{"id":1637,"date":"2004-07-07T00:00:00","date_gmt":"2004-07-06T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1637"},"modified":"2004-07-07T00:00:00","modified_gmt":"2004-07-06T22:00:00","slug":"1637","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/07\/07\/1637\/","title":{"rendered":"Soft Machine &#8211; Live in Paris"},"content":{"rendered":"<p>Cuneiform Records continue d\u2019exhumer \u00e0 un rythme assez inconcevable des heures enti\u00e8res de musique de la Machine Molle : apr\u00e8s <i>Backwards<\/i> et ses in\u00e9dits tir\u00e9s de trois p\u00e9riodes diff\u00e9rentes du groupe, deux enregistrements en concert (<i> Noisette<\/i> et <i>Virtually<\/i>), et un album studio (<i>Spaced<\/i>), le label propose un nouveau <i>live<\/i>. La particularit\u00e9 de cet enregistrement est de concerner un <i>line-up<\/i> m\u00e9connu du groupe, qui n\u2019a r\u00e9alis\u00e9 que quelques dates, et un demi-album (la seconde partie de <i>Five<\/i>) au cours de ses six mois d\u2019existence, en 1972. Ainsi, apr\u00e8s le d\u00e9part de Robert Wyatt pour une carri\u00e8re solo et au sein de Matching Mole, le groupe s\u2019efforce de survivre en recrutant John Marshall (ex-Nucleus) \u00e0 la batterie. Hugh Hopper (basse), Elton Dean (sax), et Mike Ratledge aux claviers profitent \u00e9galement de cette transition pour enregistrer <i>Five<\/i>, album assez contest\u00e9 dans la discographie de Soft Machine, qui voit le groupe explorer les facettes les plus exp\u00e9rimentales de sa musique. <\/p>\n<p> Sur ce double CD, on d\u00e9couvre pour la premi\u00e8re fois un concert du groupe dans son int\u00e9gralit\u00e9, dans la mythique salle de l\u2019Olympia. Les titres jou\u00e9s sont exclusivement tir\u00e9s de leur classique <i>Third<\/i> et de <i>Five<\/i>, auxquels il faut ajouter une poign\u00e9e d\u2019in\u00e9dits. Aucun titre du pourtant r\u00e9ussi <i>Four<\/i> n\u2019y figure, constat d\u2019autant plus \u00e9tonnant que cet album est un v\u00e9ritable trait d\u2019union entre les deux \u00e9poques. On retrouve donc le paisible \u00ab M.C. \u00bb, le classique \u00ab All White \u00bb, sublim\u00e9 par Marshall (qui se fend d\u2019un solo de batterie de\u2026 six minutes sur \u00ab LBO \u00bb), ou encore \u00ab As If \u00bb, un exemple de coh\u00e9sion de groupe. Le meilleur moment de ce concert reste \u00ab Pigling Bland \u00bb et son free-jazz tonique. Les titres de <i>Third<\/i> subissent en revanche un traitement plus discutable : \u00ab Slightly All the Time \u00bb est amput\u00e9 de son final \u00e9tourdissant, et \u00ab Facelift \u00bb commence par six minutes de ruptures et de crissements p\u00e9nibles\u2026Terminons par les in\u00e9dits : \u00ab Plain Tiffs \u00bb est illumin\u00e9 par le sax strident de Dean, dont l\u2019ombre plane tout du long de ce concert, tandis que \u00ab At Sixes \u00bb est une longue improvisation de groupe, de tr\u00e8s bon niveau.<\/p>\n<p> Si l\u2019absence du grand Wyatt se fait clairement sentir sur les versions ult\u00e9rieures de <i>Third<\/i>, cet enregistrement comble ce manque, gr\u00e2ce \u00e0 la personnalit\u00e9 d\u2019une formation rare de Soft Machine, tr\u00e8s port\u00e9e sur les claviers et les exp\u00e9rimentations les plus improvis\u00e9es. Une occasion de red\u00e9couvrir, remast\u00e9ris\u00e9, un album \u00e9puis\u00e9 en vinyle et qui vaut une petite fortune sur les march\u00e9s sp\u00e9cialis\u00e9s !<\/p>\n<p> Un mois apr\u00e8s ce concert, Elton Dean prenait \u00e0 son tour la poudre d\u2019escampette, semble-t-il peu enclin \u00e0 poursuivre la voie jazz-rock dans laquelle ses comp\u00e8res s\u2019\u00e9taient engag\u00e9s. Il sonnera la fin du Soft Machine \u00ab historique \u00bb, Hopper d\u00e9cidant de mettre un terme au groupe juste apr\u00e8s <i>6<\/i>. Ce n\u2019est qu\u2019en 2002 que cette formation, \u00e0 l\u2019exception de Ratledge, se retrouvera pour le projet \u00ab SoftWorks \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cuneiform Records continue d\u2019exhumer \u00e0 un rythme assez inconcevable des heures enti\u00e8res de musique de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1638,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1637"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1637"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1637\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1638"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1637"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1637"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1637"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}