{"id":1599,"date":"2004-09-30T00:00:00","date_gmt":"2004-09-29T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/1599"},"modified":"2004-09-30T00:00:00","modified_gmt":"2004-09-29T22:00:00","slug":"1599","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/09\/30\/1599\/","title":{"rendered":"IZZ &#8211; I Move"},"content":{"rendered":"<p>D\u00e9j\u00e0 auteur d\u2019un premier album \u00e0 la r\u00e9putation flatteuse, <i>Sliver of A Sun<\/i>, IZZ s\u2019installe d\u00e9finitivement dans le paysage progressif am\u00e9ricain en 2002 avec <i>I Move<\/i>. Le groupe men\u00e9 par Tom Galgano, le chanteur \/ clavi\u00e9riste \/ producteur, propose une musique personnelle, en tout cas bien plus que nombre de groupes affili\u00e9s au genre, et cette fra\u00eecheur \u00e9vidente leur permet de s\u2019extirper de la masse sans difficult\u00e9. <\/p>\n<p> En bien des points, on peut comparer cet excellent album de soixante-treize minutes \u00e0 <i>The Light<\/i> de Spock\u2019s Beard : un progressif traditionnel m\u00e2tin\u00e9 de pop et toujours efficace malgr\u00e9 une tendance naturelle \u00e0 l\u2019\u00e9pique. Une diff\u00e9rence de marque n\u00e9anmoins : <i>I Move<\/i> exige beaucoup de l\u2019auditeur et ne d\u00e9voile toutes ses qualit\u00e9s qu\u2019apr\u00e8s plusieurs \u00e9coutes attentives. La diversit\u00e9 des influences (Genesis, Yes, mais aussi Happy The Man ou les Beatles, voire 10cc) et l\u2019aspect paradoxalement presque trop commercial de certains titres peuvent rebuter au premier abord. Mais ne pas pers\u00e9v\u00e9rer  serait une erreur : une fois les rep\u00e8res n\u00e9cessaires pris, la finesse des arrangements se d\u00e9voile alors m\u00eame que les morceaux gardent leur aspect accessible et parfois festif. De m\u00eame, ce qui semble \u00eatre une suite de chansons se r\u00e9v\u00e8le bien vite \u00eatre un ensemble coh\u00e9rent, mu par une vrai ligne directrice.<br \/> L\u2019emploi d\u2019une batterie programm\u00e9e pourra irriter, et \u00ab Spinnin\u2019 Round \u00bb et son rythme presque hip hop choqueront imm\u00e9diatement le puriste. Cependant, si ce reproche ne s\u2019efface pas au fil des \u00e9coutes, les arrangements sur ce titre (de nombreuses percussions) comme sur d\u2019autres (\u00ab I Move \u00bb et ses rythmes qui s\u2019empilent) font mieux passer la pilule. La voix de Tom Galgano est un autre point de comparaison avec Spock\u2019s Beard et son d\u00e9sormais ancien chanteur, Neal Morse : usant des m\u00eames variations &#8211; une voix en g\u00e9n\u00e9rale un peu r\u00e2peuse, et quelques mont\u00e9es dans les aigus &#8211; il fait merveille sur certains morceaux comme la ballade douce am\u00e8re \u00ab Another Door \u00bb, ou aid\u00e9 de quelques ch\u0153urs f\u00e9minins, en passant par une \u00e9vidente inspiration Lennon \/ Mac Cartney (\u00ab How It\u2019s Great \u00bb).<br \/> N\u2019oublions pas l\u2019in\u00e9vitable pav\u00e9 que se doit de contenir un disque de progressif. Ici, c\u2019est \u00e0 \u00ab Coming Like Light \u00bb et ses douze minutes que reviennent de remplir cet office. Les influences totalement progressives s\u2019y font plus \u00e9videntes : arp\u00e8ges de piano \u00e0 la ELP, cassures \u00e0 la Crimson derni\u00e8re p\u00e9riode &#8211; du fait des percussions \u00e9lectroniques &#8211; et un passage vocaux\/guitares tr\u00e8s Yes. Ce titre, tr\u00e8s bon, n\u2019est pourtant pas le meilleur de l\u2019album et de loin, malgr\u00e9 son excellent final, preuve du talent intrins\u00e8que d\u2019IZZ.<\/p>\n<p> Seuls certains titres sont l\u00e9g\u00e8rement en de\u00e7\u00e0, comme le long \u00ab Star Evil Gnoma Su \u00bb, ou le celtique \u00ab The Mists of Dalriada \u00bb, qui prouvent que d\u00e8s qu\u2019il s\u2019agit de verser dans l\u2019instrumental pur et de d\u00e9livrer une musique plus agressive, les New Yorkais perdent en facilit\u00e9.<\/p>\n<p> Dot\u00e9 d\u2019une forte personnalit\u00e9, qui lui permet de faire de sa versatilit\u00e9 un atout, IZZ est un vrai espoir de la sc\u00e8ne progressive et m\u00e9rite de sortir de son relatif anonymat, notamment europ\u00e9en. Cette musique ne ment pas, c\u2019est \u00e9vident, et devrait s\u2019adresser \u00e0 bien des amateurs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9j\u00e0 auteur d\u2019un premier album \u00e0 la r\u00e9putation flatteuse, Sliver of A Sun, IZZ s\u2019installe&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":1600,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1599"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1599"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1599\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1600"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1599"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1599"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1599"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}