{"id":1615,"date":"2004-08-27T00:00:00","date_gmt":"2004-08-26T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1615"},"modified":"2004-08-27T00:00:00","modified_gmt":"2004-08-26T22:00:00","slug":"1615","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/08\/27\/1615\/","title":{"rendered":"Magenta &#8211; Revolutions"},"content":{"rendered":"<p>Enti\u00e8rement compos\u00e9 par Rob Reed, ancien membre de Cyan et Trippa, <i>Revolutions<\/i> est le premier album de Magenta, groupe britannique men\u00e9 par Christiana \u00e9galement chanteuse de Trippa. Ce double album a pour ambition explicite de s\u2019inspirer du progressif des ann\u00e9es 70, Yes et Genesis en particulier, et a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit entre 1999 et 2001. Il rassemble une poign\u00e9e de titres \u00e9piques de pr\u00e8s de vingt minutes, sub-divis\u00e9 en autant de plages que de breaks, permettant une assimilation plus facile, et  entrecoup\u00e9s de courts interludes. Magenta s\u2019affirme d\u00e8s ce premier disque comme un challenger en mati\u00e8re de n\u00e9o-progressif, mais dont les ambitions d\u00e9passaient, tout du moins \u00e0 l\u2019\u00e9poque, les moyens.<\/p>\n<p> Deux lignes directrices semblent avoir pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9laboration du disque. En premier lieu, un concept : <i>Revolutions<\/i> aborde le th\u00e8me de la foi, que ce soit dans les \u00e9l\u00e9ments (\u00ab Children of the Sun \u00bb), les objets mat\u00e9riels (\u00ab Man and Machine \u00bb) ou la science (\u00ab Genetesis \u00bb). Les textes ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits par le fr\u00e8re de Rob, Steve Reed, et d\u00e9veloppent ces th\u00e8mes en forme de cycle. La seconde volont\u00e9 affich\u00e9e par Magenta est de se r\u00e9approprier l\u2019h\u00e9ritage des 70\u2019s, puisque Reed indique m\u00eame dans le livret que \u00ab toute ressemblance avec des groupes du pass\u00e9 ou du pr\u00e9sent est enti\u00e8rement intentionnelle \u00bb ! Et ce go\u00fbt pour la citation est en effet criant : l\u2019introduction grandiloquente de \u00ab Children of The Sun \u00bb \u00e9voque irr\u00e9sistiblement les derni\u00e8res productions de Yes, r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 laquelle l\u2019auditeur pourra d\u2019ailleurs s\u2019attendre \u00e0 la seule vue du logo de Magenta ! \u00ab The White Witch \u00bb est le titre le plus m\u00e9lodique et le plus accessible du lot, avec un chant \u00e0 la Kate Bush en guise de fil conducteur et une musique proche du Marillion des d\u00e9buts de l\u2019\u00e8re Hogarth. \u00ab Man Machine \u00bb \u00e9voque <i>A Trick of the Tail<\/i> de Genesis avec sa ligne piano\/basse et constitue le meilleur titre du double album, avec ses ponts tout en noirceur (\u00ab Remeberance \u00bb) ou en \u00e9nergie (\u00ab Light Speed \u00bb). Certaines compositions sont en revanche en de\u00e7\u00e0 : \u00ab Genetesis \u00bb est assez d\u00e9charn\u00e9 et ses m\u00e9lodies restent convenues (le duo Rob Reed \/ Christiana est assez faible). De m\u00eame, le titre conclusif \u00ab The Warning \u00bb manque d\u00e9finitivement d\u2019originalit\u00e9. <\/p>\n<p> Compos\u00e9 de titres souvent complexes, avec peu de retours de th\u00e8mes en forme de points de rep\u00e8res, <i>Revolutions<\/i> est un disque riche et ambitieux, mais qui manque de coh\u00e9sion, et qui p\u00e2tit d\u2019une notable baisse de r\u00e9gime en fin de parcours. Il ravira n\u00e9anmoins les amateurs de n\u00e9o-progressif avec des atouts non n\u00e9gligeables : un r\u00e9el savoir-faire et une chanteuse honorable, v\u00e9ritable atout dans un genre d\u00e9sert\u00e9 par la gent f\u00e9minine. Nous conseillerons aux ind\u00e9cis de s\u2019int\u00e9resser pr\u00e9f\u00e9rentiellement au tout r\u00e9cent <i>Seven<\/i> pour d\u00e9couvrir un Magenta plus m\u00fbr, qui se rapproche de la premi\u00e8re division avec des progr\u00e8s notables dans la composition.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Enti\u00e8rement compos\u00e9 par Rob Reed, ancien membre de Cyan et Trippa, Revolutions est le premier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1616,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1615"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1615"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1615\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1616"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1615"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1615"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1615"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}