{"id":1613,"date":"2004-08-30T00:00:00","date_gmt":"2004-08-29T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1613"},"modified":"2004-08-30T00:00:00","modified_gmt":"2004-08-29T22:00:00","slug":"1613","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/08\/30\/1613\/","title":{"rendered":"Magenta &#8211; Seven"},"content":{"rendered":"<p>Projet mis en place par le multi-instrumentiste Rob Reed, Magenta est devenu au fil des ans un groupe \u00e0 part enti\u00e8re avec l\u2019arriv\u00e9e de sa chanteuse Christiana et d\u2019une section basse-batterie-guitare en place depuis le premier (double) album, <i>Revolutions<\/i>.<\/p>\n<p> Si l\u2019on devait comparer ce dernier et son successeur, <i>Seven<\/i>, on pourrait noter que le groupe s\u2019est consid\u00e9rablement professionnalis\u00e9 : une meilleure production, des id\u00e9es mieux exploit\u00e9es, une coh\u00e9sion d\u2019ensemble plus \u00e9vidente et enfin l\u2019apport du savoir-faire de l\u2019Orchestre Symphonique de Vienne en sont autant de preuves. Musicalement, la formule de Magenta reste toujours assez originale, du fait de m\u00e9langes peu orthodoxes : naviguant entre n\u00e9o-progressif \u00e9nergique \u00e0 la Arena et progressif 70\u2019s (Yes et Pink Floyd \u00e9tant des r\u00e9f\u00e9rences flagrantes), les morceaux de Magenta d\u00e9rivent souvent vers la pop ou le \u00ab prog folk \u00bb \u00e0 la Karnataka lorsque Christiana pose sa voix. Ceux qui reprochent \u00e0 la vague anglaise support\u00e9e par la <i>Classic Rock Society<\/i> (un magazine anglais), comme Mostly Autumn ou Karnataka, de trop verser dans le simplisme, sans \u00eatre v\u00e9ritablement affili\u00e9s au progressif, seront ici combl\u00e9s. En effet, sur les sept titres de ce concept album consacr\u00e9 aux p\u00each\u00e9s capitaux, on retrouve les poncifs du genre : \u00ab Gluttony \u00bb s\u2019apparente \u00e0 un hommage \u00e0 Yes avec ses lignes de guitares heurt\u00e9es, sa basse ronflante et m\u00eame ses onomatop\u00e9es \u00e0 la Anderson. Chaque titre approche les dix minutes, \u00e0 l\u2019exception du paradoxalement calme \u00ab Anger \u00bb, et se veut tr\u00e8s dense : l\u2019excellent \u00ab Envy \u00bb, par exemple, d\u00e9bute par une introduction pop lumineuse avant de d\u00e9velopper un climat sombre \u00e0 la Genesis, \u00ab Pride \u00bb est un patchwork de breaks subtilement amen\u00e9s, et on pourrait ainsi citer chaque titre pour sa sophistication. <\/p>\n<p> Le timbre de Christiana est tr\u00e8s agr\u00e9able, dans un genre pas si \u00e9loign\u00e9 que cela de Sheryl Crow ou Alanis Morissette, avec une voix tr\u00e8s ma\u00eetris\u00e9e et enj\u00f4leuse, mais pas toujours tr\u00e8s puissante. Les interventions de ch\u0153urs masculins se font plus rares sur ce nouvel album, \u00e0 l\u2019exception du final tr\u00e8s percutant de \u00ab Lust \u00bb et son encha\u00eenement sur \u00ab Greed \u00bb. Le seul reproche important, et h\u00e9las r\u00e9current en mati\u00e8re de progressif, est l\u2019emploi trop direct de formules voire de sonorit\u00e9s de trente ans d\u2019\u00e2ge, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 la technologie ouvre encore plus le champ des possibles. En revanche, l\u2019album est fort bien produit, Magenta ayant pris l\u2019habitude d\u2019enregistrer ses disques sur une longue p\u00e9riode, entre une et deux ann\u00e9es. <\/p>\n<p> <i>Seven<\/i> est un disque qui surprend par son ind\u00e9niable richesse dans les th\u00e8mes et les arrangements, mais aussi par son accessibilit\u00e9, avec des m\u00e9lodies accrocheuses et un int\u00e9r\u00eat sans cesse renouvel\u00e9. Ne manque plus \u00e0 l\u2019appel que davantage d\u2019originalit\u00e9, mais voici une nouvelle d\u00e9couverte en mati\u00e8re de n\u00e9o-progressif, un genre qui semble en renouvellement avec les bonnes surprises de cette ann\u00e9e, de Saens \u00e0 Moongarden, auxquelles on ajoutera d\u00e9sormais Magenta.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Projet mis en place par le multi-instrumentiste Rob Reed, Magenta est devenu au fil des&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1614,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1613"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1613"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1613\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1614"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1613"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1613"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1613"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}