Throne of Chaos) est l\u2019une des derni\u00e8res signatures du label Inside&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1656,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1655"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1655"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1655\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1656"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1655"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1655"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1655"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}